-dès que
l’on perd 1% du poids du corps,
lié à la déshydratation,
on ressent une légère
apparition de soif, et notre température
corporelle commence à monter
- à 2%, nous avons déjà
une sensation de malaise, avec une soif
accentuée
- à 3% du poids du corps, il
existe déjà un blocage
rénal, avec une augmentation
de la concentration sanguine, et une
forte sensation de soif avec
bouche sèche
- au delà de 3%, on peut considérer
que le sportif rentre dans un cycle
infernal pouvant conduire à de
graves malaises, avec arrêt cardio-respiratoire
Au delà de ces symptômes
cliniques gravissimes, le rendement
humain est diminué de 20 à
30%, limitant donc la qualité
de l’effort. L’apport
en eau est donc un facteur déterminant
pour maintenir la performance sportive.
L’eau
est-elle bonne pour les sportifs ?
- l’eau permet de combattre
les inconvénients d’une
déshydratation et de maintenir
un bon niveau d’aptitude physique
- l’eau ne coupe pas les jambes
et n’est jamais à l’origine
d’une contre-performance ; il
faut donc boire avant, pendant et
après l’effort
- la gestion d’une eau trop
froide provoque des crampes d’estomac,
des diarrhées, gênant
bien entendu la pratique de l’effort
- enrichir l’eau en
sucre est conseillé
selon les doses liées à
l’exercice physique et au climat.
- dans la grande majorité des
cas, l’apport de pastilles de
sel dans l’eau n’est pas
justifié
- l’eau plate n’est pas
plus indigeste que l’eau gazeuse.
La tolérance gastrique est
la même. Bien entendu, les habitudes
conditionnent la digestion, mais toutefois
l’eau trop gazeuse peut provoquer
des troubles gastriques et digestifs
gênant l’effort physique.
Dans la plupart des cas, on déconseille
l’eau gazeuse avant et pendant
l’effort.
Quelle eau
pour le sportif ?
Il existe trois catégories
d’eau à la disposition
des sportifs :
- l’eau du robinet :
cette eau potable répond à
des normes de contrôle chimique
et microbiologique strictes. Ses caractéristiques
en goût varient d’une
ville à l’autre, en raison
des supplémentations en chlore.
Les sources d’eau du robinet
font également varier les goûts
en fonction des différentes
régions. En tout état
de cause, l’eau du robinet est
bonne pour le sportif. Seul son goût
peut être un obstacle à
son usage habituel
- l’eau de source :
cette eau est issue de nappes souterraines
d’origine précise. Cette
eau est embouteillée à
la source, sa composition est variable,
en fonction bien entendu des sources
et des conditions de pompage. L’eau
de source peut être qualifiée
comme eau ayant des caractères
bénéfiques pour la santé.
Il n’existe pas, à priori,
d’eau de source qui puisse revendiquer
une action plus bénéfique
que d’autre par rapport à
l’hydratation chez le sportif
- l’eau minérale
naturelle : cette eau provient
de nappes souterraines avec contrôle
de pureté de composition de
normes chimiques et microbiologiques.
Ses caractéristiques sont constantes.
Des directives précisent leur
conditions de commercialisation. Ces
eaux minérales peuvent également
être reconnues comme ayant un
bienfait pour la santé.
Aucune eau minérale naturelle
ne peut à ce jour être
particulièrement recommandée
chez le sportif. Seule la composition
de l’eau est à prendre
en compte pour un rééquilibrage
naturel chez le sportif en recommandation
d’apport hydrique lors de l’effort.
La sensation de soif est un mauvais
indicateur de besoin. Il faut donc
boire avant d’avoir soif. L’apport
hydrique commence avant l’effort
et se poursuit régulièrement
pendant et après l’effort.
L’apport hydrique est une prévention
contre la déshydratation amenant
une baisse des performances ou des
répercussions médicales
graves pouvant conduire jusqu’à
la mort après coma.
Le sportif a besoin, selon l’intensité
de l’effort et le climat de
un à trois litres d’eau
par heure. Il est donc conseillé
de boire pendant l’effort, toutes
les 20 minutes, un à deux verres
d’eau, soit 200 ml, ce qui correspondra
dans la plupart des cas à un
bon équilibre hydrique.
Il faut boire une eau, à une
température idéale entre
8 et 13°, dont la composition
idéale est :
·- eau (selon les goûts
on accepte un arome)
·- glucose : de 20 à
60 g par litre
·- sodium : moins d’un
gramme par litre
·- guconate de potassium (1
cuillère à café)
Après l’effort, et selon
les conditions d’exercice de
celui-ci, l’apport en eau peut
se faire sans modération pour
débuter une bonne récupération.
On boit ¼ de litre d’eau
bicarbonatée, type Vichy, puis
on s’hydrate.
L’eau est un élément
important de la performance sportive.
Aucun sportif, aucun sport ne peut
s’en priver. |