Principes
généraux
L’objectif de l’alimentation
est de favoriser le
gain de masse musculaire,
en modifiant la répartition
des différents nutriments
et aussi le rythme des repas.
La prise de poids doit donc
bien se faire au profit de la
masse maigre tout en essayant
de conserver une masse grasse
identique. [Cf. : Mesure
des plis cutanés]
Il faudra veiller à la
bonne tolérance
de ces modifications diététiques
pour éviter certains
effets délétères
rencontrés chez de nombreux
sportifs mal éduqués
ou mal informés.
La diététique
seule ne peut rien faire mais
elle doit s’associer à
un entraînement
spécifique orienté
vers cet objectif.
Protéines
et sport
La fibre musculaire
est composée de protéine.
Pour l’accroître
et développer la masse
musculaire il faudra augmenter
l’apport protéiné.
Quelques précautions
d’usage sont indispensables
à connaître car
l’augmentation seule des
apports en protéine ne
suffit pas. L’assimilation
et la transformation des protéines
dans l’organisme font
appel à de nombreux constituants,
tels que les oligoéléments
et l’eau. Les
apports énergétiques
agissent comme des éléments
indispensables à la fabrication
des muscles, une fois que «
la matière première
» est apportée
en quantité adaptée.
La masse musculaire représente
environ 40% des protéines
corporelles. Elle constitue
une réserve dans laquelle
l’organisme va pouvoir
puiser des protéines
pour satisfaire ses fonctions
vitales et parfois puiser son
énergie dans certains
contextes hypocaloriques.
Les besoins en protéines
sont dépendants de la
ration énergétique.
Le problème se pose en
cas de restriction d’apport
énergétique dans
les disciplines à catégories
de poids dans lesquelles
il apparaît justifié
d’élever sensiblement
les apports protéinés
pour éviter une dégradation
des protéines corporelles.
Dans les exercices de longue
durée l’apport
glucidique régulier pendant
l’effort préserve
également les muscles
de la protéolyse.
Le statut hydrique est également
intriqué dans le métabolisme
des protéines. Une hydratation
correcte en eau semble protéger
contre la protéolyse,
contrairement à la déshydratation
qui augmente l’oxydation
de certains acides aminés
(Leucine).
Conseil
du Pro : La recherche
de dévelop-pement
de la masse musculaire nécessite
d’augmenter les apports
en protéines mais
aussi en énergie,
en eau et en oligoéléments.
|
D’une façon générale,
l’entraînement semble
optimiser l’utilisation
des protéines alimentaire
et favoriser la synthèse
de protéines musculaires
en récupération.
Ces effets de l’activité
musculaire dépendent de
son type et de son intensité
:
Sports
d’endurance
et activités de longues
durées
Les protéines interviennent
dans les défenses
anti-oxydantes, les mécanismes
inflammatoires et permettent le
renouvellement et la cicatrisation
des microlésions des fibres
musculaires et des tissus de soutien
(tissu conjonctif, membranaire).
Avec la durée prolongée
de l’effort, on observe
une baisse des réserves
énergétiques en
glycogène, ce qui induit
une sollicitation des protéines
pour fournir cette énergie.
Cette dégradation des
protéines s’accompagne
d’une fatigue musculaire
et d’une altération
de la fonction des muscles.
Pour éviter ces dommages
un apport alimentaire supplémentaire
s’impose dans les disciplines
de longue durée (plus
de 6 heures).
Après l’effort, la
synthèse de protéines
augmente, dans la première
heure de récupération
et semble être favorisée
par différentes hormones
dont l’insuline et l’hormone
de croissance.
Sports
de force
La recherche d’un gain
de force ou de masse musculaire
incite généralement
la pratique de la musculation,
d’efforts intenses ou excentriques
ou de renforcement musculaire
spécifique. Ces types d’exercices
entraînent des lésions
structurales des fibres contractiles,
la destruction de protéines
musculaires et la production de
radicaux libres. Cette dégradation
des fibres musculaires justifie
des apports alimentaires protéiques
spécifiques.
Il en est de même dans
un contexte de développement
de la masse musculaire, qui
implique d’augmenter la
quantité de protéine
stockée dans les muscles.
L’apport protéique
sera donc légèrement
augmenté pouvant représenter
20 à 30% des apports
énergétiques quotidiens.
Après l’effort, la
synthèse protéique
est améliorée en
récupération immédiate,
s’il existe de façon
concomitante un apport alimentaire
précoce de protéines
rapides et de glucides. |