| Ils sont diligentés
par l’A.F.L.D. , une fédération
nationale ou internationale.
Tout sportif français ou étranger
se préparant en France à
une compétition peut être
soumis à un contrôle
inopiné à l'entraînement.
Les contrôles sont réalisés
par des personnes habilitées
par l'agence française de lutte
contre le dopage.
Le cheminement
du contrôle
La désignation des sportifs
et leur notification.
L'ordre de mission est établi
par l'agence française de lutte
contre le dopage qui précise
le mode de désignation, le
classement, le tirage au sort, etc.
par ailleurs, la personnalité
habilitée qui est le préleveur
peut effectuer un contrôle sur
toute personne participant à
une compétition ou un entraînement
pour lequel il est spécifiquement
missionné.
La convocation au contrôle
est notifiée aux sportifs sur
un procès-verbal auto-carboné.
Le sportif doit la lire, et la signer.
Ce procès verbal lui indique
ses droits et devoirs ainsi que le
lieu et l'heure du contrôle.
Le sportif peut se faire accompagner
par toute personne de son choix qui
peut assister à toutes les
étapes du contrôle sauf
l’entretien, l'examen médical,
et le prélèvement en
lui-même.
La procédure
du prélèvement
Dans un local prévu spécialement
à cet effet, avec une signalétique
correctement faite et suffisamment
expressive, il est prévu une
salle d'attente et des boissons non
alcoolisées et cachetées
qui seront disponibles pour le sportif.
Un bureau et un espace de prélèvement
devront être prévus.
Les étapes
du prélèvement
• le sportif convoqué
est accueilli avec son accompagnateur
par le préleveur et qui vérifie
son identité.
• Dans la salle d'attente, le
sportif prend connaissance du règlement
et peut être informé
sur l'ensemble de la procédure
en cours
• le préleveur demande
au sportif de choisir lui-même
un des flacons mis à sa disposition.
A noter que ces flacons sont sécurisés
; le sportif en cas de doute peut
refuser et choisir un autre flacon.
• Le sportif doit uriner devant
le préleveur qui assiste à
cette émission d'urine afin
de remplir suffisamment de flacons
qui seront envoyés pour contrôle.
• Le sportif manipule et rebouche
lui-même les deux flacons.
• Chaque flacon est placé
dans un étui qui est scellé
et codé devant le sportif.
Les numéros de code sont ceux
qui seront reportés sur le
procès-verbal ; le sportif
doit contrôler l'ensemble de
la procédure avec éventuellement
la personne de son choix.
• Les deux prélèvements
seront envoyés au laboratoire
habilité pour effectuer ces
analyses.
• Le préleveur rédige
le procès-verbal signé
par le sportif, le préleveur,
et le délégué
fédéral s'il y en a.
• Le procès-verbal doit
contenir toute observation nécessaire
afin que le sportif puisse être
protégé de ses droits.
• Il est important de préciser
que le sportif doit, lors de l'interrogatoire
médical, signaler tout produit,
médicament ou substances qu’il
prend ponctuellement ou habituellement
et pour laquelle il possède
une autorisation d'usage thérapeutique.
Par ailleurs, s’il prend d'autres
produits, de façon usuelle
ou ponctuellement, il doit les signaler
également.
Rôle
du délégué fédéral
Lorsqu'il y a un délégué
fédéral, celui-ci est
chargé du bon déroulement
de l'ensemble du contrôle, avant,
pendant et après celui-ci.
Il doit s'assurer de la mise en conformité
du local et du fléchage du
lieu. Il doit être présent
lors de la désignation des
sportifs et vérifier leur identité.
Il ne peut toutefois n'y assister
à l'entretien, ni à
l'examen médical, ni au prélèvement.
Il signe par contre le procès-verbal
du contrôle.
Cheminement
des flacons
Les échantillons contenant
l'urine du sportif sont envoyés
sous scellés à l'agence
française de lutte contre le
dopage à Châtenay-Malabry,
département des analyses, ou
à un autre laboratoire habilité
selon convention avec l'organisateur
de la compétition.
Les deux flacons sont séparés
: le flacon A est analysé,
le flacon B reste cacheté en
vue éventuelle d'une analyse
complémentaire. Ces flacons
sont envoyés par le préleveur
directement aux laboratoires concernés
et acheminés par une structure
choisie fiable et rapide.
Le résultat
du contrôle
Le laboratoire de Châtenay-Malabry
ou tout autre laboratoire adresse
le résultat à la fédération
sportive concernée et au collège
de l'Agence Française de Lutte
contre le Dopage, et éventuellement
pour information aux autres structures
concernées.
