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Le Quantified self

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Le quantified self, un regroupement générique d'outils

Le quantified self, pour mieux connaitre notre corps

Les centres de remise en forme « prescripteurs » d’applications pour Smartphone, l’émergence d’une nouvelle stratégie marketing

P 90 X, soleil risk, jetfitworkout, sleep as android, Entrainement abdominaux, runtastic , runkeeper … toutes ces aplications pour smartphone font déjà partie de notre univers.

Gestion de l’activité sportive, du poids de la qualité de son sommeil, de son état psychologique, les applications envahissent la sphère de notre santé et de notre bien-être. Ces applications se conjuguent à tous les temps au présent en vous accompagnant dans votre pratique quotidienne, au futur en vous fixant des objectifs et à l’imparfait en stockant des données. Ces applications sont de plus en plus pointues et permettent des mesures de plus en plus précises sur votre état de santé : prise de pouls, tension, glycémie, variation d’humeur, insomnie … Ces applications ne permettent pas d’établir un diagnostic réel mais elles donnent des informations précieuses sur l’évolution de votre état de santé.

Je resterai hors du débat qui porte sur la crédibilité scientifiques de ces applications de plus en plus performantes (notons toutefois que certaines sont développées en partenariat avec des hopitaux), pour ne m’en tenir qu’aux avantages que pourraient en retirer les salles de remise en forme.

Définition du Quantified self

Emmanuel Gadenne,  dans son ouvrage le guide pratique du quantified self, définit cette nouvelle évolution ainsi :

« Le quantified self (ou QS) regroupe de façon générique les outils , principes et méthodes permettant à chacun d’entre nous de mieux nous connaitre, de mesurer des données relatives à notre corps, à notre santé, à notre état général ou aux objectifs que nous nous fixons ». Ce mouvement fondé par Kevin Kelly et Gary Wolf s’est développé aux états unis en 2008 , ils rassemblaient alors les utilisateurs et les concepteurs des applications de la mesure de soi, depuis lors sur ce marché les américains sont leaders. Notons toutefois que les français occupent une place importante et sont très compétitifs à travers des acteurs comme Withings, fitnex.

Pour en savoir plus :Quantified Self : les recommandations de la CNIL

EXTRAIT :
Les avancées technologiques récentes dans les domaines de l’électronique et des réseaux mobiles ont favorisé l’émergence d’outils d’automesure de paramètres physiologiques. Du suivi de ses performances en course à pied à la mesure de la glycémie, le « Quantified Self » semble être une tendance de fond amenée demain à modifier les formes du suivi médical. Anticipant le mouvement, la CNIL a publié des recommandations quant à la communication et le partage des données recueillies………
…………Podomètre, suivi des calories consommées en fonction de ses repas, analyse la qualité de son sommeil, voire mesure de la glycémie et de la tension artérielle, la multiplication des applications et des capteurs en tout genre amène les adeptes du « Quantified Self  » à tout mesurer de leur vie et de leurs habitudes.

Si les applications de « Quantified Self » concernent majoritairement les domaines du bien-être et du sport, elles permettent également la mesure de réelles constantes à valeur médicale. Et cela pose de nouvelles questions éthiques sur le stockage, la conservation et le partage des données recueillies.

Dans son article daté de fin novembre, la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL), l’autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect de l’identité humaine, de la vie privée et des libertés dans un monde numérique, revient sur cette tendance. La Commission donne une première définition du concept à travers un rapide panorama des types d’application existants, puis liste des recommandations quant leur usage.

La CNIL recommande :

  • d’utiliser, si possible, un pseudonyme pour partager les données;
  • de ne pas automatiser le partage des données vers d’autres services (notamment vers les réseaux sociaux);
  • de ne publier les données qu’en direction de cercles de confiance;
  • d’effacer ou de récupérer les données lorsqu’un service n’est plus utilisé.

La CNIL met également en garde les utilisateurs sur la prolifération de leurs données via les réseaux sociaux, et rappelle que la frontière peut être floue entre le médical et le simple suivi de son bien-être. Une donnée peut sembler anodine pour un utilisateur au moment où il la partage, mais receler beaucoup d’informations pour un spécialiste qui pourrait y avoir accès par la suite.

 Note de la rédaction du site www.irbms.com : Il ne faut pas confondre quantified self et automesure 

Tendances économiques

Selon une étude réalisée par le cabinet allemand Research2Guidance le marché des capteurs devrait évoluer de 67% par an jusqu’en 2017 pour générer alors 5.7 milliards de dollars de chiffre d’affaire.

Les services périphériques (coaching particulier, abonnement de toutes sortes …) devraient évoluer selon la même courbe et représenter un vaste marché.

Dans cette même étude nous apprenons que le marché sur la santé pourrait générer un chiffre d’affaire de 26 milliards de dollars en Europe (produits, services, technologie). Dans cette course à l’innovation la start-up withings gérée par Cédric Hutching est la championne française des objets connectés liés à la santé et au bien- être. En plein expansion elle a levé pour 23.5 millions d’euros cet été pour poursuivre ses investissements. Withings ne réalise que 10% de son chiffre d’affaire en France le marché le plus important étant les états unis.

Impact économique sur la santé

Selon une autre étude de PwC,le marché des applications permettrait de faire aux états européens une une économie de 99 milliards d’euros d’ici à 2017.

