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Recommandations d’adaptations thérapeutiques à la pratique du cyclisme chez un sujet cardiaque

D’une façon générale, les restrictions de pratique sportives du sujet cardiaque sont rares, et se discutent au cas par cas. Celles décrites ci-dessous ne constituent que des indications classiques.
Pour tout renseignement, rapprochez vous de votre cardiologue.

LE CYCLISTE CORONARIEN

L’angine de poitrine, tout comme le post infactus ne constituent pas une contre indication à la pratique du cyclisme, bien au contraire. C’est même une façon de « rééduquer son cœur ». L’activité est possible à un niveau adapté, dès que l’état de santé est stabilisé.

Un bilan cardiologique complet est nécessaire annuellement, comprenant un ECG de repos, un examen clinique, un suivi biologie, un test d’effort et une échographie (sur indication).

Précautions indispensables :

– Avoir un traitement équilibré et le respecter.
– Porter un cardiofréquencemètre à chaque entraînement
– S’entraîner à une fréquence cardiaque adaptée, en tenant compte de la Fréquence cardiaque de réserve », qui se calcule comme étant :
FC réserve = FC max théorique – FC repos.

La zone de fréquence cardiaque à l’entraînement devra correspondre à : FC repos + 0,5 FC réserve.
– Emporter son téléphone portable à chaque sortie.
– Emporter un flacon de dérivé nitré (traitement en cas de crise en attendant les secours)

LA FIBRILLATION AURICULAIRE

La Fibrillation auriculaire chez le sportif inquiète, en raison de son risque thrombotique et hémodynamique.

Chez le cycliste, comme dans l’ensemble des activités d’endurance, elle peut être responsable d’extra systoles auriculaires à l’effort, d’une fibrillation auriculaire en fin d’effort. La vagotomie de repos est souvent associée, mal supportée, avec un risque de syncope.

Si la Fibrillation auriculaire est paroxystique, elle est généralement très bien supportée au repos comme à l’effort, passant souvent inaperçue. Aucune contre indication n’est alors retenue, en absence de cardiopathie ou de WPW.

Si la Fibrillation auriculaire est permanente, l’autorisation de pratique sportive sera délivrée au cas par cas, en fonction de l’adaptation à l’effort et du profil de FC à l’effort.

LE CYCLISTE HYPERTENDU

L’hypertension artérielle ne constitue pas une contre indication au cyclisme. Les activités d’endurance contribuent à stabiliser la pression artérielle et constituent une aide au traitement.
Si l’HTA est compliquée ou non équilibrée, seuls les efforts d’endurance et de loisirs sont conseillés.
D’une façon générale, l’HTA et la pratique du cyclisme font bon ménage. Les traitements sont parfois plus réservés. Ce traitement anti HTA ne constitue pas une sécurité absolue, une protection à 100%.

LE CYCLISTE PORTEUR D’UNE VALVULOPATHIE

– Porteur d’un Rétrécissement aortique :

Le rétrécissement aortique entraîne assez peu de syncope d’effort, mais l’activité sportive devra se limiter à une activité de loisir uniquement. Les efforts abrupts, intenses, sans échauffement, constituent des facteurs favorisant l’apparition d’une syncope à l’effort. Le cyclisme sur route sera donc autorisé au cas par cas.

– Porteur d’une Insuffisance mitrale :

L’insuffisance mitrale de grade 1, avec un rythme cardiaque régulier et sinusal, sans trouble du rythme, sans dilatation des cavités cardiaques, ne présente aucune restriction d’activité.
Si l’insuffisance mitrale devient symptomatique (essoufflement), ou arythmique, le cyclisme de compétition deviendra exclu.

Les efforts physiques aggravent l’insuffisance aortique, augmentent le risque d’arythmie et le risque de rupture de cordage. Après une plastie chirurgicale, la reprise d’activité est généralement possible, mais peut occasionner une dégradation de la plastie.

CYCLISME ET TRAITEMENTS CARDIAQUES

– Diurétique ou ß bloquant :
Leur prescription n’est pas envisageable, dés qu’il y a participation à des compétitions, même d’un faible niveau.
– Inhibiteurs calciques :
Ils n’altèrent pas la VO2, mais la tolérance est variable sur la tachycardie réflexe (qui peut devenir gênante), et sur la circulation veineuse.
– Inhibiteurs de l’Angiotensine :
Ils n’altèrent pas la VO2, mais des effets délétères à long terme sont possibles.
– Statines :
Les Statines présentent un risque de tendinite et de douleurs musculaires.
– ß bloquants :
Il est préférable de prescrire les « cardio-sélectifs » pour leur meilleure tolérance.
– Digoxine :
Est généralement bien tolérée
– Anti agrégants :
Ils sont théoriquement contre indiqués dans les sports à risques de collision.
– Anti arythmique classe C :
Leur effet pro arythmogène justifie la réalisation d’une épreuve d’effort et d’un Holter sous traitement.

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