| ADAPTATION
DE L’ORGANISME A L’ALTITUDE
Quelle
gêne pouvez vous ressentir
?
E n dessous de 1000m, aucune
gêne n’est à
craindre.
Pour une altitude moyenne (<
2000 m), on observe uniquement
des répercussions sur
la performance maximale, alors
que les activités sportives
d’intensité modérée
ne subissent aucune limitation
particulière.
L’extension des domaines
skiables vers des altitudes
proches de 3000m (et plus),
peut conduire à un essoufflement
discret et une tachycardie à
l’effort, difficilement
comparable toutefois par rapport
au niveau d’effort développé.
Ces signes apparaissent principalement
chez des skieurs dont la préparation
physique n’a pas été
suffisante, ou en cas
d’état de santé
prédisposant.
Quand à l’élévation
des globules rouges, elle ne
peut apparaître qu’après
un minimum de 8 à 10
jours de présence en
altitude, et persistera au retour
des vacances pendant une centaine
de jours (durée de vie
des globules rouges). Aux altitudes
élevées,
l’adaptation est beaucoup
plus difficile.
La pratique de l’alpinisme
en haute montagne sollicite
d’autres mécanismes
physiologiques. Sur le plan
énergétique, la
VO2max
diminue avec l’altitude.
La dépense énergétique
sera donc de plus en plus importante,
car un effort modéré
utilise une plus grande fraction
de VO2max.
La lutte contre le froid de
plus en plus intense nécessite
également une dépense
énergétique supplémentaire.
Entre 2000 et 5000m, les
difficultés d’adaptation
à l’effort sont
déjà plus marquées,
en rapport avec l’hypoxie
qui s’installe progressivement.
L’élévation
de la fréquence cardiaque,
du rythme respiratoire, va apparaître
pour des efforts de plus en
plus faibles, voire même
au repos.
La stimulation de l’érythropoïèse
pour satisfaire le transport
de l’oxygène en
atmosphère d’hypoxie
sera de plus en plus marquée.
L’hypoxie se manifestera
par d‘autres signes, une
perte de l’appétit,
des nausées, des maux
de tête, qui ne faciliteront
pas les prises alimentaires.
La déshydratation
sera de plus en plus importante,
en rapport avec l’augmentation
des dépenses énergétiques,
mais également l’hyper
ventilation, l’atmosphère
climatique.
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