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| Le
Froid et ses Méfaits |
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Plus
on monte en altitude, plus le
froid se fera sentir. Il existe
pratiquement une relation proportionnelle
entre la température extérieure
et l’altitude. |
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Plus on monte, plus il fait froid.
En théorie, la température
moyenne s’abaisse de 0.6°
par 100 mètres d’altitude.
Précautions
Ainsi quand vous logez à
Chamonix l’hiver, où
il fait 5°, vous aurez -24°
au sommet du Mont Blanc, ou vous
aurez entre -5 et -15° au
sommet de la plus haute remontée
mécanique. Il faut donc
s’habiller en conséquence.
Comment
se protéger du froid ?
L’équipement et les
vêtements comportant une
grande quantité d’air
présente une meilleure
isolation thermique que plusieurs
couches de vêtements ne
laissant pas circuler l’air
entre les couches.
Il ne faut pas oublier le visage,
les mains et les pieds. Par ailleurs,
après une chute
à ski, un vêtement
mouillé va perdre plus
de la moitié de son potentiel
de protection contre le froid.
Il en est de même lorsque
vous pratiquez un sport en montagne
par la sudation que cela provoque.
Chaque personne peut être
plus ou moins sensible au froid,
mais les effets du froid sont
constants et peuvent conduire
à la mort. Les
effets de la vitesse du vent
Une récente étude
montre que la température
externe certes joue un grand rôle
mais que les effets du vent |
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augmentent
cette différence de température.
Ainsi, lorsque le vent souffle à
60 km/h, une température sans
vent passe à -15° ; une température
de -10° passe alors à -30°
par la même vitesse du vent.
Cette notion a beaucoup d’importance
en montagne, en fonction des versants
qui sont plus ou moins exposés
au vent, et en fonction des variations
de la météo, où
vous pouvez partir le matin sans vent
à -10° et vous retrouver
avec un vent à 90 km/h à
-49° pour la même température
extérieure. Se
protéger du vent est donc indispensable.
Il faut en cas de besoin systématiquement
trouver un refuge ou un emplacement
protégé du vent.
Les accidents
dus au froid
La température du corps est régulée
pour être à peu près
constante à 37°, en sachant
que celle-ci fluctue pendant la journée
pouvant passer de 37 à 38°,
selon l’activité musculaire,
et les périodes d’absorption
de boissons chaudes.
Lutter
contre le froid est une régulation
normale de notre organisme qui s’adapte
en provoquant des sudations, des frissons,
des hyperventilations, pour maintenir
notre équilibre thermique constant.
On peut lutter contre le froid des extrémités
grâce à l’aide des
« chaufferettes ».
Lorsque le froid devient trop
intense, l’organisme n’arrive
plus à contrôler ses mécanismes
de régulation. Dans
ce cas là, la température
de notre corps diminue progressivement
et lentement.
Par exemple, à 35°, nous
ressentons un frisson d’intensité
plus ou moins importante, mais nous
restons lucides. Puis progressivement,
les fonctions de régulation se
dégradent, nos gestes simples
de survie diminuent par manque de lucidité.
Ainsi, aux alentours de 30°, le
frisson qui peut nous défendre
est remplacé par une contracture
et une rigidité musculaire, qui
fait subir le froid avec un ralentissement
du rythme cardiaque, et des conséquences
néfastes : respiration difficile,
perte de lucidité, endormissement,
coma plus ou moins léger, etc…
La mort surviendra dans un sommeil progressif,
avec une diminution de la température
du corps aux alentours de 25°, sans
que l’on puisse s’en rendre
compte.
Les autres effets
du froid
En dehors des effets généraux,
notre corps est très
sensible aux variations de température.
Les endroits les plus exposés
au froid et au vent sont donc les premiers
touchés. Il s’agit de la
face, des mains et des pieds.
L’humidité et la mauvaise
protection occasionnent des inconvénients
dès les premiers degrés
en dessous de zéro. Des gelures
peuvent apparaître, ressemblant
au degré des brûlures ;
moins on les ressent, plus elles deviennent
graves et peuvent conduire à
des amputations partielles ou totales
des segments touchés (lire
notre encadré ci-contre).
Alerte au froid
Si dans les conditions de pratique normale,
avec un équipement adapté,
il n’y a pas trop de risque à
souffrir du froid, il faut néanmoins
rester vigilant aux risques
de gelures au niveau des pieds, des
mains ou de la face, pour vous-même
ou pour vos enfants, car la
sudation ou l’humidité
empêche le contrôle thermique.
