Quel
est l’intérêt du
%MG ? (cf. photo)
Non, cette mesure ne sert pas qu’à
se contempler devant un %MG bas ! Démystifions
ce paramètre !
L’évolution du %MG corrélée
à celle du poids, est un indice
d’adaptation du régime
alimentaire, de régulation pondérale,
de tolérance à l’entraînement.
Elle peut devenir aussi un indice de
diagnostic de surentraînement.
La recherche d’un %MG le plus
bas possible n’est donc pas
toujours, même rarement, un
objectif à atteindre, ni une
condition à la performance.
- Examen cardiovasculaire
et respiratoire :
L’examen cardiovasculaire traditionnel
est en général suffisant.
Il sera modulé en fonction
de l’âge, des antécédents,
du type de discipline. C’est
par exemple l’intérêt
de rechercher les pouls périphériques
dans la surveillance des cyclistes,
pour le diagnostic d’une complication
spécifique de l’artère
iliaque (endofibrose
iliaque qui dans un premier temps
ne donne aucune gène, mais
qui évolue à bas bruit
pour progressivement imposer l’arrêt
du cyclisme et devenir chirurgicale).
- Examen morpho statique
:
C’est l’une des priorités
de la visite d’aptitude, car
toute anomalie morpho statique peut
avoir des répercussions à
court comme à long terme.
L’examen du rachis, bassin,
membres inférieurs recherchera
les scolioses, raideurs et contractures
de certains groupes musculaires, raideurs
articulaires, source d’attitudes
vicieuses, et par conséquence
de compensations musculaires et osseuses
délétères. Qui
n’a jamais ressenti des douleurs
osseuses ou tendineuses un peu bizarres,
mal identifiées, souvent récidivantes
?
Ces compensations peuvent non seulement
être à l’origine
de blessures, mais également
limiter la production de puissance
ou de vitesse, et nuire ainsi à
la performance. Ce constat donnera
lieux à une correction par
des étirements
ou renforcement
musculaire spécifique,
pour que la pratique sportive soit
sans danger.
La podologie
fera le diagnostic des anomalies plantaires,
pieds creux, pieds plats… qui
peuvent induire des problèmes
inflammatoires, souvent récidivants.
C’est par exemple le cas très
classique de certaines tendinites
à répétition,
ne répondant que partiellement
aux traitements habituels, et qui
disparaissent après la pose
de semelles de correction !
L’examen de l’empreinte
plantaire donne un reflet de «
tout ce qui se passe plus haut ».
Il évoquera ou confirmera un
problème situé à
distance, comme par exemple une bascule
du bassin, un axe rachidien incorrect.
Comme quoi, regarder les pieds est
loin d’être supperflux
!
L’examen morpho statique est
ainsi riche d’enseignement.
D’une part il permet de révéler
certaines attitudes vicieuses inconscientes,
avec éventuellement une relation
de cause à effet vis-à-vis
de blessures. D’autre part il
débouche sur des conseils,
permettant une correction de ces attitudes.
Cette correction n’est pas forcément
d’ordre médicale, mais
passe souvent par des exercices spécifiques
d’étirements, de correction
du geste sportif. L’intérêt
de la visite d’aptitude est
diagnostique, mais aussi éducatif.
b) les examens
complémentaires :
- Cardio-respiratoire :
L’exigence cardiaque et respiratoire
lors de la pratique sportive justifie
des examens complémentaires,
dont les plus simples mais néanmoins
indispensables, sont l’électrocardiogramme
de repos et la spirométrie.
L’ECG analyse la contractilité,
l’activité électrique,
la rythmologie cardiaque.
La spirométrie évalue
la capacité vitale, les volumes
expiratoires, et apporte une aide
au diagnostic et au suivi des problèmes
respiratoires (allergie, asthme…).
Sans parler de maladie réelle,
on peut parfois évoquer une
fragilité respiratoire dans
certains sports extérieurs
(marathon, cyclisme...). Cette fragilité
respiratoire peut s’expliquer
par l’importance des volumes
d’air respirés, l’exposition
à des agents infectieux allergiques
ou irritatifs, et l’influence
des conditions météorologiques
défavorables. Une surveillance
particulière se justifie.
- Epreuve d’effort
:
Tout part de la constatation en apparence
évidente : comment vérifier
l’aptitude à l’effort
sans mettre le sportif dans des conditions
d’effort ?
Différents protocoles peuvent
être envisagés. Les plus
simples sont réalisés
dans les cabinets médicaux
de ville (test des flexions Ruffier
Dickson) et ne présentent
qu’un intérêt limité
chez le sportif confirmé.
Une épreuve d’effort
cardiologique reste particulièrement
conseillée chez les sportifs
de plus de 40 ans. Ne nous cachons
pas devant l’absence de symptômes.
Quand ils arrivent… il est parfois
trop tard.
- Examen d’évaluation
des performances :
Les épreuves d’évaluation
des performances peuvent également
enrichir la visite médicale
d’aptitude. Elles présentent
un intérêt particulier
dans la personnalisation de l’entraînement
pour en augmenter l’efficacité.
POURQUOI UNE VISITE
MEDICALE « SERIEUSE »
?
La signature d’un certificat
sans réel examen est sans doute
plus simple et pratique, mais ne croyez
pas que cela vous rend service. Vous
risquez de le payer tôt ou tard,
en passant à coté de
problèmes médicaux silencieux,
qui peuvent se réveiller au
cours de votre saison, et en compromettre
son déroulement.
Véritable Check-list médicale,
cet examen est votre « contrôle
technique » qui analyse votre
état de santé, tout
en gardant un caractère spécifique
en s’adaptant aux sollicitations
propres de votre discipline.
L’objectif est de vous permettre
d’améliorer la tolérance
des entraînements ultérieurs.
D’une part en identifiant certains
points de fragilité (squelettiques,
physiologiques…) qui vous sont
inconnus. D’autre part en débouchant
sur des conseils éducatifs
dont la finalité est de corriger
ces points de fragilité, et
éviter l’apparition de
blessures. Il y a donc une implication
avec vos habitudes d’entraînement
qui devront s’adapter à
votre physiologie pour améliorer
la tolérance du geste sportif.
Un examen médical sérieux,
c’est le meilleur garant pour
bien démarrer la saison sportive
à venir.
OU S’ADRESSER
?
La majorité des examens décrits
ci-dessus est accessible aux cabinets
de médecine sportive de ville,
à l’exception des protocoles
d’épreuves d’évaluation
plus perfectionnés (VO2 indirecte
et directe
sur vélo), nécessitant
du matériel onéreux.
Certains
plateaux techniques spécialisés
disposent de ce matériel, et
pourront vous proposer un suivi plus
élaboré (CREPS,
Centres hospitaliers…). Adressez
vous chez le médecin du sport
de votre choix !
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