• L’alcool ne peut en aucun
cas augmenter la force musculaire, même
s’il faut de temps en temps être
un peu « déconnecté
» pour réaliser des efforts
surhumains.
• L’inhibition induite par
l’alcool peut jouer un rôle
anti-stress. Toutefois, il faut l’utiliser
à dose homéopathique,
les inconvénients étant
souvent supérieurs aux avantages.
• L’alcool n’augmente
pas la confiance en soi. Au contraire,
il s’agit d’un « faux-semblant
», car sous l’emprise de
l’alcool le sportif n’est
pas lui-même.
• L’alcool tue effectivement
les microbes, mais lorsqu’il est
utilisé en alcool médical
sur des plaies et blessures.
• L’alcool ne peut en aucun
cas permettre un meilleur sommeil.
Celui qui est induit par la prise d’alcool
n’est pas réparateur.
Alcool et
Sport
Le sport peut engendrer chez beaucoup
de pratiquants un stress
pré-compétitif.
Pour ce faire, on peut être
tenté de prendre des médicaments
régulateurs du stress ou au
dernier moment inhiber ce stress par
la prise d’alcool.
Historiquement, on retrouve dans
de nombreux récits le rôle
de l’alcool dans le sport de
haut niveau. Ainsi, pour l’anecdote,
notre championne de tennis Suzanne
Lenglen utilisa devant un
public médusé à
Wimbledon le cognac pour lutter contre
une défaillance. Ceci est relaté
dans le livre sur "La Diva du
Tennis". Le Docteur Jean-Pierre
de Mondenard, dans le dictionnaire
du dopage, éditions Masson,
relate de nombreux autres exemples
qui touchent de nombreux sports.
Il n’est en aucun cas licite
de prendre de l’alcool sous
toutes ses formes pour pratiquer un
sport ou pour améliorer la
performance. Par ailleurs, l’alcool
peut potentialiser les mauvais
effets d’autres médicaments,
et agir de façon très
néfaste sur la fonction hépatique,
provoquant et amplifiant les maladies
chroniques dont le cancer du foie.
Par ailleurs, depuis janvier 2004,
l’Agence
Mondiale Antidopage a publié
la liste faisant référence
pour l’ensemble des sportifs
français comprenant un chapitre
particulier sur l’alcool.
Substances
interdites dans certains sports
L’alcool (éthanol) est
interdit en compétition seulement
dans les sports suivants.
La détection sera effectuée
par éthylométrie et/ou
analyse sanguine. Le seuil de violation
est indiqué entre crochets
:
• aéronautique (FAI)
[0,20 g/l]
• automobile (FIA) [0,10 g/l]
• billard (WCBS) [0,20 g/l]
• boules (CMSB, IPC boules)
[0,10 g/l]
• karaté (WKF) [0,10
g/l]
• motocyclisme (FIM) [0,10 g/l]
• mononautique (UIM) [0,30 g/l]
• pentathlon moderne (UIPM)
pour les épreuves comprenant
du tir [0,10 g/l]
• ski (FIS) [0,10 g/l]
• tir à l’arc (FITA,
IPC) [0,10 g/l]
Conclusion
L’alcool n’est en aucun
cas recommandé chez le sportif.
Les calories apportées par
l’assimilation d’alcool
ne sont pas utilisables pour l’effort
musculaire. Bien au contraire,
l’alcool réduit les capacités
physiques et provoque une surtoxication
de l’organisme pouvant conduire
à des complications hépatiques
gravissimes.
L’alcool n’est pas une
boisson qui réhydrate. Il ne
permet pas de lutter efficacement
ni contre le froid, ni contre la chaleur.
Si l’alcool a une réputation
d’être déstressant,
il faut savoir qu’il s’agit
d’un produit reconnu comme dopant
par dans de nombreuses fédérations
sportives.
Enfin, il ne faut pas oublier la législation
autoroutière, qui peut conduire
le sportif comme tout citoyen à
être déclaré positif
lors de la conduite automobile (alcool
test).
Par l’altération des
facultés de réaction,
l’alcool peut provoquer des
accidents gravissimes dans de nombreux
sports où la perte du contrôle
de soi peut être dangereuse
pour soi-même et pour les autres.
En période de récupération,
et lors de la 3ème
mi-temps, l’utilisation
de l’alcool doit se faire avec
modération et surtout respecter
les règles en vigueur lors
de la conduite automobile.
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