L’évolution des comportements

Individuels

L’accessibilité des smartphones au plus grand nombre (24 millions en France plus d’un milliard dans le monde) a rendu possible cette évolution des applications.
La conjonction de ce phénoméne avec les études d’opinion (pour la majorité des personnes interrogées la santé est la motivation numéro un pour pratiquer une activité physique) et la médiatisation (les échos, votre beauté, le figaro magazine, le parisien …) qui entourent ce phénoméne nous amenent à nous interroger sur la formidable opportunité que représente pour les salles de remise en forme, l’essor des smartphones, des capteurs et des plateformes de recueillent de données et ce dans le cadre de la prise en charge, de l’accompagnement et du suvi de leurs clients.

Sociétés

Aux états unis les sociétés ont compris l’enjeu financier que représentent les applications pour le bien être et la santé de leurs salariés. Cette tendance s’appelle la « wellnesscorporate » elle permet aux sociétés d’avoir des tarifs revus à la baisse sur l’assurances santé de leurs collaborateurs

Le quantifiedself c’est:

  • Des applications mobiles pour smartphone
  • Des capteurs
  • Des sites web

Voyons ensemble chacun de ces thèmes.

  • Les applications mobiles: Téléchargées sur le smartphone elles permettent d’enregistrer de nombreuses données personnelles : distance parcourue, fréquence cardiaque … . Elles nous accompagnent et nous conseillent dans notre pratique sportive ou nos activités quotidiennes Elles sont gratuites ou payantes et accessibles sur des sites de téléchargement adaptés aux différents mobiles comme par exemple Appl store pour Iphone.
  • Les capteurs: Ils se présentent sous la forme d’un objet que l’on porte sur soi ou qui reste au domicile Ils recueillent et stockent des données, ils permettent également de partager ces donnés sur des sites dédiés.
  • Les sites web: Ce sont des plateformes de recueil de données qui sont stockées pour une utilisation soit personnelle soit collective mise en ligne pour des échanges sur les réseaux sociaux par exemple) Ils sont pour plupart gratuits, certains d’entre eux plus complets sont d’accès payant.

Quelles applications trouvons nous sur le marché ?

Il existe plus de 500 applications répertoriées sur le site quantifiedself.com /guide dans les domaines suivants:

  • Sport
  • Santé
  • Bien etre
  • Psychologique
  • Vie quotidienne

En voici quelques unes à titre d’exemple:

En sport l’application Fitbit associée à un capteur et un site web permet de mieux gérer son poids, de calculer le nombre de calories dépensées et consommées, de mesurer la qualité de son sommeil, la distance journalière parcourue.

Dans le domaine de la santé IHealth est un système d’auto mesure comprenant un brassard à placer autour du bras pour prendre sa tension et la fréquence cardiaque Le smartphone enregistre la mesure prise et lit les données qui peuvent être transmises à un médecin. Pour les séances de sport, il existe une version adaptée.

Dans le domaine du bien être psychologique l’application Moodpandda permet de mesurer son humeur et de la partager sur des sites permettant d’être soutenu dans les moments les plus « sombres ».

Dans notre vie quotidienne la ceinture Lumoback se fixant autour de la taille nous aide à nous maintenir droit. Dans le cas d’une mauvaise position la ceinture envoie une petite vibration pour alerter et vous faire ainsi corriger la posture. Cette application indique également sur votre smartphone le nombre de pas parcourus, les calories brûlées et mesure le temps passé assis ou debout.

Une nouvelle offre de service : « Prescripteur » d’application

Dans ce contexte et alors que nous savons que le taux de réabonnement dans les salles de remise en forme est faible, faiblesse que l’on peut imputer principalement a un manque d’accompagnement et donc une démotivation de la personne, les applications sont un outil à mon sens indispensable. Indispensable parce qu’il permet d’accompagner, d’évaluer, de former, de motiver les adhérents. J’imagine cette nouvelle offre en 6 étapes.

  1. Ecouter : Etre à l’écoute du client pour connaître ses motivations ,ses objectifs et d’ éventuelle contre- indication : c’est le bilan initial de la condition physique.
  2. Informer : Les outils du quantified self ne sont pas connus par tous . Il semble nécessaire de présenter cette approche innovante en mettant en avant les bénéfices d’une prise en charge qui permet de mieux gérer sa santé, son bien être, son activité physique.
  3.  « Prescrire »: La « prescrition » d’application dépendra du bilan initial et sera bien sûre adaptée aux niveau de compétence technologique de la personne (la plus part des seniors sont moins sensibilisés que les jeunes aux nouvelles technologies)
  4. Former: Une fois le choix des applications fait, il s’agit (la condition première étant d’avoir un smartphone) d’expliquer, si c’est nécessaire, les modalités de leur utilisation depuis le téléchargement jusqu’à la connexion au site dédié.
  5. Accompagner : C’est lire et interpréter les données auxquelles nous donne libre accès le client. Cette lecture nous permet de corriger éventuellement le programme de remise en forme proposé.
  6. Evaluer : Evaluer régulièrement les progrés afin de poursuivre ou réajuster le programme initial proposé.

Dans un marché où l’innovation est un maître mot, la santé représente un poids économique important, l’utilisation du quantified self a totalement sa place. C’est un outil de développement qui va révolutionner la prise en charge des clients. C’est une évolution qui est promise à un très bel avenir dans le milieu de la forme.

>>>>Pour en savoir plus Ravail Preston http://www.irbms.com/services-en-ligne/49-ouvrir-et-gerer-une-salle-de-remise-en-forme.html

L’IRBMS propose pour votre information de lire :

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La mise en chiffre de soi (1/2) : qui sont ceux qui se mesurent ?

– La mise en chiffre de soi (2/2) : les chiffres ne savent pas toujours répondre

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