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Sportif
Fatigué :
Modifiez votre alimentation ! |
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| Les
facteurs de fatigue chez le sportif
sont nombreux et l’obligent
généralement à
s’accorder une période
de repos, sous peine de la voir
persister jusqu’à
l’épuisement et le
surentraînement. |
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Il
peut s’agir :
- d’une inadaptation
de l’entraînement,
en rapport avec une charge de
travail excessive, par des séances
trop intenses ou trop rapprochées,
qui altèrent la tolérance
à l’effort. Cette
fatigue s’accompagne de
troubles
du sommeil, de l’appétit,
parfois de l’humeur. Négligée,
elle conduit progressivement
au surentraînement.
- d’une cause
extra sportive, par
une activité profes-sionnelle
physiquement éprouvante
qui accentue la charge de travail
musculaire, par un investissement
professionnel excessif au détriment
du sommeil réparateur
ou par des facteurs de stress
tels qu’une contrariété
ou une souffrance psychologique.
- d’un épisode
infectieux qui altère
les capacités physiques,
induit une fatigue et justifie
d’ailleurs un repos sportif
de principe. Cette période
de méforme d’origine
infectieuse est généralement
brève lors des infections
les plus courantes. Elle peut
perdurer sur plusieurs semaines
pour certains virus tels que
la mononucléose infectieuse,
le cytomégalovirus, la
toxoplasmose. Dans ce cas, le
déroulement de la saison
sportive est compromis, sans
aide thérapeutique réellement
efficace.
- de différentes
erreurs
alimentaires peuvent également
être incriminées
dans la survenue d’une
fatigue. Ces causes sont mal
connues, négligées,
et parfois longues à
se corriger.
Quatre
causes sont fréquemment
rencontrées
- Fatigue et carence énergétique
- Fatigue et déshydratation
- Fatigue et carence calcique
- Fatigue et carence en fer
Fatigue
et carence énergétique
Une carence énergétique
est évidemment source
de fatigue, puisque la quantité
d’énergie apportée
par l’alimentation ne
suffit plus à compenser
les dépenses musculaires.
Le déficit énergétique
s’aggrave progressivement,
causant une baisse des performances,
et se poursuit jusqu’à
ce que les réserves soient
épuisées.
Cette situation peut
se rencontrer lorsque la ration
d’effort est inadaptée.
Ceci s’observe lors de
séances d’entraînement
de longue durée (cyclisme,
course à pied, aviron,
natation…), exécutées
avec une ration d’effort
(aliment ou boisson) déficiente
ou absente.
L’énergie est apportée
en début de séance
par les stocks de glycogène
situés au sein des muscles
et du foie, jusqu’à
leur épuisement progressif,
se manifestant par une hypoglycémie,
une fatigue intense et la sensation
de « jambes coupées
».
Une alimentation
déséquilibrée
et inadaptée à
la charge d’entraînement
peut également en être
la cause. Une carence énergétique
peut s’installer sur plusieurs
jours, de façon insidieuse,
lorsque les apports en glucides
sont insuffisants, sous forme
de rations appauvries en féculents
et produits céréaliers.
Cette erreur est fréquemment
observée dans les sports
à catégories de
poids. Non seulement
l’apport global en énergie
est insuffisant, mais le sportif
commet l’erreur de délaisser
certains aliments indispensables.
L’équilibre
alimentaire n’est
plus respecté. Les carences
ne sont plus exclusivement glucidiques
et énergétiques,
mais s’accompagnent souvent
d’un déficit généralisé
de l’ensemble des nutriments.
L’apport en oligo-éléments
étant directement dépendant
de l’apport énergétique,
les carences associées
en minéraux
et vitamines
sont quasi constantes. Il en
est de même pour les acides
gras essentiels, et certains
acides aminés, dont les
déficiences sont consécutives
à une négligence
de certains aliments essentiels
dans l’alimentation du
sportif.
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Cette
carence énergétique
entretient l’état de
surentraînement, non
seulement par les répercussions
physiques directes sur l’aptitude
à l’effort consécutives
à la carence d’énergie,
mais également par les répercussions
sur un grand nombre de fonctions ou
d’organes autres que l’appareil
locomoteur.
Ceci explique l’apparition de
troubles du sommeil, des troubles
digestifs, de l’anxiété
et des troubles de l’humeur,
d’une déminéralisation
osseuse, des altérations des
secrétions hormonales avec
des effets sur les cycles menstruels
chez les sportives par exemple.
Assurer des apports
énergétiques adaptés
à la pratique physique, constitue
un enjeu de performance et de santé.
Fatigue
et déshydratation
Le terme de déshydratation
désigne les situations qui
s’accompagnent d’un déficit
corporel en eau, consécutif
à une insuffisance d’apport
d’eau de boisson et/ou des pertes
importantes.
