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Ainsi, un sportif ne peut pas faire l’objet de sanctions sportives lorsqu’il
consomme hors compétition des
stimulants (amphétamines, cocaïne
par exemple), des narcotiques (méthadone
ou morphine par exemple), des cannabinoïdes
ou des corticoïdes. Il convient
toutefois de se féliciter de
l’interdiction en et hors compétition,
à partir de 2005, des bêta2-agonistes,
contenus en particulier dans les médicaments
contre l’asthme.
Le CPLD regrette également
l’assouplissement des règles
relatives à la prise de médicaments
contenant des corticoïdes : en
2005, l’usage de pommade contenant
des corticoïdes ne sera pas interdit.
Pourtant, les pommades dont les effets
dopants restent limités, peuvent
être utilisées comme
alibi et servir à masquer des
injections de corticoïdes par
voie générale, pour
laquelle l’effet dopant est
certain.
Le CPLD déplore enfin que,
par rapport à 2004, cinq sports
aient demandé et obtenu que
l’utilisation d’alcool
ne soit plus interdite et sanctionnée
(gymnastique, lutte, roller-skating,
triathlon et football) et que le football
ne figure plus dans la liste des sports
pour lesquels les bêta-bloquants
sont interdits. Or le code mondial
antidopage ne prévoit pas la
possibilité pour les fédérations
internationales d’assouplir
la liste des produits applicable à
leur sport, mais seulement de la durcir.
La liste 2005 comporte cependant
des avancées qu’il faut
noter. Ainsi, le CPLD se félicite
de l’interdiction des bêta2-agonistes
en et hors compétition et de
celle des perfusions intraveineuses,
aujourd’hui souvent réalisées
dans des conditions sanitaires inquiétantes.
Le CPLD relève également
avec satisfaction que l’interdiction
des agents anti-oestrogènes,
dont l’utilisation accompagne
généralement la prise
de stéroïdes anabolisants,
n’est plus limitée aux
seuls sportifs de sexe masculin.
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