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Poker, échecs … Le bluff de la diététique !

Le poker

La partie de poker, tout comme les échecs, peut durer relativement longtemps.

La durée du jeu est très variable, et peut aller de 3 à 4 heures, jusqu’à 8 à 10 heures lors des tournois les plus longs. La durée de la partie est également imprévisible, le joueur pouvant sortir de la partie à tout moment en fonction de la qualité du jeu et la valeur des adversaires. Le joueur ne pourra donc jamais prévoir à l’avance une collation, ne serait ce que par superstition, ne sachant pas combien de temps il va rester dans la partie.

Le joueur pourra s’alimenter pendant la partie. Les possibilités de restauration existent sur place, mais il s’agit d’une restauration rapide, pas forcément adaptée et de qualité, ce qui ajoute une problématique supplémentaire.

Certains tournois prévoient une interruption du jeu pour une réelle pause déjeuner, ce qui permet de s’asseoir autour d’une table et de faire un repas simple, rapide, mais structuré. Ce repas simple doit aussi avoir une connotation de plaisir, car cette interruption est aussi un moment de détente pour recharger ses batteries et canaliser son stress.

Objectifs de l’alimentation adaptée du joueur

L’alimentation doit non seulement permettre d’optimiser les facultés intellectuelles et l’éveil pour « tenir le coup », mais aussi favoriser la gestion du stress. A défaut de favoriser ces facteurs de performances, l’alimentation ne doit pas y nuire.

Il faudra donc être attentif à l’usage des excitants, aux apports énergétiques, à l’hydratation, aux apports en oligoéléments et anti-oxydants.

Les quelques jours qui précèdent le tournoi peuvent aussi faire l’objet d’un régime spécial.

Eviter les excitants

C’est un leurre de croire que les excitants vont stimuler les performances cérébrales ! Si certains d’entre-eux peuvent permettre de prolonger l’état de veille, les excitants n’améliorent en aucun cas les capacités intellectuelles ou la concentration. Bien au contraire, ils « énervent », accentuent le stress, augmentent la fréquence cardiaque (ce qui génère du stress), nuisent à l’adaptation à l’effort (cérébral), induisent une perte de confiance en soi, déstabilisent le joueur.

En pratique :

Les sources d’excitants sont donc à proscrire, telles que les compléments alimentaires, les psycho stimulants, la caféine, les boissons énergisantes.

Pour maintenir ses performances cérébrales et un état de veille optimal, les meilleurs stimulants seront des apports en oligoéléments adaptés (évoqués ci-dessous).

Les boissons énergisantes présentent un risque supplémentaire lorsqu’elles sont consommées dans une situation d’élévation de la fréquence cardiaque lors d’un effort ou un stress.

 

L’Hydratation

L’hydratation est essentielle à préserver chez le joueur, car elle conditionne l’état de veille et les performances cérébrales. En effet, il est démontré que toute déshydratation est source de fatigue, diminue la vigilance et altère les capacités cérébrales de mémorisation, concentration, vivacité d’esprit.

Les eaux de boisson devront compenser les pertes d’eau consécutives au stress (qui est diurétique), et à la régulation de la température corporelle. Les tournois se déroulent généralement dans un environnement surchauffé par la présence d’un grand nombre de joueurs réunis dans la même salle. La présence d’une climatisation assèche l’air, ce qui engendre également des pertes d’eau, notamment respiratoires.

En pratique :

On peut recommander de boire de l’eau minéralisée. L’apport complémentaire de minéraux par ces eaux permet de compenser les pertes, et peut contribuer à atténuer les effets du stress.

Il convient de privilégier les eaux minéralisées non pétillantes. Le gaz contenu dans certaines eaux peut gêner le confort digestif et ainsi entraver la concentration sur le jeu. Les eaux pétillantes, bien plus riches en minéraux, peuvent toutefois être dégazéifiées (les secouer plusieurs fois pour enlever la pression, ou laisser la bouteille ouverte).

 

L’Apport énergétique

L’activité cérébrale et le stress consomment beaucoup d’énergie, qu’il faut compenser lors des longs tournois.

Lorsque les parties durent 2 à 3 heures, il n’est pas utile de consommer un aliment énergétique sucré, car les réserves sont généralement suffisantes, et la prise alimentaire peut perturber le jeu.

En pratique :

Pour les tournois de 4 à 10 heures, il faut impérativement apporter de l’énergie.

Deux situations se rencontrent en pratique :

  • Soit la pause déjeuner permet de prendre un repas structuré :

Le repas doit être énergétique, apporter des vitamines et minéraux, et doit avant tout être facile à digérer pour ne pas nuire au jeu qui va suivre.

