L’une
des difficultés est de
savoir gérer les quantités
: Le contexte festif, certaines
habitudes régionales
et le plaisir de recevoir, fond
que ce repas est toujours trop
copieux, d’autant plus
qu’une grande table conviviale
incite souvent à se resservir…
une fois de trop !
Proposer un réveillon
« diététiquement
correct », tout
en conservant la convivialité
et la gastronomie de ce repas
de fête, consiste avant
tout à proposer de la
fine cuisine, avec des mets
plus raffinés que d’ordinaire.
Le choix des aliments et leur
mode de préparation comportent
de nombreuses astuces pour rendre
ce repas plus « light
» : Soyez imaginatifs
!
A l’apéritif
:
La traditionnelle coupe de champagne
est la bien venue, beaucoup
moins alcoolisée et plus
digeste que les alcools forts,
cocktails ou les associations
alcool-sucre.
Pour l’accompagner, chercher
l’originalité,
et évitez les biscuits
apéritifs habituels,
petits fours feuilletés,
saucisses cocktails… qui
explosent l’apport énergétique
de part leur teneur en lipides
!
L’alternative est facile,
car de multiples produits permettent
de rester « light »,
tout en étant original.
La présentation de minis
toasts ou de verrines
est toujours très appréciée,
et ajoute une note sophistiquée,
tout en restant d’un apport
calorique très modeste.
On peut ainsi proposer des minis
Toast ou Cracker de tarama,
œufs de lump, fromage frais
aux herbes ou agrémenté
de crevettes, lame de
saumon fumé,
cerneaux de noix…
N’oubliez pas les légumes,
sous forme de quelques tomates
cerises,
olives. Disposez vos garnitures
de canapés sur des navettes
d’endives,
ce qui évite le recours
au pain toasté, ou pâte
feuilletée.
Pour les verrines : une base
de mousses de légumes,
avec plus ou moins une pointe
de fromage de chèvre
frais…
Un bon
début :
Pour le hors d’œuvre,
privilégiez les poissons
et fruits de mer, particulièrement
digestes et pauvres en matière
grasse, classiquement les
huîtres qu’un
simple filet de citron suffit
à accommoder, ou les
Saint Jacques cuisinées
aux petits légumes.
Le foie
gras, boudin blanc, riz
de veau, escargots, sont également
présents sur les tables
de fêtes. Plus riches
et moins digestes que les produits
de la mer, il suffit
d’en modérer la
quantité, et d’éviter
les présentations sous
forme de feuilletés ou
vol au vent, commercialisées
en période de fêtes.
Le plat
principal :
Une fois de plus, les
poissons seront bien
souvent beaucoup plus «
diététiquement
corrects », accompagnés
de légumes. Le danger
vient toujours des sauces qu’il
convient de modérer.
Les viandes des repas de fêtes
possèdent également
de bonnes qualités nutritionnelles,
à commencer par leur
faible teneur en matières
grasses. C’est le cas
des volailles (caille, chapon…),
gibiers (biche chevreuil, faisan…),
viandes exotiques (bison, autruche…),
bœuf (rôti, tournedos…)
ou veau (filet, noix…).
Le recours aux légumes
en accompagnement va modérer
l’apport énergétique,
tout en ajoutant une note raffinée,
sous forme de ballotin, ou de
purées de légumes…
Que ce soit pour les poissons
ou les viandes, ce sont souvent
les sauces qui dégradent
les vertus diététiques
des mets. Il conviendra de les
alléger lors de leur
préparation, ou de ne
pas exagérer les rations.
En boisson
:
L’eau
reste fondamentale pour faciliter
la digestion.
Les vins sont
classiquement appréciés
pour accompagner les plats.
La modération
sera de mise, et n’oubliez
pas qu’un verre suffit
pour rehausser les saveurs des
mets, et satisfaire vos papilles
! Privilégiez la qualité
!
Fromage
:
Riche en matières grasses,
le fromage ne peut qu’aggraver
l’équilibre du
repas, d’autant plus qu’il
s’accompagne généralement
de pain. Même s’il
n’est pas indispensable,
il reste bien encré dans
nos traditions.
La tendance actuelle est en
faveur d’un plateau de
fromage à thème
(autour d’une région
ou d’un type de laitage),
et limité à quelques
pièces, ce qui limite
les parts.
L’autre alternative est
de présenter le fromage
servi dans l’assiette,
accompagné de salade,
ce qui évite de se resservir.
La touche finale :
Il faut bien reconnaître
que la traditionnelle bûche
pâtissière,
habituellement garnie de crème
au beurre, est la dernière
bombe énergétique
du repas de fête.
Il sera préférable
de s’orienter vers une
bûche composée
de mousses de fruits ou bavarois,
bien plus légères
que la crème au beurre,
ou vers une bûche
glacée composée
de sorbet.
Toute l’équipe
de l’IRBMS vous souhaite
beaucoup d’audace dans
vos repas de fêtes "diététiques"
!
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