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Qui veut aller aux J.O. de Pékin doit en connaître les risques…


Les 29èmes Jeux Olympiques d’été auront lieu cette année en Chine, du 8 au 24 août. Vingt-huit évènements majeurs et 32 moins importants se dérouleront à Pékin, Hong Kong et Shanghai, mais aussi Qingdao, Qinhuangdao, Shenyang ou Tianjin. Les voyages en Chine se sont démocratisés ces dernières années, au point que le pays a reçu plus de touristes que la France l’année dernière, ce qui n’est pas une raison pour en négliger les risques potentiels, comme le rappellent M T M Shaw et coll. dans une revue à lire dans son ensemble pour qui voudrait séparer fantasmes et dangers avérés, tant en matière infectieuse qu’ailleurs.

Diarrhée du voyageur.

Hors de la cosmopolite Hong Kong, toute eau du robinet devrait être regardée avec suspicion ; de même que tout produit laitier dont la pasteurisation n’est pas clairement avérée. Les aliments doivent être consommés bien cuits, et on en appellera pour s’en convaincre aux 152 cas de méningites à éosinophiles transmis par des escargots amazoniens dans des restaurants de Pékin en 2005.

Vaccinations.

Aucune n’est obligatoire mais beaucoup sont conseillées ici ou là : hépatites A et B, encéphalite japonaise, grippe, rage, méningites, rougeole/ rubéole, tétanos… Qui les fera toutes ? Pour choisir on pourra se souvenir que l’hépatite A est très présente en Chine (alors que la typhoïde est rarissime à Pékin), que l’hépatite B est toujours un problème majeur de santé publique, que les méningococcies (sérotypes A et C essentiellement) représentent la 6ème cause nationale de décès infectieux et qu’en 2006, 140 000 Pékinois ont déclaré avoir été mordus par un animal dans ce pays qui dénombrait encore 3 200 cas de rage. L’encéphalite japonaise, beaucoup plus confidentielle, ne pourrait guère concerner que le Shunyi Olympic Rowing-Canoeing Park, bondé de moustiques.

Autres infections.

L’hépatite E est à l’origine du tiers, sans doute, des hépatites aiguës de la région de Pékin. La tuberculose reste un problème majeur dans de nombreux pays en développement et de ce côté-là, la Chine ne fait pas exception. Quelques parasitoses exotiques (paragonimoses et autres) sont le plus souvent transmises par des invertébrés ou des vertébrés poïkilothermes dont on évitera la consommation. On rappellera pour conclure que le paludisme est rare en Chine -et absent des sites olympiques-, qu’il n’y a eu que 25 cas de grippe aviaire depuis 2003 (éviter quand même les contacts rapprochés avec les volatiles et leurs fientes)

[NDLR : 27 au 3/01/2008] et que les épidémies de dengue restent exceptionnelles. Et si le tableau paraît sombre il faut bien voir qu’en pratique de simples mesures d’hygiène et de bon sens permettent d’écarter 90 % du risque…

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