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Incontinence urinaire chez la sportive

L'incontinence d'effort

L'incontinence urinaire, souvent sous-estimée chez la femme

L’incontinence d’effort est une perte d’urines involontaire lors de la pratique d’un effort entraînant une gêne perceptible.

L’incontinence urinaire est sous estimée chez la femme avec 20% de la population dont 80% de sportives. La fréquence de 15% chez l’adolescente augmente de plus de 40% après 50 ans.

Pratique sportive et incontinence

Les sports les plus cités sont : Gym au sol ou trampoline, course sur route, sauts, fitness, step, bodybuilding, tennis, trampoline, sport collectifs comme le volley ou le basket.
Les sports les moins touchés sont : marche, golf, vélo et natation.

Mais il est difficile de dresser des statistiques sport par sport.

Pour en savoir plus consultez : Mieux connaître quelques pratiques sportives.

Les facteurs prédisposant :

  •  Age
  • Obésité car elle augmente les risques de prolapsus source de fuite urinaire. D’où l’importance de contrôler l’IMC et malgré tout d’indiquer la pratique d’exercices physiques avec une adaptation nutritionnelle.
  • Toux et bronchite chronique
  • Traitements par anti-dépresseurs
  • Tabagisme
  • Parkinson ou maladie avec tremblement essentiel
  • Accouchement avec déchirure des muscles du plancher pelvien, gros bébé plus de 3 500g et périmètre crânien de 35 cm.
  • Relâchement du post partum lié au nombre de grossesses.
  • Infection urinaire chronique (prévention par la prise de cranberry).
  • Constipation chronique.
  • Hyper activité sportive et entraînement intensif spécialisé précoce.

Dépistage

  • Interrogatoire
  • Examen clinique et gynécologique
  • Examen cytobactériologique des urines
  • Bilans urodynamiques
  • Irm dynamique du pelvis

Prévention

  • Lutter contre les facteurs prédisposant
  • Ralentir la pratique sportive
  • Changer de pratique
  • Rééducation dés les premières plaintes

Traitement

Prise en charge multi disciplinaire avec :

médecin généraliste, urologue, gynécologue, gastro, chirurgien viscéral, radiologue, médecin de médecine physique, kiné, neurologue, gériatre, psychologue…

Puis :

  • Rééducation périnéale par rétrocontrôle ou biofeedback
  • Apprentissage du blocage per-mictionnel
  • Traitement hormonal local
  • Traitement de la constipation
  • Chirurgie par pose d’une bandelette sous urétrale
  • Pose de ballons péri-urétraux
  • Neuromodulation sacrée
  • Réadaptation à la pratique sportive

Les résultats sont très bons pour 1/3 des cas, moyen pour 1/3 et mauvais pour le reste. Chiffres dépendant de l’âge de la sportive.

Prévention des cystites chez la sportive afin de limiter la survenue d’incontinence urinaire

Les canneberges sont utilisées à des fins médicales depuis le début du 16° siècle mais les années 60 ont confirmé leur efficacité comme « anti bactérien urinaire » mais les Canneberges ou Cranberry (en anglais) ne sont pas des anti-infectieux contre la cystite mais par leur action de diminution de la fixation des colibacilles responsables ils jouent un rôle « Tefal » anti-adhésive et donc sont efficaces…

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