L’eau
est un besoin vital. L’adaptation
à l’effort lors d’une
pratique physique augmente les besoins
en eau selon plusieurs mécanismes
:
Le fonctionnement musculaire, représenté
par la machinerie contractile et énergétique
des fibres, nécessite un statut
hydrique correct. Toute déshydratation
est source de fatigue et de blessure
musculaire.
La gestion des stocks d’énergie
fait appel à l’eau pour
stoker le glycogène, et renforcer
les réserves utiles aux futures
performances.
L’eau participe à l’adaptation
cardiovasculaire, en conditionnant
le volume sanguin, la régulation
de la pression artérielle,
l’efficacité de la circulation
sanguine.
L’eau intervient pour réguler
la température du corps.
Tout effort physique entraîne
une élévation de la
température corporelle.
La transpiration permet d’éliminer
cette chaleur produite, sous couvert
d’un apport hydrique correct.
Vu l’implication de l’eau
dans la contraction musculaire et
l’adaptation à l’effort,
on comprend aisément que tout
déficit hydrique aura des répercussions
délétères sur
la tolérance de l’effort.
Un déficit d’apport en
eau entraînera inévitablement
une perte de performance, une fatigue,
et augmente le risque de blessure.
Cette fatigue peut se rencontrer ponctuellement
lors d’un entraînement
si la prise de boisson ne compense
pas les pertes consécutives
à la durée de l’effort
ou aux conditions climatiques éprouvantes.
Elle peut également se concevoir
sous forme d’une déshydratation
chronique, d’installation progressive,
en rapport avec des apports insuffisants
en eau de boisson dans la vie de tous
les jours. Peu à peu,
l’insuffisance de renouvellement
de l’eau ne permet plus à
l’organisme de s’adapter
aux contraintes de la vie quotidienne,
et à fortiori aux exigences
de l’activité.
L’apparition d’une fatigue
ou fatigabilité à l’effort
en est le reflet.
Fatigue
et carence calcique
Le calcium
fait partie des minéraux les
plus essentiels chez le sportif.
Il est étroitement impliqué
dans le métabolisme du squelette.
Il renforce les os, prévient
le risque de fracture
de fatigue ou d’ostéoporose.
Il influence l’excitabilité
neuromusculaire, la conductibilité,
la contractilité des muscles.
Enfin, il participe à la perméabilité
des membranes biologiques (qui conditionne
ainsi les échanges). L’assimilation
du calcium est étroitement
liée à celle d’autres
minéraux tels que le fer, le
magnésium…
Signes de carence
calcique
A court terme, il est difficile d’identifier
des signes spécifiques d’une
carence d’apport calcique.
Les effets sont plus sévères
à long terme, avec une altération
de la minéralisation osseuse,
facteur favorisant la survenue d’une
fracture de fatigue, d’un retard
de croissance chez l’enfant
sportif, d’une ostéomalacie
chez l’adulte.
Chez le sportif, le déficit
d’apport calcique se manifeste
par une fatigue générale,
non seulement lors de la pratique
sportive, mais également dans
la vie de tous les jours, avec notamment
un manque d’entrain. La fatigabilité
à l’effort, l’altération
des performances en terme de récupération,
de coordination et de vitesse ne sont
pas spécifiques, et restent
difficiles à objectiver.
Le
Saviez-Vous ?
Les
Sources de Calcium :
Il existe de nombreuses sources
de calcium
dans l’alimentation humaine,
mais l’absorption
est différente d’un
aliment à un autre.
Les produits
laitiers, et certaines eaux
minérales sont particulièrement
riches en calcium, et bénéficient
d’une bonne absorption.
Leur consommation est fortement
recommandée en cas de pratique
physique régulière.
D’autres aliments tels que
certains végétaux
contiennent du calcium (persil,
cresson,
mâche…), mais l’assimilation
est beaucoup plus faible, et ne
peut pas couvrir à elle
seule les besoins du sportif.
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Fatigue
et carence en fer
Le fer
garde une place privilégiée
dans l’alimentation du sportif,
pour être souvent impliqué
dans les états de fatigue ou
de baisse de performance.
Mieux
connaître
Le
fer se présente sous deux
formes : Le
fer héminique
(70%) participe à la fabrication
de l’hémoglobine
contenue dans les globules rouges,
qui fixe et transporte l’oxygène
des poumons, jusqu’aux cellules
de l’organisme.
Il participe ainsi aux échanges
gazeux O2 CO2. Le fer
agit comme un transporteur d’oxygène
pour approvisionner les muscles
en activité,
qui en ont un besoin accru.
