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Appareillage des sportifs

Appareillage et sportifs handicapés
Le
succès des Jeux Paralympiques
montre combien le sport handicapé
a pris une véritable place
dans la valorisation des performances
de ces athlètes hors norme.

 

Quel
que soit le sexe ou l’âge,
l’amputation d’un
membre inférieur chez un
non sportif ou un ancien sportif
ne signifie en aucun cas la fin
de toute activité sportive.

Par ailleurs, être paralysé
et se déplacer en fauteuil,
que l’on
soit sportif ou non
, est une
performance au quotidien.

La plupart des sports propose
maintenant une adaptation de leur
règlement pour permettre
à l’ensemble des
handicaps de s’exprimer
avec passion, comme le font la
plupart des athlètes valides.

Le bien-être psychologique,
tant mis en avant dans les bienfaits
de la pratique sportive, est encore
plus important pour le sportif
handicapé, tant il est
important dans ce contexte
psychologique particulier

de s’exprimer et de pouvoir,
quel que soit son niveau, participer
à une pratique sportive
ou physique.

Quelques performances de sportifs
handicapés peuvent faire
pâlir les valides, tant
leur courage, leur préparation
physique et leurs techniques sont
des leçons de courage applicables
à tous.

 

 

 

 

 


HANDISPORT

La Fédération Française
Handisport www.handisport.org
propose une pratique sportive compétitive,
avec une labellisation d’espace
loisir handisport.
Tous les sports peuvent être pratiqués,
de l’athlétisme en passant
par l’aviron, l’escrime,
le football à 5, le judo, le
rugby, le tennis, le tir sportif, etc…
Le Handisport recouvre un grand nombre
de classifications par handicap physique,
handicap visuel, ou handicap auditif.

Dans le Nord/Pas-de-Calais,
le cycliste Laurent Thirionnet
a remporté l’or des Jeux
Paralympiques 2008, en parcourant les
24,8 km en à peine 38 minutes,
alors qu’il était déjà
médaillé d’Or de
poursuite à Athènes en
2004, et qu’il exerce actuellement
à Dunkerque. Laurent Thirionnet,
amputé d’une jambe, est
né à Bergues et est architecte
de profession.

Les Jeux Paralympiques d’hiver
se dérouleront en 2010 à
Vancouver
, du 11 au 21 mars,
le ski alpin, le biathlon, le ski de
fond, le hockey sur luge, le curling
en fauteuil roulant seront des points
forts de ces Jeux Paralympiques d’hiver,
sachant que ces mêmes jeux ont
été créés
un peu plus tardivement que les Jeux
Olympiques, puisqu’ils datent
de 1960 et sont organisés par
le Comité International Paralympique.
Le règlement
antidopage
s’applique naturellement
à tous les sportifs.

Conclusion

Le mouvement paralympique se veut de
donner l’occasion à l’ensemble
des athlètes du monde entier
ayant un handicap physique de se dépasser
et de réaliser des performances
sportives
comparables aux athlètes
participant aux Jeux Olympiques.

Toutefois, il faut y associer tous les
anonymes, handicapés physiques,
psychiques, visuels ou auditifs, qui
participent tous les jours à
leurs propres jeux, en essayant tout
simplement de se dépasser et
de prouver qu’ils peuvent, malgré
leur handicap, de réaliser une
performance au quotidien.

L’exemple particulier d’Oscar
Pistorius
(lire ci-contre)
a simplement permis de se poser la question
sur les passerelles possibles existantes
entre les athlètes valides et
les autres.
 


Le cas particulier
d’Oscar Pistorius

Ce champion, sprinter Sud-Africain,
amputé tibial bilatéral
est équipé d’un
appareillage en lame composé
de fibres de carbone, appelé
les Cheetahs,
et ne désirait pas participer
aux Jeux Paralympiques, mais aux
Jeux Olympiques normaux pour sujets
valides.
Le Tribunal d’Arbitrage
du Sport de Lausanne l’y
a finalement autorisé,
à participer aux pré-qualifications
de son pays, mais il n’a
pu réaliser les temps minimaux
valables pour participer aux Jeux
Olympiques.

Toutefois, les études américaines
de l’Université de
Dallas ont bien prouvé
que les Cheetahs confèrent
à Oscar Pistorius un avantage
compétitif avec un gain
de 15 à 30% par rapport
aux performances réalisées
par un athlète valide

sans orthèse spécifique.

Ceci ne remet pas en cause les
qualités morales, physiques
et exceptionnelles du coureur,
mais permettent de poser
la question sur la définition
du dopage
, qui consiste
à améliorer de façon
artificielle la performance.

Le débat n’est pas
définitivement clos, mais
il semble qu’il sera impossible
d’autoriser ce type de pratique
pour les Jeux Olympiques de Londres
2012.

Il faut toutefois qu’on
remette cette polémique
dans le contexte, puisque malgré
ce gain exceptionnel, l’athlète
n’a pu se qualifier pour
les pré-sélections
de Pékin. Ce qui fait que,
par rapport à l’avantage
procuré par ces lames,
il reste un inconvénient
contrebalancé par le fait
que la force d’impact au
sol, avec la restitution d’énergie,
ne permet pas d’optimiser
la performance, et de ce fait,
ne contrebalance pas totalement
les gains engendrés par
les lames de carbone.

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