Qualités
nutritionnelles
des pains pour le sportif
Composé de farine,
source indispensable de glucide
dont l’amidon qui lui
confère une bonne digestibilité,
le pain a une faible
teneur en eau mais intéressante
en protéine.
Le pain est une excellente source
alimentaire de glucide complexe.
Il contribue à juste
titre aux apports énergétiques
du sportif.
Quelques équivalences
: 100g de pain, soit
deux petites boules, apportent
50g de glucides, c’est
à dire l’équivalent
de 80g de légumes secs
ou 65g de pâtes crues
(200g cuites).
Les pains élaborés
(complet, son, seigle, céréales)
ont un Index Glycémique
plus bas que les pains blanc,
ce qui stabilisent mieux la
glycémie, et éloigne
la sensation de faim.
Parmi les pains blancs, seul
le pain de tradition française
présente l’avantage
d’avoir un Index Glycémique
plus bas (57) que le pain blanc
classique (85 pour la baguette),
et comparable aux pains bis.
Le pain est caractérisé
pour sa pauvreté
en lipides, inférieure
à 1%, car aucun ajout
n’est fait lors des préparations.
Seul le pain aux graines contient
3 à 5% de matières
grasses, correspondant à
des acides gras de bonne qualité,
provenant des graines qui les
composent.
Certaines préparations
comme les pains de mie, pains
briochés, biscottes nécessitent
l’ajout de matières
grasses pour leur fabrication.
Cet aliment présente
une quantité intéressante
de vitamines E antioxydant
naturel et de vitamines du groupe
B (B1, B2, B6 et PP). Moins
la farine est raffinée
et plus la densité minérale
augmente pouvant aller
jusqu’à tripler
entre un pain complet et un
pain blanc.
Le pain au levain a une teneur
relativement faible en minéraux,
mais son caractère acide
lors de la panificaton renforce
la disponibilité minérale.
Le sodium est ajouté
pour son pouvoir exhausteur
de goût. Le pain de son
en est le plus appauvri et convient
aux régimes pauvres en
sel.
Les fibres des pains
ne sont pas assimilées,
et ne fournissent pas d’énergie.
Toutefois elles ont un rôle
important dans l’action
mécanique de la digestion.
Elles augmentent le volume des
selles et stimulent le transit.
C’est un avantage supplémentaire
des pains complets, aux céréales
ou de campagne.
Les
différents types de pain…
Choisissez le votre !
Dans le commerce ou en boulangerie
on en trouve différentes
variétés. L’Etat
reconnaît depuis 1993
trois styles de pains différents
: le pain « maison »
pétrit, façonné,
cuit et vendu sur place, «
tradition française »
qui ne subit pas de surgélation,
sans additif et fait à
partir de levure de panification
ou levain et le pain «
au levain » qui peut être
de l’une ou l’autre
des catégories précédentes.
La différentiation des
pains commence par la
technique de raffinage de la
farine. Plus le taux
d’extraction [pourcentage
du grain extrait et préservé]
est grand plus notre pain est
riche en son [écorce
d’une graine de blé]
et plus il sera riche en fibres.
Ainsi, un pain complet est fait
à partir d’une
farine de type 150 dont le taux
est de 94 % à contrario
d’un pain courant «
blanc » de type 55 qui
avoisine les 74 %.
Ces techniques de fabrication
influencent l’Index glycémique
[vitesse de digestion]
des pains. Plus un pain contient
des fibres et plus l’I.G.
sera bas. Ainsi, un pain complet
verra sont Index aux alentours
de 65 et un pain blanc de 85.
Le pain
fait il grossir ?
Non ! Le pain en lui-même
ne fait pas grossir.
Mais c’est la garniture
que vous allez y tartiner qui
peut être riche en calories
grasses, telles que la charcuterie,
la couche de beurre, ou de pâte
à tartiner.
Comme tous les féculents,
s’il est consommé
en excès, il peut déséquilibrer
les apports énergétiques
en engendrer une prise de poids.
Le pain
est un féculent pour
les sportifs
Oui ! Le pain est un
féculent. Il
constitue une ration de glucides
complexes, et peut donc contribuer
aux apports énergétiques
du sportif. Il faudra bien sûr
privilégier les pains
élaborés (complet,
son, seigle, céréales…).
Le pain s’intègre
alors dans un plat associant
des légumes, avec une
viande ou poisson ou œufs.
Il présente l’avantage
de ne pas nécessiter
de préparation culinaire,
contrairement aux autres féculents.
En revanche, le pain n’est
pas nécessaire lorsque
l’on fait un repas comportant
déjà une grande
base de féculents, comme
une grande assiette de pâtes,
un plat de lasagne ou un hachis
Parmentier, car il apporterait
une quantité de glucides
complexes supérieure
aux besoins réels de
l’organisme.
Quels
sont les dangers ou les effets
pervers du pain ?
La majorité d’entre
nous considérons le pain
comme un accompagnement de nos
repas et non comme un aliment
à part entière.
Il est facile de l’utiliser
pour « pousser »,
« essuyer » nos
assiettes et finir par le manger
gorgé de notre sauce
préférée.
Le pain ne présente aucun
danger en soi, simplement la
gourmandise que nous avons de
le manger chaud au sortir du
four ou à la fin du repas
avec un peu de beurre et/ ou
du fromage selon le goût.
À
quoi reconnaît-on un bon
pain ?
Une belle croûte épaisse
et croustillante, des alvéoles
irrégulières et
une mie couleur crème
dont l’odeur émoustille
nos papilles.
Mais si vous parlez à
de vrais amateur de pain, reconnaître
un bon pain passe aussi par
son odeur et son touché.
Comment
donner une belle croûte
à son pain fait maison
?
Poser la préparation
sur un récipient préalablement
placé au four lors du
préchauffage. Le choc
thermique créera une
belle croûte épaisse.
Comment équilibrer votre
consommation
de pain ?
Les qualités nutritionnelles
des pains s’inscrivent
dans les recommandations du
PNNS. Ils doivent être
considérés et
consommés en tant que
féculent à part
entière pour équilibrer
les repas. Leur densité
minérale est variable
d’un pain à l’autre,
ce qui justifie de diversifier
les types de pain au quotidien.
|