Lutter contre le froid, c’est
rester vigilant. Rester vigilant, c’est
vous protéger contre une mort
certaine. Par ailleurs, avoir les moyens
de prévenir les secours permettra
de moins séjourner dans le froid
et donc limiter au maximum les effets
néfastes de celui-ci.
Y a-t-il possibilité
de s’adapter au froid ?
Une bonne forme physique, une
bonne technique de pratique, un
bon équipement et la connaissance
des gestes qui sauvent sont les meilleures
façons de s’adapter au
froid.
Il reste néanmoins certain que
chaque individu réagira différemment
et que malheureusement, nous
ne sommes pas tous égaux devant
l’agressivité du froid,
qui provoque au minimum une bonne frayeur
et au maximum gelure ou perte de la
vie.
Conclusion générale
Altitude
et froid font mauvais ménage.
L’organisme de ceux qui ne sont
pas nés en altitude ou qui n’y
vivent pas régulièrement
n’est pas prêt à
supporter facilement l’agression
provoquée par le manque d’oxygène,
la diminution des pressions barométriques,
et le froid.
La prudence s’impose, et les conseils
des professionnels de la montagne restent
le meilleur moyen de passer de bonnes
vacances en montagne. |
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Crevasses,
engelures, gelures... |
LA
CREVASSE
Petite lésion de l’épiderme
au bout des doigts aux lèvres
ou au talon.
Le froid, la sécheresse
de la peau et la mauvaise circulation
en sont responsables.
LES
ENGELURES
Lésions localisées
aux extrémités par
défaut de protection au
froid en raison de l’éloignement
des zones de la circulation centrale.
Elles peuvent être superficielles
dans ce cas on l’appelle
« l’onglet
» ou profondes
le réchauffement rapide
avec bain d’eau chaude permettra
de réaliser une classification
de la lésion dans le cas
d’engelure profonde on peut
décider une amputation.
Protégez aussi le nez et
les oreilles avec bonnet, bandeau
serre tête pour le nez c’est
plus difficile mais utilisez le
bon vieux cache nez.
La
prévention des engelures
Avant le séjour
à la montagne :
• S’adaptez au froid
si possible en provoquant une
certaine résistance.
• Se préparer pour
être en bonne condition
physique.
• Acheter des vêtements
adaptés.
• Etre prudent avant tout
et vigilant en consultant la météo.
Astuce de Vêtements
:
Il faut 'adopter la méthode
des couches superposées...
La première près
du corps, la deuxième pour
réchauffer et couper le
vent , la troisième couche
étant mode mais avec respiration
et aération. Il faut se
protéger de l’humidité,
de la neige ou pluie et surtout
du vent.
Dans votre poche emportez un baume
type baume des pyrénées.
Ayez des chaufferettes soit à
usage unique ou réutilisables
Une alimentation adaptée
favorise votre résistance
(Lire :
Le Menu du skieur). Il faut
aussi s’hydrater régulièrement
avec boissons chaudes ou froides
en éliminant l’alcool.
La première défense
de l’organisme est le frisson
consommateur d’énergie.
Emportez des barres énergétiques.
Le
traitement curatif
Trucs et astuces :
En prévention vous pouvez
préparer vous même
vos onguents ou vos compresses
en faisant cuire des décoctions
de plantes avec par exemple :feuilles
de carottes, céleri rave,
feuilles de noyers ou gros oignon.
Demandez conseil à votre
pharmacien.
TRAITEMENT
DES GELURES SUPERFICIELLES
Premier traitement en urgences
réchauffement rapide dans
un bain d'eau tiède proche
de 38°/39° avec un liquide
antiseptique. Ils seront répétés
plusieurs fois par jour selon
l’intensité de la
gelure.
Attention : Le
bain peut s'accompagner de vives
douleurs qui montre toutefois
la bénignité de
la lésion. Il ne faut jamais
appliquer du froid sur une lésion
d’engelure à l’inverse
de se qui est préconisé
pour tous les autres accidents
sportifs. Ce réchauffement
se fera que si vous êtes
certain de rejoindre un lieu protégé
car dans le cas contraire il serait
très grave de regeler une
gelure.
• On met en place un pansements
gras sur la lésion ou la
crevasse associée.
• On peut y associer la
prise d’aspirine et d’un
vasodilatateur type Fonzylane.
• On ne perce pas la phlyctène
qui peut se former sauf avis contraire
du médecin
• Il faut toujours surveiller
une éventuelle infection.
• Les lésions plus
graves sont traitées en
hospitalisation et peuvent conduire
à la chirurgie avec amputation. |
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