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GRIPPE A (H1N1) ET PRATIQUES SPORTIVES

Grippe A et sport : quelles précautions ?

Vous trouverez sur l’espace dédié du site du Ministère de la Santé une mise à jour des dispositions vaccinales concernant l’indication du vaccin Focetria® chez l’enfant. Dispositions vaccinales au 29 janvier 2010 : Pdf, 500 Ko. Par ailleurs, compte tenu de la baisse de la circulation active du virus A(H1N1) en France et de la diminution du nombre d’hospitalisations et de formes graves, la recommandation d’un traitement antiviral à tous les patients suspects de grippe n’est plus formulée par les experts du comité de lutte contre la grippe. La mise sous traitement antiviral curatif reste recommandée à ce jour aux sujets présentant des facteurs de risque particuliers. Il en est de même pour les nourrissons de moins d’un an ayant un facteur de risque de grippe grave, ou ayant un syndrome grippal caractérisé et jugé sévère par le médecin ou une forme grave d’emblée nécessitant une hospitalisation et pour les femmes enceintes. La mise sous traitement antiviral de type préemptif en post exposition dans les 48 heures après le contact, reste recommandée pour les nourrissons de moins d’un an s’il existe un facteur de risque de grippe grave, pour les femmes enceintes quel que soit le trimestre de grossesse et la présence ou non de facteurs de risque et pour les personnes à risque de complications lors d’infections par des virus grippaux. Fiche pratique d’utilisation au 19 janvier 2010 : Pdf, 41 Ko.

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Nouvelles recommandations de prescription des antiviraux et livraison des stocks d’Etat d’antiviraux en officines

Compte tenu de la progression de la pandémie sur le territoire et de l’augmentation des hospitalisations et formes graves, les recommandations de prescription des antiviraux ont évolué. Les nouvelles recommandations sont les suivantes et prendront effet le 10 décembre : – La prescription du traitement antiviral est systématique chez le patient présentant une grippe clinique. – Le prélèvement naso-pharyngé à visée diagnostique préalablement à la mise sous traitement antiviral curatif n’est pas systématique. Ses indications sont restreintes à des cas particuliers comme les formes graves. – Il convient de surveiller l’apparition de tout signe d’aggravation et en particulier d’une dyspnée et de recommander, dans ce cas, l’appel au centre 15. – Pour une personne non malade et présentant des facteurs de risque (dont les femmes enceintes et les enfants de moins de 1 an) qui a été en contact étroit avec une personne grippée, un traitement antiviral post exposition est recommandé. Le traitement est dit préemptif (à dose curative et pendant 5 jours) Pour faciliter l’accès aux traitements, le stock d’Etat d’antiviraux va être livré dans les officines de métropole à partir du 21 décembre. Ce stock est composé de deux formes galéniques d’oseltamivir (le Tamiflu 75 mg, sous forme de gélule, à usage adulte et l’oseltamivir PG 30, sous forme de comprimé sécable dispersible, adapté à l’enfant) et de Relenza qui peut être utilisé en traitement post exposition. Ces produits seront délivrés gratuitement en officine, uniquement sur prescription médicale.

Pour en savoir plus :

http://www.sante-sports.gouv.fr rubrique Grippe, espace dédié aux professionnels de santé.

A noter :

des recommandations de bon usage des antibiotiques en pandémie ont été élaborées par l’Afssaps et sont disponibles à cett adresse.

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Comment reconnaître la grippe A ?

La grippe A s’exprime par les signes habituels de la grippe, c’est-à-dire une fièvre accompagnée d’une toux, d’éternuements, d’une rhinite, d’un mal de gorge, de maux de tête, de courbatures et douleurs articulaires. Devant l’apparition d’une fièvre et de l’un de ces symptômes, consultez votre médecin. Le virus est généralement peu virulent, donnant des formes bénignes qui guérissent spontanément avec un traitement habituel de la grippe, ciblé contre les douleurs et la fièvre. Il existe quelques cas graves, rencontrés chez des personnes prédisposées (asthmatique, problème respiratoire, déficit immunitaire, personnes âgées…) et pouvant conduire au décès. Le traitement des formes graves nécessite un anti-viral type Tamiflu délivré sous prescription médicale. Rappelons qu’actuellement en France (au 23.07.09), 5359 signalements ont été recensés, dont 481 cas confirmés. Attention ! Toute fièvre est une contre indication à la pratique sportive, et impose un repos strict.

Quels sont les risques de contagiosité ?