Cette implication dans la respiration
cellulaire est primordiale dans
les activités d’endurance,
pour permettre une bonne tolérance
de l’effort.
Le fer héminique intègre
également la myoglobine,
qui correspond à une réserve
d’oxygène musculaire.
Le fer non héminique
(30%) correspond aux formes de
transport et de réserve.
Il participe également
au fonctionnement et à
la fabrication de nombreuses enzymes
aux fonctions multiples, impliquées
dans l’oxygénation
tissulaire, le métabolisme
énergétique, la
régulation hormonale, la
synthèse d’ADN….
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Le métabolisme du fer présente
la particularité de se faire
en circuit fermé. Le fer rentrant
dans la fabrication de l’hémoglobine
sera recyclé et réutilisé
après destruction des globules
rouges.
Les pertes
de fer chez le sportif
Les pertes sudorales sont habituellement
minimes, mais peuvent s’accentuer
en cas de
transpiration abondante, selon
les conditions climatiques et la durée/intensité
de l’effort.
Les pertes digestives peuvent être
consécutives à des inflammations
des muqueuses, des microtraumatismes
ou à des phénomènes
ischémiques, essentiellement
au niveau intestinal ou gastrique.
Il peut exister enfin quelques fuites
de fer secondaires à une hémolyse
intra vasculaire (éclatement
des globules rouges).
Les besoins sont accrus chez
la femme enceinte ou en période
menstruelle, ainsi que chez l’enfant
sportif en période de croissance.
Signes
de carence
Les carences en fer se rencontrent
chez les sportifs lors de régimes
hypocaloriques trop restrictifs ou
mal conduits, ainsi que dans les disciplines
d’endurance. La fatigue, ou
une fatigabilité à l’effort
en sont les manifestations habituelles.
La ferritine est une réserve
circulante de fer, qui reste diffusible
en fonction du statut et des besoins.
Son dosage sanguin permet d’objectiver
une carence en fer. Toutefois, le
retentissement d’une carence
en fer sur les fonctions de l’organisme
s’exprime de façon variable.
Il ne semble pas exister de correspondance
entre l’importance d’une
carence biologique, et ses répercussions
cliniques en particulier sur la fatigue
et l’altération des performances.
Pour
en savoir plus
Les
aliments riches en fer :
On distingue deux sources de fer
dans l’alimentation humaine
: Les sources
animales sont liées
aux apports protéinés,
et sont représentées
par les œufs, les produits
de la pêche, les produits
carnés dont les abats en
sont les plus riches. La consommation
quotidienne de deux rations de
protéine animale permet
de satisfaire les besoins en fer.
Les abats sont recommandés
au moins une fois par mois.
Les sources végétales
sont contenues dans de nombreux
légumes tels que le persil,
cresson, épinard,
légumes secs, fruits secs.
L’absorption est beaucoup
plus limitée. ….
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Le statut des réserves en fer
participe également à
la régulation de son absorption,
celle-ci étant accentuée
en cas de réserves faibles
(et vice-versa).
La biodisponibilité du fer
est diminuée par les tanins
(thé,
café), épices, calcium,
zinc, les phytates (son).
Inversement, l’absorption du
fer est favorisée par la vitamine
C, d’où l’intérêt
des associations fer + vitamine C
que l’on retrouve en pratique
dans certains plats : lentilles persillées
– salade de foie tomate noix
agrumes assaisonnée d’un
jus de citron – boudin purée
de pommes de terre…
Faut il complémenter ?
Les carences en fer peuvent généralement
être corrigées par des
règles diététiques
adaptées, en orientant l’alimentation
quotidienne vers les produits riches
en fer. Il faut veiller également
à diminuer la consommation
de thé et/ou café, et
à l’inverse favoriser
celle de vitamine C.
Il n’existe aucune indication
de complémentation en fer,
sans preuve biologique de carence
manifeste (ferritinémie
inférieure à 35?g) !
Avant d’envisager de complémenter,
il faut bien sûr évaluer
l’importance des répercutions
de cette carence sur l’état
de santé, et tenir compte des
résultats biologiques antérieurs.
En effet, certains sportifs supportent
très bien un taux sanguin relativement
bas en fer (ferritine), sans symptômes
ni baisse de performance.
Toute complémentation en fer
répond à une indication
précise, et justifie une surveillance
médicale et biologique régulière.
La prise orale de fer est souvent
mal tolérée, responsable
de coliques intestinales, de selles
noirâtres, et expose éventuellement
à des signes de surdosage.
De nombreuses études ont démontré
qu’une supplémentation
systématique en fer, sans terrain
de carence, n’apporte aucun
effet sur le niveau de performance,
mais expose aux complications du surdosage.
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