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Marie DELATTRE, kayakiste, course en ligne.

Marie Delattre (à gauche), et Anne-Laure Viard, kayakistes, médaillées de Bronze au JO de Pékin 2008
Témoignage

 

kayakiste,
course en ligne.


Marie Delattre de l’ASL Canoë
Kayak, de Saint-Laurent-Blangy
(62), double sélectionnée
olympique (Athènes-2004
et Pékin-2008) en Canoe
Kayak Course en ligne. Remporte
avec Anne-Laure Viard une médaille
de Bronze au J.O. de Pékin
en K2 500 mètres.

 

"

Hygiène de vie et récupération,
deux
éléments essentiels
de performance "

 

Propos
recueillis en septembre 2008,
par le Docteur
Frédéric Maton.

 

En
quoi consiste l’entraînement
en Canoë kayak ?

L’entraînement d’hiver
est basé sur des gros volumes
d’entraînement, un
fort kilométrage
de l’ordre de 17 à
25km. Sachant que l’on rame
à environ 10km/h, ça
fait des séances
longues de 2 heures
.
En complément, s’y
ajoutent les séances de
musculation, de natation, de footing,
de vélo pour le travail
de la puissance.
Progressivement, plus
on se rapproche de l’été

et des qualifications, plus les
séances s’orientent
vers la vitesse,
avec un travail fractionné.
En bateau, je m’entraîne
toute l’année en
monoplace. Ce n’est qu’en
fin de préparation après
les sélections et les stages,
que la qualification se fait en
biplace.

Quelle
est ton alimentation au quotidien
?

En hydratation, je bois beaucoup,
environ 2 bouteilles par
jour
, soit 3 litres,
sans compter mes boissons d’entraînement.
En bateau, je bois mon bidon de
750ml, et en musculation je bois
facilement 1.5 litre car j’ai
plus chaud et plus vite soif.
Je pense avoir une alimentation
équilibrée
,
et assez diversifiée, qui
répond à mes besoins
et à mon niveau d’activité.
Ma façon de m’alimenter
est devenue une habitude, une
hygiène de vie sans contrainte.

Mais
même si c’est une habitude,
j’essaie toujours de m’écouter,
d’écouter mon corps,
selon mes envies, mes besoins. Il faut
trouver un équilibre entre la
nécessité d’une
bonne alimentation adaptée, sans
pour autant être trop rigide et
s’astreindre à des
interdits sources de frustration
.

En fait je mange de tout, de la viande,
des abats, du poisson… beaucoup de
fruits et légumes, en faisant
attention à la répartition
et au choix des aliments.

En général, je mange autant
de légumes que de féculents
à chaque repas
, à
l’exception des repas
de veille de compétition
,
où j’augmente vraiment
la ration de féculent. Car je
sais que c’est elle qui me donne
de l’énergie le lendemain,
en particulier pour vaincre
le stress
qui consomme beaucoup
d’énergie.

As-tu une boisson
d’effort ?

Non, je n’ai pas de boisson d’effort
car je n’aime pas ça.
Le goût sucré m’écœure,
me donne des problèmes de digestion,
des aigreurs d’estomac. J’en
ai essayé plusieurs, mais
je préfère de l’eau
pure
avec de temps en temps
des pâtes de fruits en complément,
surtout l’hiver lorsque le kilométrage
en bateau est important et les sorties
longues.

Comment organises
tu ta récupération ?

Pour moi la récupération
est très importante. J’ai
quelques habitudes : j’aime bien
les fruits frais, les fruits secs, le
pain d’épice. Ces aliments
m’apportent le sucre essentiel
à la récup’ immédiate,
en complément de l’eau.
En revanche je n’ai jamais recours
aux boissons de récupération,
sauf occasionnellement sous forme de
cure lorsque la charge d’entraînement
est importante, lors des stages par
exemple.

Comment as-tu
adapté ton hygiène
de vie à Pékin ?

A Pékin, la chaleur et la forte
humidité de l’air m’ont
obligé à boire
encore plus que d’habitude
,
jusqu’à 6 à 7 litres
d’eau par jour.

Globalement, je n’ai pas modifié
mes habitudes. Je n’ai pas été
gênée par la restauration.
Notre équipe logeait dans un
hôtel situé à proximité
du bassin, et non au village olympique
qui était à 40km.

La cuisine
était continentale, donc aucun
plat asiatique
qui aurait perturbé
nos habitudes.
En dehors de l’hôtel, je
n’ai pas essayé les restaurants
locaux, car je
reste prudente
, comme en particulier
ce qui concerne les fruits frais, je
choisi de préférence ceux
à éplucher. Je reste très
prudente sur l’hygiène,
même si théoriquement le
risque est minimisé dans les
hôtels, on ne sait jamais…

 

 

"
La seule frustration en chine
était la viande, car
elle est toujours très
cuite, en partie pour des raisons
sanitaire. Et au bout de deux
semaines ce qui m’a le
plus manqué, c’est
un bon steak saignant !
Je n’avais qu’un
complément nutritionnel
le soir contre les courbatures
et les crampes."

 

Marie
Delattre

La seule frustration
en chine était la viande, car
elle est toujours très cuite,
en partie pour des raisons sanitaire.
Et au bout de deux semaines ce qui m’a
le plus manqué, c’est un
bon steak saignant ! Je
n’avais qu’un complément
nutritionnel le soir contre les courbatures
et les crampes.

Je n’ai pas bénéficié
de l’ambiance du village olympique,
mais ce n’est pas plus mal, car
ça aide à rester concentré
sur la compétition, à
ne pas être tenté ni se
distraire.

As-tu
eu recours à un suivi diététique
pour ta préparation des J.O.?

J’ai vu un diététicien
l’an dernier qui m’a donné
quelques conseils, mais globalement
je mangeais déjà de façon
adaptée à mon niveau d’activité.
Cela m’a quand même appris
à mieux gérer
ma récupération.

Quel est
ton meilleur souvenir des JO ?

C’est bien sûr ma médaille
de bronze
, c’est un
réel bonheur d’être
sur le podium. Sans compter le coté
festif qui suit…En dehors de
ma médaille, c’est l’ambiance
des Jeux et en particularité
celle de l’équipe de
canoë kayak, l’ambiance
entre nous était géniale.

Quel est le
pire de tes souvenirs des JO ?

Que du bonheur, il n’y a pas
de mauvais souvenir des JO.

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