Dans le cas d'un contrôle positif,
une fois le sportif identifié,
une procédure disciplinaire
sera mise en oeuvre.
La procédure
disciplinaire
La fédération ou l'Agence
Française de Lutte contre le
Dopage informe par lettre recommandée
avec accusé de réception
de manière plus directe possible
le sportif concerné de la positivité
de son contrôle et l’informe
de ses droits pour la mise en place
d'une contre-expertise.
Le sportif peut alors dans un délai
de cinq jours (plus s'il est domicilié
hors de France), demander à
ses frais une contre-expertise qui
sera effectuée sur le flacon
B. Le sportif à ce moment-là
se faire assister de toute personne
de son choix.
Les sanctions
encourues
En cas de confirmation de la positivité
du sportif, soit sur le flacon A sans
contre-expertise, soit sur le flacon
B après contre-expertise, la
procédure disciplinaire relève
de la fédération sportive
concernée, lorsque le sportif
est licencié dans une fédération
sportive française ou par l'Agence
Française de Lutte contre le
Dopage dans tous les autres cas.
Le sportif est alors averti et convoqué
par lettre recommandée avec
accusé de réception
devant la commission disciplinaire
fédérale de lutte contre
le dopage de première instance.
Le sportif organise sa défense
comme il l'entend ; la décision
de la commission disciplinaire est
alors notifiée au sportif,
par lettre recommandée avec
accusé de réception.
Cette notification peut être
aussi transmise aux fédérations
internationales et à l’A.M.A.
Le sportif peut faire appel dans
un délai de 10 jours, des procédures
d'appel sont prévues par chaque
fédération. L'Agence
Française de Lutte contre le
Dopage de faire l'objet d'un recours
de pleine juridiction devant le Conseil
d’Etat.
Procédure
disciplinaire par le tribunal arbitral
du sport
Il est à noter que des décisions
des fédérations Françaises
prises à la suite des contrôles
mis en place par l'Agence Française
de Lutte contre le Dopage ou les décisions
de l'Agence Française de Lutte
contre le Dopage lors d'une procédure
disciplinaire complémentaire
ne peut pas faire l'objet d'un recours
devant le tribunal arbitral du sport.
Par contre les décisions des
fédérations internationales
prises contre un sportif français
hors du territoire français
peuvent être portées
devant le tribunal arbitral du sport.
Remarque
importante
Le sportif peut toujours faire valoir
ses droits et en particulier évoquer
la possibilité d’un vice
de forme constaté par lui-même,
par le délégué
fédéral ou par son accompagnateur
désigné.
La confidentialité
doit être strictement respectée
C'est pour éviter ce type de
mésaventure que l'Agence Française
de Lutte contre le Dopage désigne
des personnes habilitées qui
possèdent une formation initiale
théorique et pratique, et qui
sont astreintes à des formations
continues. Par ailleurs, leur assermentation
auprès du Procureur de la République
leur donne un statut juridique qui
nécessite rigueur, sérieux
et compétence.
Questions
en vrac
• Un sportif qui ne veut pas
se présenter au contrôle
est considéré comme
étant positif.
• L'opposition à un contrôle
est passible de sanctions disciplinaires.
• Lors d'un contrôle par
prélèvement sanguin,
le sportif mineur doit posséder
une autorisation parentale.
• Le préleveur doit permettre
au sportif de boire des boissons non
alcoolisées cachetées
• Le préleveur doit se
montre courtois, patient
• Le contrôle sera prolongé
le temps nécessaire pour obtenir
un prélèvement suffisant
Conclusion
Le dopage est l'affaire de tous quel
que soit le niveau de compétition.
Les textes et la réglementation
en vigueur sont en harmonisation avec
ceux du code mondial antidopage. Une
harmonisation internationale est en
cours mais il peut encore exister
quelques différences entre
les lois et règlements de plusieurs
pays.
La France à travers l'Agence
Française de Lutte contre le
Dopage est attachée à
garantir les droits des sportifs,
faisant respecter l'article L-232.9
du code du sport qui définit
les agissements prohibés de
la manière suivante :
« Il est interdit, au cours
des compétitions et manifestations
sportives organisées ou autorisées
par des fédérations
sportives ou par une commission spécialisée
instituée en application de
l'article L. 131-19, ou en vue d'y
participer :
1º D'utiliser des substances
et procédés de nature
à modifier artificiellement
les capacités ou à masquer
l'emploi de substances ou procédés
ayant cette propriété
;
2º De recourir à ceux
de ces substances ou procédés
dont l'utilisation est soumise à
des conditions restrictives lorsque
ces conditions ne sont pas remplies.
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