Le virus de la grippe est particulièrement contagieux. La transmission est à la fois d’ordre respiratoire, mais également manu portée : Après un éternuement, une toux, ou après s’être mouché, des microparticules virales sont projetées dans le milieu environnant ainsi que sur les mains.

> Elles pourront contaminer directement une personne de l’entourage par inhalation de ces particules. C’est la contamination directe. > Elles se déposeront sur des objets situés dans la trajectoire du malade, ou par contact des mains sur les objets environnants (poignée de porte, couverts, rampe…). C’est la contamination indirecte.

Précautions d’usage

> Lavez-vous les mains régulièrement, avec du savon, ou un gel hydro-alcoolique, régulièrement dans la journée, mais surtout avant de manger ou boire, après s’être mouché ou toussé, après un contact avec un groupe de personnes (réunion, collectivité, restauration, cafétérias, transports en commun…). > Couvrez-vous le nez et la bouche lorsque vous éternuez, ou lorsque vous toussez, puis lavez vous les mains.

> Evitez les contacts avec des personnes fiévreuses susceptibles d’être contaminées, ou portez un masque. > Evitez de vous toucher le nez ou la bouche. > Aérez suffisamment votre maison, appartement, bureau… > Ayez une bonne hygiène de vie, un sommeil suffisant, une alimentation équilibrée. La pratique d’une activité physique quotidienne stimule également les défenses immunitaires. > Ayez votre propre bouteille d’eau lors des entraînement, et n’échanger pas les bouteilles avec vos partenaires d’entraînement.

Quelles précautions prendre lors d’un séjour à l’étranger ?

Il faut respecter les consignes précédemment citées. Aucune précaution supplémentaire n’est nécessaire, puisqu’il ne faut pas aller à l’étranger pour rencontrer le virus. Le virus est présent en France comme dans l’ensemble des pays européens.

Quels risques supplémentaires chez le sportif ?

Partant du principe que le risque de contamination est respiratoire, manu porté, et qu’il est lié au contact avec d’autres personnes, tout brassage de population tel qu’une rencontre sportive constitue un facteur de risque. Ce risque n’est pas tellement lié au contact avec la sueur, mais au contact rapproché des coéquipiers. Le risque de contagion est donc bien réel pour les sports d’équipe, de combat. L’hyperventilation lors de toute pratique sportive constitue également un facteur de risque supplémentaire de contamination.

Faut il porter un masque ? Faut il se faire vacciner ?

Le port du masque dans la vie de tous les jours ou dans la rue ne sert à rien. Il n’est recommandé qu’à l’occasion d’un contact avec une personne fiévreuse ou malade. Le port du masque s’impose également pour toutes personnes malades en contact avec son environnement, pour ainsi éviter de transmettre le virus à l’entourage.

La vaccination spécifiquement dirigée contre le virus H1N1 est efficace et vivement conseillée.

Etre vacciné contre la grippe saisonnière ne suffit pas pour être protégé contre la grippe A H1N1, bien qu’une certaine immunisation croisée existe. La vaccination doit toucher au moins la moitié de la population pour être efficace, soit au moins 35 millions de personnes. Sachant que le protocole vaccinal comportera probablement 2 injections, cela représente des difficultés d’approvisionnement, et un coût économique non négligeable.

Que penser de la « Flu party » ?

Cette attitude consiste à rentrer volontairement en contact avec une personne atteinte de la grippe A sous une forme bénigne. Cela revient à s’inoculer volontairement une souche peu dangereuse pour stimuler l’immunité, dans l’espoir d’être secondairement protégé, tout au moins partiellement, contre une souche plus virulente. Toutefois, le risque mortel existe, de l’ordre de 0,5 à 1%, ce qui rend cette attitude peu recommandable.

Peut on prévoir une pandémie à la rentrée ?

L’évolution de la pandémie d’ici l’automne prochain est imprévisible, mais les conditions, climatiques et autres, seront plus favorables au virus qu’en période estivale. Il est également difficile de présager de la future virulence du virus. Dans le doute, mieux vaut prévoir le pire !

Règles d’hygiène essentielles

Source : www.pandemie-grippale.gouv.fr Comment se laver les mains ? Recommandations pour les personnes malades Le port de masques

+ Info’ Pandémie Grippale. + INPES : s’informer pour se protéger. + Direct.gov.uk (swine flu).

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Dr. Frédéric Maton A propos de l'auteur

Médecin du sport, diplômé en biologie de l’entraînement et membre de l’Institut de Recherche en Bien-être, Médecine et Sport Santé (IRBMS) pour lequel il écrit de nombreux articles. Il est également médecin des équipes de France d’aviron à la FFSA et à l’unité médicale du CREPS de Wattignies (59).

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