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| Vitamines
et sport |
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L’optimisation
des performances passe souvent
chez le sportif par la prise de
vitamines ou autres compléments
alimentaires.
On a tendance à penser
que plus on prendra
de vitamines, plus on compensera
les carences, plus les résultats
sportifs seront améliorés. |
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Il
faut combattre cette idée
tout en acceptant que le sport
peut engendrer certaines fatigues
dues à l’exigence
même de l’entraînement
et de la compétition, avec
une consommation plus importante
que chez le sédentaire,
d’énergie engendrant
de possibles carences.
On a donc trop tendance à
prendre des vitamines sans une
évaluation préalable.
Une bonne nutrition chez
le sportif est souvent
la réponse adaptée
et suffisante à la prévention
des coups de fatigue.
Historique
La découverte des vitamines
fut une véritable révolution.
On retrouve dans des écrits
chinois datant de 2600 ans avant
JC, la description de maladies
comme le Béribéri
ou le Scorbut liées à
une mauvaise alimentation et un
manque de vitamines.
En fait, c’est en 1911
que Funk va faire apparaître
un nouveau nom : la vitamine,
venant de vie ou de vital.
Depuis, de nombreux chimistes
ont réalisé des
travaux pour découvrir,
synthétiser et fabriquer
des vitamines.
Les différentes
vitamines
Il existe 13
vitamines, classées
selon deux catégories,
appelées vitamines liposolubles
ou vitamines hydrosolubles. |
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Les
vitamines liposolubles sont les vitamines
A, D, E, K
Les vitamines hydrosolubles sont les
vitamines B1, B2, PP, B5, B6, B8, B9,
B12 et la vitamine C.
Les apports
en vitamines
Les vitamines permettent d’assurer
le fonctionnement de l’organisme
qui est capable de les stocker et de
les utiliser à bon escient quand
cela est nécessaire. En France,
et dans la plupart des pays civilisés,
l’apport alimentaire équilibré
suffit pour procurer une ration quotidienne
de vitamines hydrosolubles et liposolubles
satisfaisante.
Toutefois, dans certains
cas, lors de maladies chroniques, de
travaux pénibles, voire lors
de pratique de sport intensive et l’apparition
du surentraînement, on peut retrouver
dans l’organisme par dosage des
insuffisances en vitamines.
Les apports nutritionnels conseillés
(A.N.C.) recommandent pour chaque type
de population (âge, sexe, activité
et mode de vie) un ordre de grandeur
nécessaire et suffisant d’apports
en vitamines.
Des circonstances de la vie (grossesse,
personne âgée, adolescence)
mais également du mode vie (consommation
de tabac, alcool ou inactivité)
sont des facteurs de risque vers des
hypovitaminoses.
Le risque d’insuffisance
en vitamines existe donc. Il
faut les connaître pour mieux
les contrôler (encadré
ci-contre).
Vitamines et
pratique sportive
Il est nécessaire de différencier
les âges de pratique sportive
et de surveiller essentiellement des
enfants
et des adolescents.
L’apport en vitamines doit permettre
à l’organisme d’assumer
un volume d’entraînement
supérieur à celui effectué
par les enfants du même âge.
Par ailleurs, les performances doivent
être réalisées sans
mettre en cause la santé de l’enfant
sportif. L’apport supplémentaire
en vitamines peut donc, dans certains
cas, être justifié. Mais
pas d’apport systématique
inutile.
Il semble que seuls les enfants
ayant une activité sportive supérieure
à 5 heures/semaine sont
concernés par un déficit
potentiel en vitamines
B1, B2
et B6.
Pour l’ensemble des autres populations
sportives, un équilibre alimentaire
avec un apport énergétique
adapté à la pratique semble
suffisant pour éviter
des hypovitaminoses.
Il faut retenir qu’un excès
d’apport en vitamines ne peut
en aucun cas améliorer la performance
sportive. Bien au contraire, dans certains
cas, un excès en vitamines
peut être dangereux pour la santé.
