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Les carences en Zinc ne donnent que
de rares signes cliniques, dont une
déficience immunitaire, des
lésions de la peau, une perte
des cheveux. Ces carences peuvent
s’observer lors de régimes
hypocaloriques avec une consommation
insuffisante de viandes, ou dans les
régimes végétariens
dont la consommation de céréales
ne compense pas toujours les insuffisances
de produits animaux.
Des carences ont également
été décrites
lors des épreuves de longue
distance, à cause des pertes
sudorales qui augmentent fortement,
à moins qu’elles soient
compensées par la ration de
récupération.
Les supplémentations en Zinc
n’ont pas montré d’effet
significatif, car l’apport en
produits animaux quotidien suffit
à couvrir les besoins, même
chez le sportif à haut niveau
d’entraînement.
c) Béta-caroténe
La carotte est connue comme étant
le chef de file des aliments sources
de Béta-carotène, mais
il s’agit réellement
de tous les fruits et légumes
qui possèdent des pigments
autres que le vert, à savoir
le jaune ou rouge. C’est le
cas de la pastèque, tomate,
pamplemousse, poivron, potiron...
Membre de la famille des caroténoïdes,
le béta-carotène se
transforme en vitamine A. Il possède
une action anti-oxydante, contre les
radicaux libres, mais également
une action immunostimulante.
d) Cuivre
Oligoélément dont on
parle peu, les sources de Cuivre sont
variées : certains fruits (poire,
orange, pomme), fruits secs (amandes,
noisettes), légumes, abats,
poissons et fruits de mer (huître,
coquille St Jacques), œufs.
Bénéfique pour l’homme,
il tient son effet immunitaire par
ses propriétés toxiques
vis-à-vis des micro-organismes
tels que les virus et bactéries,
d’où son effet bactéricide
et virucide. Le cuivre est par ailleurs
activateur d’un grand nombre
de réactions chimiques d’oxydoréduction
de l’organisme, et active certaines
enzymes de l’inflammation.
La répartition du Cuivre dans
l’organisme est conditionnée
par l’existence d’une
inflammation qui l’inactive
partiellement. L’imprégnation
oestrogénique chez la femme
favorise le rôle du Cuivre,
d’où risque d’inactivation
après ménopause (par
carence hormonale).
Le Cuivre joue ainsi un rôle
évident dans la croissance
et la cicatrisation cellulaire. Ces
propriétés ont par ailleurs
débouché sur certains
traitements locaux sous forme de patch
de cuivre à visée anti-inflammatoire.
Aucun apport spécifique chez
le sportif n’a été
décrit, car l’augmentation
de la ration énergétique
suffit à couvrir les besoins.
e) Magnésium
Classiquement décrit comme
l’oligoélément
« anti fatigue » ou «
anti stress », on en oublie
qu’il participe également
à la fabrication des anticorps.
Les sources se répartissent
autour des produits de la mer, le
chocolat, le riz et pain complet,
certaines eaux minérales.
f) Sélénium
Le Sélénium est avant
tout connu pour son rôle anti-oxydant,
propriété déjà
évoqué (cf : Tri Time
10). Il intervient également
dans la lutte contre les infections
virales et la stimulation des défenses
immunitaires
Les sources sont principalement les
aliments carnés, produits de
la mer, les œufs, le lait, les
céréales.
ROLE ANTI INFLAMMATOIRE
COMPLEMENTAIRE
Acides gras essentiels
Les acides gras insaturés (mono
et poly), en particulier la familles
des acides gras essentiels (Oméga
3 et 6) sont impliqués dans
les réactions inflammatoires.
Trois mécanismes peuvent être
évoqués :
D’une part, ce sont des constituants
essentiels des membranes des cellules,
et ils régulent l’expression
de récepteurs à leur
surface, agissant comme des «
portes d’entrée »
permettant les échanges biologiques
de part et d’autre de la surface
cellulaire. Ils conditionnent ainsi
les échanges de nutriments,
d’enzymes, de cellules impliqués
dans le processus inflammatoire et
de cicatrisation.
D’autres part, ces acides gras
essentiels sont les précurseurs
de médiateurs cellulaires en
particulier pour mettre en jeu les
protéines de l’inflammation
(les prostaglandines).
Enfin, ils sont impliqués dans
l’expression de certains gènes,
qui vont favoriser la croissance de
certaines cellules inflammatoires.
L’apport en acides gras essentiels
est primordial pour assurer une défense
anti-inflammatoire correcte. Les sources
alimentaires reposent principalement
sur les poissons gras (saumon, thon,
maquereau…), huile de colza,
huile d’olive ou tournesol.
Des carences sont observées
en lors de régimes hypocaloriques
mal conduits, ou le dé
CE QU’IL
FAUT EVITER
Plusieurs études confirment
qu’une augmentation de la glycémie
semble affaiblir les défenses
immunitaires. C’est le cas notamment
lorsque l’alimentation est trop
riche en sucres d’index glycémique
élevé (sucre, miel,
confiture, et tous les sucres au goût
sucré). Une raison supplémentaire
qui devrait inciter à en limiter
la consommation dans l’alimentation
de tous les jours, même chez
le sportif. Mais attention, diminuer,
n’est pas supprimer ! Le sportif
doit ainsi privilégier les
sucres lents (féculents). Les
sucres rapides doivent être
principalement réservés
aux rations d’entraînement
(boissons et aliments solides), ou
éventuellement en dessert de
fin de repas. En tout état
de cause, les apports sucrés
entre les repas (grignotages, boissons
sucrées) doivent être
évités pour éviter
leur impact négatif sur la
glycémie et l’immunité.
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