Les apports
énergétiques devront
s’adapter à l’activité
sportive pratiquée, en fonction
du type de discipline, et de l’intensité
de la pratique. Il s’agit de
trouver un juste milieu entre nécessités
nutritionnelles et gourmandise !
Les déficits d’apport
énergétique auront des
répercussions sur le développement
de l’enfant, (d’autant
plus que l’entraînement
est intensif) d’où amaigrissement,
retard de croissance, retard pubertaire,
aménorrhées et autres
troubles hormonaux…
A l’inverse, les excès
d’apport énergétique
conduisent au surpoids, même lorsqu’il
y a activité sportive, d’où
prise de poids, avec des répercussions
éventuelles sur le squelette
et la statique. LES GLUCIDES
:
Les apports sont généralement
bien couverts chez l’enfant.
Il est toutefois fréquent de
retrouver un défaut de diversification
des sucres lents, et une orientation
défavorable vers les sucres
rapides (produits sucrés) qu’il
faudra corriger.
La diversification des sucres lents
et des produits céréaliers
concoure également à
satisfaire les besoins en minéraux
LES LIPIDES :
Les lipides sont souvent quantitativement
excessifs, mais surtout déséquilibrés
sur le plan qualitatif!
Les apports en acides gras insaturés
sont souvent insuffisants, alors qu’ils
constituent une priorité. Il
faudra donc privilégier les
poissons gras, les fruits oléagineux.
Les ANC d’acides gras essentiels
sont de 2g/j pour les ?3, et de 10g/j
pour les ?6.
A l’inverse, les acides gras
saturés sont souvent excessifs,
par la consommation de graisses cachées
dans les
grignotages gras et sucrés,
qu’il faudra écarter
des habitudes.
LES PROTIDES :
Indispensables à la croissance
et au renouvellement cellulaire, les
besoins en protides sont de 0,85g/kg/jour,
couverts par 1 à 2 ration de
produits animaux par jour.
L’HYDRATATION :
L’hydratation
fait souvent défaut chez le
jeune sportif, par méconnaissance
des effets délétères
d’un apport hydrique insuffisant
sur la santé, les performances,
le risque de blessure.
Il est recommandé de boire
un minimum d’une bouteille d’eau
par jour, et presque autant à
l’entraînement, à
adapter en fonction du type d’activité
pratiquée et des conditions
climatiques.
MINERAUX :
Calcium
C’est un impératif nutritionnel
chez le jeune sportif ! Car c’est
à l’enfance et l’adolescence
que l’on construit son capital
calcique / osseux pour la vie, alors
que le métabolisme
du calcium est affaibli par une
pratique sportive intense. Les besoins
sont de 1200mg/j (4 Produits laitiers/jour).
Le métabolisme du calcium est
étroitement lié à
celui du Phosphore et de la vitamine
D, celle-ci étant fabriquée
naturellement par la peau sous l’effet
du rayonnement solaire. Il peut être
conseillé de proposer une dose
de vitamine D l’hiver, dans
les disciplines en salle, pour compenser
le manque d’ensoleillement (100
000 UI/Hiver).
Magnésium
Il n’y a pas de besoin supplémentaire
chez le jeune sportif.
Dans le cadre d’une alimentation
variée équilibrée,
certaines habitudes alimentaires des
jeunes sportifs, reposent sur des
aliments riches en magnésium,
tels que le chocolat, la banane, certains
produits céréaliers
… et permettent de couvrir les
besoins.
Fer
Les besoins en Fer sont généralement
couverts par une alimentation variée
équilibrée, sauf si
l’alimentation en produits carnés
fait défaut.
Sodium
Il n’y a pas de besoin spécifique
chez l’enfant. Il s’agit
plus de modifier les habitudes gustatives
pour éviter l’accoutumance
au goût salé, qui conduit
aux consommations excessives de sel
de table à l’âge
adulte.
ATTITUDE EN PRATIQUE
:
L’alimentation de l’enfant
sportif doit s’orienter vers
les objectifs suivants :
* 3 à 4 Produits laitiers
/jour
* 4 fruits /jour
* 1 à 2 rations protéinées
/jour (viande, poisson, œufs,
jambon…)
* 1 légume ou assimilé
/jour
* Poissons et produits de la mer…le
plus souvent
* 2 à 4 légumes secs
/mois (lentilles, flageolets, pois…)
* 1 litre ½ d’eau /jour
* 1 féculent fris /semaine
au maximum
Autres attitudes
bénéfiques :
* Eviter la désorganisation
du rythme des repas (Horaires d’entraînement
aux heures de repas).
* Développer le goût
/ Eviter le « j’aime pas
»
* Eviter le conditionnement et les
facteurs de mode : produits enrichis,
supplémentations
* Eviter les grignotages / boissons
sucrées
* Eviter les produits gras (graisses
cachées)
* Diversifier les glucides et protéines
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