La recherche effrénée
d’un poids de corps le plus
bas possible incite parfois certains
athlètes à s’adonner
à des régimes
sévères, avec
des pertes importantes en minimum
de temps, souvent dans la semaine
ou les jours précédents
la compétition.
Le régime est alors déstructuré,
associant restriction énergétique,
déshydratation, à
l’origine de carences multiples,
avec un refuge aveugle vers les
compléments alimentaires.
Pendant cette période,
l’entraînement se
poursuit, ce qui aggrave la déshydratation
par sudation excessive, et peut
entraîner un catabolisme
musculaire avec perte
de masse maigre par carence d’apport
protéiné notamment.
Une telle attitude n’est
pas recommandable, et reste fortement
préjudiciable à
l’état de santé.
Une perte de poids excessive et
rapide mène à la
déshydratation, perte de
masse maigre, source de
perte de performance.
La collation d’après
pesée a une importance
capitale pour récupérer
une bonne condition physique,
restaurer un statut hydrique et
énergétique compatible
avec l’effort, et limiter
les répercussions des carences
éventuelles. Elle doit
répondre à des impératifs
nutritionnels spécifiques
:
La collation
d’après pesée
doit
répondre à quels
besoins ? Un
besoin d’eau !
Restaurer une bonne hydratation
est une priorité absolue
! Réhydrater les cellules
est indispensable à leur
bon fonctionnement, au repos
comme à l’effort.
Toute déshydratation
altère les performances
sportives, est source
de fatigue et augmente le risque
de blessure ! Une carence en
eau se répercute également
sur la vigilance, la précision
des gestes, la survenue de crampes,
la fatigabilité à
l’effort…
La collation doit donc comporter
une eau de boisson, à
boire par petites quantités
régulières pour
faciliter son assimilation.
L’eau
minérale plate est
préférable, car
le gaz de certaines eaux peut
entraîner des éructations,
un inconfort digestif qui compromet
la réalimentation. Les
eaux gazeuses sont toutefois
de meilleure densité
minérale, et peuvent
être dégazéifiées
en les secouant plusieurs fois.
Un
besoin d’énergie
La période de restriction
alimentaire épuise les
réserves énergétiques
musculaires et hépatiques
conduisant à la fatigue.
La collation doit initialiser
la recharge énergétique
par la consommation d’aliments
glucidiques facilement assimilables,
tels que les produits sucrés
et céréaliers.
Le niveau de performances en
dépend ! Cet apport en
énergie permet de restaurer
les stocks énergétiques,
et préserve la masse
musculaire à l’effort.
Un
besoin en vitamines et minéraux
L’apport en oligoéléments
étant directement dépendant
de l’apport énergétique,
la restriction alimentaire conduit
généralement à
un déficit en minéraux
et
vitamines, ce qui altère
les performances. Ceci d’autant
plus que la restauration du
stock minéral est progressive,
le déficit peut perdurer
quelques jours en cas de régime
sévère et de forte
carence.
Couvrir les besoins
en oligoéléments
est donc une priorité,
d’autant plus que certains
d’entre eux ont des propriétés
anti-oxydantes, fortement mise
à l’épreuve
dans ce contexte de jeun et
d’effort, pour «
nettoyer » l’organisme
de ses déchets. C’est
le cas du Sélénium,
vitamine C
et E
par exemple.
Le magnésium,
le potassium
aident à lutter contre
les contractures, courbatures
fréquemment rencontrées
après cette période
de restriction alimentaire.
On peut ainsi proposer la consommation
d’une eau hyper minéralisée
(pétillante dégazéifiée),
quelques abricots secs, raisins
secs, fruit frais…
Lors
des régimes sévères,
une perte de masse maigre étant
inévitable, un apport
protéiné immédiat
peut se concevoir, sous forme
d’un yaourt à boire,
fromage blanc, ou pain toasté
jambon.
Les
erreurs à éviter
:
- Il faut éviter la consommation
de produits acides.
L’organisme est déjà
suffisamment acide suite aux
restrictions alimentaires et
l’éventuelle déshydratation
associée, n’en
rajoutez pas ! Les aliments
acides à éviter
sont les boissons
énergisantes, sodas
et boissons au cola…
- L’alcool est
bien sûr à proscrire,
car ses effets se trouveraient
accélérés
suite à la période
de jeun.
- Les aliments diurétiques
doivent être évités,
car ils gênent la restauration
du stock d’eau corporelle
en préparation d’un
effort. C’est le cas de
l’alcool, la caféine,
et certaines plantes (tisanes
par exemple).
- Les produits gras
apportent une grande quantité
d’énergie lipidique,
mais dont l’assimilation
est trop lente et source d’embarra
digestif. Certes le sportif
reprend du poids, de la masse
grasse, mais il ne recharge
pas l’énergie musculaire
! C’est en fait une énergie
inutile !
Quels aliments
consommer ?
Il faut avant tout privilégier
l’apport en eau et en
énergie glucidique.
On peut ainsi utiliser une boisson
énergétique contenant
des glucides à base de
maltodextrines, vitamines, minéraux.
L’alternative repose sur
un jus de fruit dilué,
à base de pur jus
d’orange dilué
de moitié par de l’eau
hyper minéralisée
(type St Yorre, Rozana, Quezac…).
Une telle boisson présente
le triple avantage d’hydrater,
de contenir des sucres facilement
assimilables, et une bonne quantité
de vitamines et minéraux.
L’eau peut aussi se consommer
seule. Il faut alors privilégier
les eaux minéralisées,
plates ou gazeuses (en la dégazeifiant),
mais éviter celles riches
en sulfites (Hépar).
Le jus de fruit peut également
se concevoir pur, non dilué,
en prenant garde de ne pas abusez
sur la quantité, source
d’aigreur digestive, d’irritations
gastriques selon la susceptibilité
individuelle. Privilégiez
les 100% pur jus, d’orange,
d’ananas,
de raisin.
L’apport en boisson doit
être complété
d’aliments solides,
pour éviter un remplissage
rapide et excessif de l’estomac
en liquide, à l’origine
d’un inconfort digestif,
une sensation de ballonnement
abdominal, qui empêcherait
la réalimentation. Ces
aliments solides sont avant
tout les produits céréaliers,
les fruits frais.
Le
choix du fruit frais doit
s’orienter vers les fruits
riches en vitamine C ou magnésium,
tout en restant facile à
emporter. Orange, pamplemousse,
banane sont les plus appropriés…
On peut également proposer
une compote de fruits dont l’avantage
est d’être d’assimilation
facile et bien tolérée
par la cuisson des fibres, ou
quelques fruits secs tels qu’abricots,
raisins, bananes. Attention
aux figues et dattes séchées
pour les intestins fragiles
!
Parmi les produits céréaliers,
on peut proposer les biscuits
secs type petit déjeuner,
cookies céréaliers,
barres de céréales.
Un mini sandwich
peut se concevoir, composé
de pain de mie, pain grillé
ou biscotte, garni de miel,
ou de jambon cuit pour les sportifs
aux préférences
salées.
Enfin, rappelons qu’il
est important de prendre le
temps de se restaurer. Inutile
de s’adonner à
une frénésie alimentaire
qui entraînerait un blocage
digestif, une sensation de pesanteur
et de ballonnement abdominal,
qui entraverait la recharge
énergétique et
votre bien-être. La sensation
de satiété met
quelques minutes pour s’installer
(une quinzaine de minutes),
donc appréciez cette
collation à sa juste
valeur !
Lire aussi :
Lutte
et Sports à catégories
de poids :
le repas après la pesée.
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