Principe
:
Le premier repas post-compétitif
devra rester digeste pour ne pas ajouter
une trop lourde tâche digestive
au travail de récupération.
L’apport alimentaire devra donc
être mesuré, en particulier
en matières grasses, bien loin
des repas pantagruéliques.
Ce repas a pour objectif de restaurer
les stocks énergétiques
par un apport en féculents
(pâtes, riz pomme de terre,
semoule…). L’hydratation
et les vitamines (crudité en
hors d’œuvre) contribueront
directement à la qualité
de ces stocks glycogéniques.
Les protéines animales, par
leur richesse en acides aminés
essentiels (dont acides aminés
ramifiés), participeront à
régénérer les
fibres musculaires lésées,
et permettront le renouvellement ou
la croissance des cellules contractiles.
L’apport lipidique sera modeste,
orienté vers les acides gras
essentiels, pour leurs implications
dans les structures membranaires,
les processus de la cicatrisation
et de l’inflammation.
Les vitamines, minéraux, et
les défenses anti-oxydantes
ayant été également
mis à l’épreuve,
se trouveront naturellement régénérés
dans le cadre de ce repas équilibré,
par l’association des différents
aliments.
A coté de ces recommandations,
il faut bien sûr trouver un
compromis entre ces impératifs
nutritionnels et le plaisir de la
table. La préparation d’une
compétition a parfois donné
lieu à des frustrations alimentaires,
une certaine rigidité des menus.
Une fois la compétition passée,
c’est aussi l’occasion
de se faire plaisir, par un bon repas
entre amis, et de se « lâcher
» sur certaines envies culinaires.
Quelques
Erreurs :
Par leur acidité, les sodas
ne favoriseront pas les capacités
de récupération.
Le Fructose utilisé seul,
ne présente aucun intérêt
en récupération immédiate.
Les Malto-Dextrines ne présentent
pas d’avantage particulier par
rapport au Glucose.
L’apport alimentaire protéiné
suffit à couvrir les besoins
de la récupération,
sans nécessité d’un
complément d’acides aminés
ramifiés.
Les supplémentations en vitamines,
minéraux, ne reposent actuellement
sur aucune justification. Leurs effets
délétères ont
par contre été clairement
démontrés, en particulier
pour ce qui est de l’effet pro
oxydatif (genèse des radicaux
libres toxiques et absence d’élimination).
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