| Les vitamines
sont des substances organiques n'ayant
pas de valeur énergétique,
nécessaires à l'organisme,
non fabriquées par le corps humain
et fournies par l'alimentation.
Mieux connaître
les termes :
vitamines, anti-oxydants, compléments
alimentaires
La pratique du sport ou d'activité
physique augmente la dépense
énergétique. Celle-ci
a pour conséquence d'augmenter
les vitesses de réaction oxydatives
car on considère que la quasi-totalité
de l'oxygène utilisé
lors de la pratique sportive est liée
à des processus oxydatifs.
Le sportif a donc naturellement tendance
à vouloir optimiser ses performances
en agissant sur les différents
processus permettant l'apport d'oxygène
au niveau des muscles.
Les anti-oxydants sont nombreux.
On peut citer le zinc, le cuivre,
le manganèse, le sélénium,
mais également les vitamines
comme la vitamine C, la vitamine E,
et les compléments alimentaires
comme le sélénium, rentrant
dans la famille des oligo-éléments.
Bien entendu, le fer joue un rôle
capital dans le transport de l'oxygène.
Le calcium et le magnésium
interviennent également dans
certaines régulations de ce
transfert.
De nombreuses préparations
vendues en commerce proposent donc
des mélanges de vitamines,
d'anti-oxydants et de compléments
alimentaires avec des acides aminés
et des oligo-éléments.
Les oméga 3 et 6 peuvent jouer
un rôle complémentaire.
Les effets théoriques
sur l'organisme sont nombreux :
• amélioration de l'activité
physique,
• amélioration des troubles
du sommeil,
• amélioration des troubles
de la mémoire,
• meilleure réponse au
stress,
• meilleur contrôle des
allergies
• meilleure récupération
post-effort
• optimisation d'une alimentation
équilibrée
Dans ce cas, on comprend pourquoi
un grand nombre de sportifs utilise,
use et abuse de ces produits qui n'ont
pas eu de validation scientifique,
et qui individuellement peuvent être
séduisants.
Les apports
nutritionnels conseillés (A.N.C.)
Les apports nutritionnels conseillés
définissent les besoins nutritionnels
moyens en macro et micro-nutriments
et tiennent compte non seulement des
données scientifiques récentes
mais aussi de l'âge, du sexe,
de l'activité physique, des
états physiologiques, des habitudes
alimentaires, des sports pratiqués
et des environnements écologiques.
Il est indispensable de respecter
les A.N.C., qui ont été
définis par un comité
scientifique et qui permettent de
garantir une alimentation équilibrée,
respectant les apports nécessaires
afin d'éviter tout risque de
surmenage.
Quelles vitamines
chez le sportif ?
Les vitamines du groupe B permettent
une régulation du métabolisme
énergétique, une bonne
contractilité musculaire, une
bonne condition nerveuse, et une régulation
des transferts en oxygène.
Les vitamines B sont contenues essentiellement
dans les œufs, le foie, la viande,
les légumes verts, les céréales
complètes, les légumes
secs, les poissons, pommes de terre
et pains aux céréales.
A noter que les populations les plus
à risque sont celles souffrantes
de malabsorption chronique, ceux souffrant
d'alcoolisme chronique, et les personnes
âgées.
La vitamine C, chouchou des sportifs,
est souvent suffisante lors de l'apport
d'une alimentation normale. Sa carence
a provoqué l'une des maladies
les plus connues qui s'appelle le
scorbut. Heureusement, aujourd'hui,
une alimentation équilibrée
permet d'éliminer totalement
cette maladie.
La vitamine C joue un grand rôle
dans la régulation du métabolisme
de l'oxygène, avec un rôle
sur le métabolisme du fer.
C'est un défatiguant chez le
sportif.
Les aliments les plus riches sont
les fruits, avec en particulier le
kiwi, les agrumes et le cassis. Certains
légumes en sont riches également,
tels que le chou et le chou-fleur.
On peut également conseiller
le poivron et le persil.
Faut-il systématiquement
prendre de la vitamine C
avant la pratique du sport ?
Il faut savoir que chez le nourrisson,
l'apport en quotidien est de 35 mg/jour,
et que chez l'enfant l'apport varie
entre 35 et 60, alors que chez l'adolescent
et l'adulte, l'apport est de 60 à
100 mg/jour.
