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Les
Règles d'Or
pour bien préparer
un séjour aux sports d'hiver |
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Même
s’il existe dans le Nord/Pas-de-Calais
des occasions pour pratiquer
le ski dans des conditions bien
particulières, rares
sont les habitants qui pratiquent
ce sport plus de 8 à
15 jours/an.
Le ski est un sport qui a beaucoup
d’adeptes, surtout pendant
les vacances scolaires, où
les stations et les pistes sont
souvent fort encombrées.
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Le
ski peut se décliner en
de nombreuses pratiques, mais
il faut retenir deux formes de
ski totalement différentes
: le ski alpin,
qui est traditionnellement celui
que l’on rencontre sur la
plupart de nos pistes, et le ski
de fond, qui regroupe
de nombreux adeptes mais nécessite
paradoxalement une condition physique
très affûtée.
Ski alpin ou ski de fond, il s’agit
d’un sport de glisse qui
nécessite de se préparer
musculairement avant son séjour.
N’oublions pas les autres
pratiques : raquette, randonnée,
luge, etc…
Bien se
préparer à la pratique
du ski
3 semaines précédant
le départ, il est nécessaire
de commencer de se préparer
musculairement. Si vous
pratiquez déjà un
sport, cette préparation
est facile, il faudra se concentrer
essentiellement sur les membres
inférieurs, les quadriceps
et le travail de l’équilibre.
En revanche, si vous ne pratiquez
pas de sport habituellement, il
faut, en plus de la préparation
musculaire, effectuer une préparation
de la condition physique. Le vélo
d’appartement est conseillé,
le jogging est fort utile avec
bien entendu l’impérative
nécessité de ne
pas forcer au départ. |
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Pendant cette phase de préparation,
il faut quotidiennement effectuer des
exercices d’étirement
des membres inférieurs et du
dos, afin de mieux se préparer
à la pratique du ski.
Les atouts d’un skieur heureux
sont de posséder une bonne préparation
physique, un bon matériel (lire
notre encadré ci-contre)
et une bonne technique.
S’adapter
aux conditions climatiques
En dehors des pistes de ski que l’on
retrouve dans le Nord/Pas-de-Calais,
les autres conditions de pratique se
réalisent en altitude, variable
selon le choix de la station.
L’arrivée
en altitude pose un problème
d’adaptation. Il faut savoir
que certains sujets fragiles du point
de vue cardio-respiratoire doivent impérativement
demander conseil à leur médecin.
Pour les autres, quoi qu’il en
soit, l’adaptation à l’altitude
nécessite au minimum quelques
heures de vigilance, le mieux serait
d’accepter une adaptation quelques
jours mais cela est plus difficile.
Qui dit altitude
dit également manque d’oxygène,
soleil et froid.
Oxygène
:
La conséquence du déficit
en oxygène est une difficulté
respiratoire relative que vous allez
ressentir dès le moindre effort.
Pour le ski de fond, cela est toujours
plus difficile que pour le ski alpin.
Toutefois, en fin de journée,
une mauvaise condition physique peut
conduire à un déficit
technique et provoquer de graves blessures.
Soleil
:
L’ensoleillement fait partie des
conditions de réussite d’un
séjour aux sports d’hiver.
Toutefois, le soleil est notre ennemi
; il faut donc se protéger
la peau avec des crèmes à
très haut pouvoir de protection.
Ne pas oublier le tour des lèvres,
les oreilles et bien entendu porter
systématiquement des lunettes
de soleil adaptées, certifiées
conformes pour les séjours en
altitude.
Attention aux enfants
qui sont très fragiles à
l’agression du soleil ; en altitude
celui-ci est beaucoup plus nocif qu’au
niveau de la mer.
Froid :
Le froid est plus facilement combattu
grâce à de nombreux vêtements
qui nous protègent aujourd’hui
relativement facilement. N’oubliez
toutefois pas que le fait de pratiquer
un effort va vous faire transpirer.
Il faut donc éviter de s’envelopper
dans des vêtements qui
empêcheront votre peau de respirer,
et qui provoqueront inévitablement
en fin de journée un refroidissement
notable. |
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Bien
choisir
son matériel |
La technique fait partie de
la prévention des blessures.
Le matériel reste l’élément
protecteur de la réussite
d’une semaine de vacances.
Vous devez adapter votre matériel
à votre niveau.
Il ne faut pas vous surestimer
et prendre un matériel
de champion si vous n’assumez
pas techniquement le niveau
de pratique.
Faites vérifier le réglage
de toutes les sécurités.
N’hésitez pas à
revoir votre vendeur ou votre
loueur de matériel au
moindre doute. Adaptez
également le matériel
en fonction de votre poids,
et bien entendu respectez pour
vos enfants du matériel
adapté à leur
âge.
N’oubliez pas les gants
et le casque de protection si
vous-même ou vos enfants
désirez faire de la vitesse.
Contrôlez votre vitesse
car elle représente votre
véritable ennemie, entraînant
plus de 50 décès
par an, par choc entre skieurs.