Les vitamines ne sont pas des produits
dopants, mais l’apport en vitamines
couplé à la prise de compléments
alimentaires peut avoir des effets positifs
sur les tests urinaires réalisés
pour la
lutte contre le dopage.
Le bon conseil
Chez l’enfant et l’adolescent
sportif, on doit être vigilant
quant à l’apport de vitamines
E et plus largement, celui des anti-oxydants.
La vitamine D peut
être apportée en complément
d’un régime supplémenté
en calcium
et en magnésium,
surtout dans les sports qui se déroulent
en salle. Cette supplémentation
est conseillée en début
et en fin d’hiver.
Chez tout sportif qui pratique un sport
à poids entraînant des
déséquilibres alimentaires,
des carences vitaminiques peuvent survenir.
L’apport en vitamines du groupe
B sera envisagé si l’enfant
pratique un certain volume d’entraînement
(+/- 3-5 heures/semaine) ; et si le
médecin le juge nécessaire.
Des dosages vitaminiques sont possibles,
ils sont coûteux et non remboursés.
Parlez en à votre médecin.
Il est le seul à pouvoir vous
consulter. Conclusion
Que ce soit pour la vitamine C ou autre
vitamine, dans le cadre d’une
hygiène alimentaire normale et
d’un entraînement bien contrôlé,
il n’y a pas, sauf cas particulier,
nécessité d’apporter
une supplémentation en vitamine
chez l’enfant et l’adolescent
sportif.
Une pratique supérieure à
5 heures / semaine peut permettre de
s’interroger sur quelques adaptations
en fonction de l’hygiène
alimentaire et des états de fatigue
dus à un surentraînement
ou à la compétition.
En aucun cas, un excès
en vitamine permet de stimuler et d’améliorer
la performance. Prendre des
vitamines sans contrôle peut conduire
à des hypervitaminoses ayant
des effets contraires à ceux
recherchés.
Le suivi médical, la bonne
pratique des entraînements, la
bonne hygiène de vie et une alimentation
équilibrée sont
des réponses adaptées
à la prise inutile de vitamines,
qui est dans une certaine mesure une
première démarche vers
une conduite dopante.
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| Principaux
effets négatifs d’un
manque de vitamines |
Une « carence » de
vitamines apporte globalement
les effets suivants :
• vitamine A
[fiche]
gêne de la vision nocturne,
peau sèche, sensibilité
au soleil, infections pulmonaires
et ORL récidivantes, dégénérescence
liés à l’âge,
cécité, stérilité
• vitamine D
[fiche]
rachitisme chez l’enfant,
ostéoporose et ostéopénie
chez les personnes âgées,
crises de tétanie
• vitamine E
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anémie, atteintes cardiaques,
troubles neurologiques et du système
nerveux • vitamine
K [fiche]
accidents hémorragiques
• vitamine B1
[fiche]
béribéri (fatigue,
amaigrissement, manque d’appétit),
troubles psychiques
• vitamine B2
[fiche]
inflammation de la peau et de
la bouche, cheveux fragiles, ongles
cassants, gêne à
la luminosité
• vitamine PP
[fiche]
fatigue, diarrhées, troubles
psychiques, dermite (pellagre)
• vitamine B5
[fiche]
chute des cheveux, troubles intestinaux,
maux de tête, vomissements,
fatigue
• vitamine B6
[fiche]
fatigue, nausées, irritabilité,
état dépressif,
anémie, dermite •
vitamine B8 [fiche]
asthénie, dermite, dépressions,
• vitamine B9
[fiche]
fatigue, état dépressif,
troubles du sommeil, troubles
psychiques, troubles neurologiques,
neuropathies
favorise les avortements à
répétition
• vitamine B12
[fiche]
fatigue, manque d’appétit,
anémie, troubles de la
mémoire, troubles neurologiques
• vitamine C
[fiche]
fatigue, manque d’appétit,
somnolence, faible résistance
aux infections
Cette liste, non limitative, n’est
évidemment donnée
que pour vous informer sur les
conséquences d’un
déficit grave en vitamines,
prolongé et vérifié.
Il est nécessaire au moindre
doute de consulter votre médecin,
qui évaluera effectivement
ces carences.
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