En comparaison, 100 grammes de kiwi
apportent entre 20 et 200 mg de vitamine
C.
Dans ces conditions, on peut considérer
que la consommation de 5 fruits et
légumes minimum par jour remplit
largement notre besoin en vitamine
C.
La vitamine D peut être apportée
en complément d’un régime
équilibré riche en calcium
et produits laitiers chez les enfants
et adolescents, et en particulier
lors de la pratique d’un sport
en salle. Cet apport est conseillé
dès le début de l’automne
et jusqu’au printemps, car de
nombreux adolescents sportifs sont
carencés en vitamine D.
La vitamine D est apportée
soit en en gouttes journalières,
soit en dose pour 3 mois. Attention
au surdosage inutile et dangereux.
On conseille 100.000 U en début
et en fin d’hiver chez les 6-18
ans.
La vitamine E joue un rôle
de protecteur vis à vis de
certaines affections cardio-vasculaires
et cancéreuses, et joue aussi
un rôle sur les radicaux libres,
et donc par son rôle anti-oxydant,
est intéressante chez les sportifs.
Son stockage est situé essentiellement
des tissus adipeux, du foie et des
muscles. On trouve principalement
la vitamine E dans les huiles de germe
de blé, l'huile de tournesol,
la margarine, les noisettes, les amandes,
les noix, pistaches, cacahuètes,
les poissons gras, les légumes
verts et les œufs.
On comprend aisément qu'une
alimentation normale et équilibrée
apportant au moins 5 fruits et légumes
par jour, avec un complément
en huiles, poissons gras et œufs,
suffit à apporter l'apport
nutritionnel conseillé en vitamine
E.
Comment dépister
les carences ?
Sans parler de l'apparition de maladies
anciennes, on peut par manque d'apport
en vitamines dans l'alimentation,
ressentir un état de subcarence
qui correspond à une fatigabilité,
à une diminution de la résistance,
à une diminution des résultats
sportifs, à des trouble du
sommeil, et à une irritabilité
anormale.
Dans ce cas, le médecin pourra,
avec l'aide d'une diététicienne,
contrôler l'équilibre
alimentaire, et vérifier si
les apports nutritionnels conseillés
sont respectés.
Dans des cas plus complexes, des
dosages spécifiques sanguins
peuvent être réalisés.
Ceux ci sont coûteux et non
remboursés par la Sécurité
Sociale.
Y a-t-il
une utilité d’apport
complémentaire en micro-nutriments
?
On peut penser qu’un entraînement
intensif (plus de 5 H/semaine) génère
un déficit en fer, magnésium,
zinc, cuivre, sélénium,
vit B, B6, A, C, E et vit D.
Toute la question repose sur le rôle
de l’alimentation du sportif
: en principe, une bonne alimentation
au delà de 3.000 calories/jour
est quantitativement et qualitativement
suffisante.
Toutefois, des cocktails en vitamines,
minéraux et anti-oxydants du
commerce peuvent être utiles.
Il faut toutefois en parler à
son médecin, prendre les produits
français, et ne rien acheter
par internet et à l’étranger.
En définitive,
que faire ?
Les grands principes alimentaires
vont couvrir largement vos besoins
en énergie, vitamines, sels
minéraux, anti-oxydants et
compléments alimentaires. Il
s'agit de conseils généraux
:
• 5 fruits et légumes
par jour
• apport d'aliments céréaliers
: pâtes, riz, pommes de terre,
légumes secs
• du lait et laitage trois fois
par jour
• de la viande, du poisson ou
des œufs une à deux fois
par jour, avec du poisson gras au
moins deux fois par semaine
• matières grasses en
quantité limitée mais
en privilégiant celles d'origine
végétale
• en quantité limitée,
on apportera des produits sucrés
: confiserie, patisserie, boissons
sucrée, barres chocolatées,
mais attention aux aliments à
la fois gras et sucrés
• l'alcool ne sera pas interdit
mais on ne devra pas dépasser
deux verres de vin de 10 cl par jour
Conclusion
N'hésitez pas à consulter
votre médecin ou une diététicienne
ou un nutritionniste. Retenez toutefois
qu'à priori, une bonne alimentation
remplace tout apport artificiel.
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