Comment
bien s’alimenter pour
faire du sport ?
Que l’on soit sportif
régulier ou occasionnel,
les besoins nutritionnels changent.
Faut-il
manger plus pour bouger plus
?
Le corps humain fonctionne comme
le moteur d’une voiture
: plus il fournit d’efforts,
plus il consomme de carburant.
Ce carburant, c’est l’énergie
que lui apportent les aliments
sous forme de calories. Quand
on pratique un sport, il est
donc nécessaire d’ajuster
ses apports alimentaires, quantitativement
mais aussi qualitativement.
De
quoi l’organisme a-t-il
davantage besoin ?
Un corps
qui bouge exige avant tout
plus de sucres lents et d’eau.
Les sucres lents apportent à
l’organisme de l’énergie
de façon immédiate
et continue : avant un entraînement
ou une compétition,
il faut miser sur les pâtes,
les pommes de terre, les céréales....
L’eau compense les pertes
hydriques et minérales
liées à la transpiration
: en plus des 1,5 litres journaliers
recommandés, il est conseillé
de boire 1 litre par heure d’activité
sportive, en privilégiant
les eaux
riches en minéraux.
Pour les mêmes raisons,
les fruits et légumes,
riches en eau, vitamines et
minéraux, sont aussi
essentiels. Enfin, on peut augmenter
légèrement ses
apports en protéines
(viandes, poissons, laitages),
dans la mesure où elles
participent à l’entretien
des muscles.
Ces besoins sont-ils variables
d’une activité
à l’autre ?
Plus que du type d’activité
pratiquée, les modifications
alimentaires dépendent
de la durée et de l’intensité
de l’effort, ainsi que
du poids du pratiquant. Par
exemple, marcher à 4
Km/h entraîne une dépense
énergétique de
186 Kcal/h pour une personne
de 55 kilos, et de 225 Kcal/h
pour une personne de 80 kilos.
Comment
organiser ces repas en fonction
de ses entraînements ?
D’une façon générale,
il est préférable
de s’entraîner à
distance des repas (au moins
2 heures après) car la
digestion gêne l’effort.
Le repas précédant
l’entraînement doit
contenir des féculents
faciles à digérer.
Après l’entraînement,
il faut reconstituer ses réserves
avec là encore des glucides
lents, de l’eau, des fruits
et légumes.
Certaines carences peuvent-elles
entraîner
une baisse des performances
?
Bouger à jeun augmente
le risque de blessures, expose
aux malaises et diminuent les
performances. Les
carences en fer, souvent fréquentes
chez la femme, nuisent aussi
à l’effort, dans
la mesure où ce minéral
est essentiel au transport de
l’oxygène dans
l’organisme. On en trouve
dans les œufs, les produits
de la mer, les viandes rouges
et les abats.
Boissons
énergétiques,
barres
de l’effort, compléments
alimentaires… :
à qui cela s’adresse-t-il
?
Que l’on soit sportif
compétiteur ou simple
adepte des loisirs actifs, il
n’est pas utile de prendre
des compléments
alimentaires : une alimentation
variée et équilibrée
suffit à couvrir les
besoins.
Les boissons énergétiques
- à ne pas confondre
avec les boissons
énergisantes déconseillées
pour la santé et non
adaptées à l’effort
- sont conçues pour répondre
à certains besoins de
l’organisme : en plus
d’hydrater, elles apportent
à l’organisme des
minéraux et du sucre.
Pour les efforts de moins d’une
heure, l’eau seule suffit.
Quant aux barres de l’effort,
souvent coûteuses, elles
peuvent avantageusement être
remplacées par des gâteaux
de riz ou de
semoule.
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