"Les conduites dopantes sont très répandues, même dans le milieu
du travail. Pour les athlètes et les pratiquants sportifs, le dopage
représente une rupture du contrat qui les lie aux institutions.
C'est une atteinte à l'éthique sportive."
Cette
pilule « magique »
permet de stimuler les fibres
musculaires spécifiquement
liées aux efforts d’endurance,
sans qu’il soit préalablement
nécessaire de mettre en
place un programme d’entraînement
spécifique.
Qu’est-ce
que l’AICAR ?
Il s’agit d’uneacadésine
(lien Wikipédia) connue
depuis 1956 et considérée
comme cardio-protecteur mais non
commercialisée à
ce jour.
Les laboratoires GlaxoSmithKline
(GSK) a produit également
une gélule qui remplace
l’effort physique, appelé
GW501516. Il s’agit d’un
puissant agoniste des PPAR delta,
présent dans l’organisme
au niveau du tissu adipeux et
des muscles. Ces pilules
ne sont pas aujourd’hui
des médicaments,
car il n’y a pas encore
à ce jour d’indications
médicales définies.
Toutefois,
les effets sont :
• stimulation et activation
des fibres musculaires
pour améliorer l’endurance.
• diminution de
la fatigue, permettant
soit de réduire
la durée ou l’intensité
l’entraînement, soit
de l’améliorer
en produisant des efforts moindres
pour
de meilleures sensations.
• augmentationdes
filières aérobie
de façon
certainement plus significatifs
que lors
d’un programme scientifiquement
adapté
lors d’un plan d’entraînement
classique.
C’est quelques jours avant les
Jeux
Olympiques de Pékin que la
revue américaine « Cell
» a publié les résultats
d’une étude montrant les
effets spectaculaires de ces molécules
sur l’endurance musculaire.
Celle-ci a donc jeté un trouble
dans le milieu sportif, car
les améliorations sur l’animal
étaient telles que l’on
pouvait obtenir près de 40% de
progrès sans entraînement.
Le kit de détection lors des
contrôles antidopage n’a
semble-t-il pas été prêt
pour les Jeux Olympiques de Pékin.
En raison de ces propriétés,
l’Aicar a été rajoutée
sur la liste des produits interdits
de
l’AMA et de l’AFLD.
Des tests de détection devaient
être prêts depuis l'automne
2009 afin de pouvoir réaliser
une étude prospective, mais surtout
de pouvoir analyser des échantillons
d’urines conservées et
congelées pour des compétitions
antérieures à cette date.
Conclusion
L’Aicar, en stimulant l’absorption
du glucose, augmente la production de
composés réactifs sensibles
avec l’oxygène au niveau
de la cellule, améliorant ainsi
de façon significative les potentialités
d’endurance.
Tous les sports qui font appel à
ces filières sont donc concernés
par cette pilule « miracle »
qui figure sur la liste des produits
interdits.