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Par ailleurs,
n’oubliez pas que les journées
sont courtes, et que dès que
le soleil disparaît, le froid
redouble de vigueur.
Respectez les consignes de sécurité,
pratiquez le ski en fonction de votre
niveau, et surtout rentrez à
la station par tous les moyens mis à
votre disposition, évitez les
raccourcis, le hors-piste et l’aventure.
Comment rentabiliser
ses vacances ?
Le plus mauvais moyen de rentabiliser
ses vacances est de se mettre à
skier dès l’arrivée
sans respecter la récupération
nécessaire après le voyage
et de skier n’importe où,
à tout prix, au plus vite.
Rentabiliser son forfait n’est
pas de faire le maximum de descentes
mais de les faire dans les meilleures
conditions possibles.
Il faut donc s’arrêter quand
on est fatigué, boire,
se réhydrater, se détendre.
Attention les accidents sont plus fréquents
en fin de matinée et en fin de
journée. L’hypoglycémie
peut vous guetter, elle vous fait perdre
vos repères, augmente votre fatigue,
et vous empêche de faire le bon
geste au bon moment.
Couchez vous tôt le soir, évitez
la fête, ne forcez pas sur le
vin du pays, respectez
une diététique sportive.
N’oubliez pas le soir les étirements,
la bonne douche récupératrice,
et le matin, prenez un bon petit déjeuner
adapté aux circonstances.
Rentabiliser ses vacances, c’est
rentrer chez soi en bonne santé.
Il faut respecter l’autre, respecter
les priorités ainsi que les consignes
de sécurité.
Rentabiliser ses vacances, c’est
se faire plaisir sans mettre en danger
la vie d’autrui. Evitez donc de
déclencher les secours inutiles
qui peuvent vous coûter cher en
mobilisant de nombreux moyens.
Bien entendu, en fonction de votre niveau
de pratique, on ne peut pas vous interdire
le ski extrême. Dans ce cas, prévenez
votre entourage sur vos intentions.
Munissez vous des balises modernes de
localisation. Emmenez avec vous
un G.S.M. qui permettra, si cela est
possible, de donner de vos nouvelles
et de prévenir les secours (112)
en cas d’incident survenant
autour de vous.
Les accidents
les plus fréquents
La
traumatologie du ski est fréquente.
L’accident le plus fréquent
touche surtout le genou avec les entorses
du ligament croisé antérieur,
mais également les entorses encore
plus graves touchant de nombreuses structures
du genou. Les fractures sont moins fréquentes,
même si elles existent encore.
La femme est plus sensible aux accidents
que les hommes, en raison de sa morphologie
anatomique.
La main est une localisation
fréquente des traumatismes du
ski, en raison des chutes directes mais
également par l’entrave
de la main lors de la tenue des bâtons.
Les entorses du coude ou du
pouce peuvent être aussi
graves et nécessiter des interventions
chirurgicales délicates.
Les multi traumatismes sont retrouvés
de plus en plus fréquemment malheureusement.
Ils se rapprochent des accidents de
la circulation par l’intensité
de la chute, les contacts avec les autres
skieurs, ou avec les pierres et roches.
Il s’agit de lésions souvent
redoutables, nécessitant de longs
mois de rééducation.
Les accidents musculaires
et tendineux sont fréquents,
souvent moins graves, mais mettant fin
prématurément au plaisir
de la semaine de vacances. Echauffez
vous et suivez nos conseils.
Les traumatismes crâniens
sont de plus en plus fréquents,
par chute directe, choc frontal, choc
avec skieur ou choc avec obstacle sur
la piste. Il faut donc être prudent,
gérer sa vitesse et surtout ne
pas hésiter à porter le
casque. Nous
conseillons plus fortement le port du
casque chez l’enfant.
Respectez également
les priorités.
Les accidents vertébraux
sont retrouvés avec des entorses
liées aux chutes : entorses cervicales,
fractures tassements des vertèbres
dorsales ou lombaires, déplacements
vertébraux, crise de sciatique
par hernie discale exclu traumatique.
Tout cela peut être rencontré
en raison de chutes directes, mais également
par des réceptions après
des sauts d’obstacle.
Toutes les conditions de pratique sont
concernées par la traumatologie
ostéo-articulaire. C’est
pour cela que nous vous conseillons
d’être vigilants et d’avoir
une bonne couverture complémentaire
permettant de prendre en charge malheureusement
les frais occasionnés par des
traitements qui peuvent être longs,
coûteux et invalidants en terme
d’arrêt de travail et d’incapacité
professionnelle.
Gardons le sourire
!
Des vacances bien préparées
sont souvent des vacances bien réussies.
La pratique du ski permet de nous reconstruire
un moral, de recharger nos accus, d’oublier
les soucis de la vie quotidienne. En
un mot, il nous redonne un tonus et
un moral permettant de retrouver notre
travail avec joie, santé, bonheur.
Il serait dommage de s’en priver.
Toutefois, l’accident n’arrivant
pas qu’aux autres, il vaut mieux
prévenir que guérir.
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