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L’alimentation du motard

Motocross Les erreurs alimentaires peuvent favoriser les chutes et accidents !

Des erreurs alimentaires peuvent favoriser les chutes, souvent fortement traumatisantes dans les sports motorisés. Le motard devra éviter impérativement la déshydratation et la carence énergétique, qui pourraient altérer l’état de vigilance, la coordination gestuelle, source de chute et de traumatismes, dont les conséquences sont redoutables !

L’apport énergétique et hydrique n’est possible que lors des ravitaillements. L’arrêt au stand est bref, imposant le recours à des aliments facilement assimilables. Il est nécessaire d’anticiper les besoins nutritionnels de la compétition, en adaptant son alimentation la semaine précédant la course.

La durée et l’intensité de l’effort cause un stress oxydatif, accentué sous l’effet des vibrations. La récupération devra être d’autant plus soignée.

L’alimentation énergétique : éviter la panne sèche !

L’enduro correspond à une course de longue durée (2 heures), avec un effort musculaire constant sur la moto, associant endurance et résistance. Les fréquences cardiaques sont hautes, la dépense énergétique est souvent sous-estimée.

Il est impératif d’assurer de bons apports énergétiques, d’une part sous forme de réserve énergétique de glycogène les jours précédents, et d’autre part, par un apport sucré pendant la course.

Pour optimiser les réserves énergétiques la semaine qui précède la course, une alimentation équilibrée est indispensable, et constitue le socle d’adaptations spécifiques, telles qu’un régime hyper glucidique par exemple. Les apports en féculents seront fractionnés et augmentés.

Il faut également assurer un apport énergétique adapté pendant la course pour compenser partiellement les dépenses, et éviter la panne sèche, l’hypoglycémie, source de chute et d’accident. Pour cela, on peut préconiser une boisson d’attente et une boisson d’effort : La boisson d’attente, sucrée à base de fructose, sera bue dans l’heure qui précède l’échauffement, pour compenser les pertes énergétiques dues au stress, et renforcer l’hydratation.

La boisson d’effort est à boire dès le début de l’échauffement, avant le départ, et pendant les ravitaillements. Un apport complémentaire d’aliment sucré peut être proposé, sous forme de barres céréalières, barres énergétiques, pâtes de fruits, pâtes d’amande…

S’hydrater correctement

Les boissons sont un enjeu chez le motard, car la déshydratation est source de fatigue, d’altération de l’état de veille et de la coordination motrice, susceptibles d’accentuer le risque de perte d’équilibre et de chute, donc de traumatisme !

Les pertes d’eau sont importantes pendant la course, en rapport avec la transpiration profuse due à l’effort musculaire, le stress de la course, et accentuée par la tenue vestimentaire imperméable du motard.

Les prises de boisson sont limitées aux seules périodes de ravitaillement, ce qui reste insuffisant. Il est donc indispensable d’être bien hydraté avant le départ :

– La mise en place d’un protocole hydrique la semaine qui précède la course, va permettre d’assurer une bonne hydratation des cellules, et déjà préparer l’organisme à la compétition. Cette hydratation optimale favorisera également le stockage énergétique.

– Le jour de la course : il faut réhydrater dès le réveil, et poursuivre avec une boisson d’attente.
Eviter les boissons qui contiennent des substances diurétiques (caféine).

Les boissons excitantes (boissons énergisantes) sont inadaptées, car elles risquent de modifier le comportement du motard, et perturber son jugement et son appréciation face aux situations de danger ou vis-à-vis des autres concurrents.

– La course correspond à un état de privation d’eau. Les apports se réduisent aux ravitaillements dont les quantités ingérées restent insuffisantes par rapport aux besoins. Une boisson d’effort est indispensable.

Gérer les ravitaillements de course

La difficulté de s’alimenter lors des ravitaillements repose sur le court laps de temps qui limite les possibilités d’alimentation. Ceci d’autant plus que ces ravitaillements sont parfois réduits par le profil de course qui impose un arrêt bref.

La boisson d’effort est idéale, pour se réhydrater et se ressourcer en même temps.

Il faut privilégier les produits de digestion et d’assimilation facile. Le recours aux boissons d’effort commercialisées est recommandable, en adaptant la dilution des produits. Ces boissons commercialisées ne s’imposent pas : vous pouvez composer vous-même votre boisson d’effort, à base de sirop de fruit, jus de fruit dilué (demandez conseils à un diététicien(ne) du sport).

Il est bien sur indispensable de tester la boisson d’effort avant la course, car l’ingestion très rapide de cette boisson peut entraîner des troubles digestifs (renvoi, régurgitation…) justifiant de personnaliser la dilution ou le produit.

Mieux récupérer après la course

En récupération, il faut compenser les pertes de la course, d’eau et de minéraux par la transpiration, d’énergie par l’effort musculaire, d’antioxydants par le stress oxydatif des cellules.

Au retour de course, on peut recommander 1 litre d’eau minéralisée alcaline, associée à un fruit frais ou une briquette de 100% pur jus, un produit céréalier (pain d’épice, biscuits céréaliers…), et un produit laitier (yaourt à boire).

Le repas de récupération devra être équilibré, mais enrichi en féculent pour restaurer les stocks énergétiques, ainsi qu’en minéraux et vitamines (légumes, fruit frais, eau minérale).
La préparation d’un enduro demande une alimentation spécifique, pour d’une part répondre aux besoins de l’organisme pendant la course, et d’autre part, ne pas induire une situation à risque de chute ou traumatisme. Un suivi diététique spécialisé est recommandé.

Dossier préparé par
le Docteur F. Maton.

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