Pour être digeste, il faut éviter les aliments gras (panures, fritures, quiches salées, feuilletés, sauces, produits fromagers…) et les aliments riches en fibres qui peuvent perturber le transit déjà stimulé par le stress.

Exemple de repas: salade de pâtes (type Pasta box), viande grillée, légumes chauds, féculents…

Pour le dessert, évitez les desserts trop gras (pâtisseries feuilletées, viennoiseries, crème anglaise, crème brulée…) et privilégiez les desserts lactés (fromage blanc coulis de fruits rouge), tartes peu grasses (aux fruits, flan), compote, glace ou sorbet.

Thé ou café décaféiné termineront le repas.

 

  • Soit il n’y a pas de pause déjeuner, et le joueur doit se contenter d’une collation compatible avec l’offre de restauration rapide :

Cette collation doit être digeste, donc peu grasse, et riche en énergie. Le joueur prend sa collation pendant la partie, donc a besoin d’une énergie tout de suite utilisable pendant une durée imprévisible. Toutefois, une alimentation sucrée pendant 8 à 10 heures de tournoi deviendrait vite écœurante, ce qui justifie une alimentation « salée » associée.

Dans cette situation de jeu, la restauration rapide proposée est simple, ce qui limite l’offre alimentaire :

Le sandwich se conçoit s’il est peu gras, tel que le mixte, jambon ou poulet crudités… Evitez l’assaisonnement mayonnaise et préférez la sauce au fromage blanc aux herbes.

Les barres céréalières sont préférables aux barres chocolatées trop grasses et sucrées qui induisent une hypoglycémie réactionnelle, se manifestant par une faim 1 heure après la prise.

Les gâteaux de riz, gâteaux de semoule sont des alternatives intéressantes, associant sucres d’assimilation rapide et intermédiaire.

Les fruits ou jus de fruit fraîchement pressé, ou smoothies, présentent le triple avantage d’hydrater d’apporter de l’énergie, et d’apporter des oligoéléments anti-oxydants.

 

Minéraux vitamines et anti-oxydants

Les oligoéléments vont contribuer à lutter contre les effets du stress sur les cellules, stimuler l’éveil, lutter contre la fatigue.

Parmi eux, deux apparaissent essentiels :

  • Le magnésium intervient dans la gestion et la tolérance au stress, donc la maîtrise de soi.
  • La vitamine C tient un rôle de « stimulant ». Elle fait partie également d’un ensemble d’oligoéléments dont le rôle anti-oxydant consiste à « épurer » les cellules des déchets produits par l’activité cellulaire face à un stress, un effort, une fonction donnée…

Les apports en vitamines et minéraux le jour de la compétition servent à entretenir le potentiel de l’organisme. Il ne sert donc à rien de se « schooter » à la vitamine C et au magnésium avant le jeu. Il est par contre essentiel d’optimiser ses apports en oligoéléments dans les jours précédents la compétition pour avoir un excellent statut vitaminique et minéral le jour « J ».

En pratique :

Le jour de la compétition, la consommation de produits vitaminés tels que les fruits frais, jus de fruits frais, smoothie frais, contribue à répondre aux besoins liés au stress et à l’activité cérébrale.

 

Equilibre alimentaire la semaine précédente

L’alimentation des quelques jours qui précèdent un tournoi de jeu doit répondre à trois critères essentiels :

  • Apporter un confort digestif pour se sentir bien le jour « J »

Il faut éviter les légumes secs, l’alimentation grasse, les aliments fumés ou marinés, les aliments trop riches en fibres.

 

Les aliments sans problème :

– Toutes les viandes rouges ou blanches (grillées de préférence)

– Tous les féculents sauf les légumineuses

– Les pains, sauf le pain de seigle

– Les produits laitiers

– Les fruits frais, ou jus, ou compote, à l’exception des fruits agressifs pour les intestins sensibles (melon, figue…).

 

  • Avoir une bonne densité minérale et vitaminique propice à l’éveil et à la gestion du stress.

Pensez aux aliments riches en magnésium tels que le pain ou céréales complètes, les féculents complets, la banane, le chocolat avec modération

Les aliments riches en vitamine C sont dominés par les fruits frais ou 100% purs jus, crudités, et les légumes cuits.

Le phosphore est réputé pour intervenir dans les fonctions cérébrales. La consommation régulière de poisson est d’autant plus recommandée chez le joueur, en respectant les A.N.C. de 3 à 4 rations par semaine, dont au moins 1 à 2 poissons gras.

 

  • Assurer une bonne hydratation de tous les jours

Les eaux minérales ou hyper minéralisées apportent de multiples minéraux diversifiés, et constituent un apport complémentaire intéressant.

On peut recommander de boire un minimum d’1,5 litre par jour, avec une consommation supplémentaire en cas d’activité physique.

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