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Cortisone,
Corticoïdes
et Sport -
Classe " S9" |
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glandes surrénales sécrètent
une hormone appelée cortisone.
Celle-ci est indispensable à
la vie, cela a été
prouvé par un physiologiste
français, M. Édouard
Brown-Sequard. |
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La
cortisone est utilisée
en médecine de façon
polyvalente, possédant
de nombreuses propriétés
et indications thérapeutiques.
Les sportifs ont vite découvert
les vertus de cette substance,
et on retrouve depuis
les années 60 de nombreux
cas de dopage à
l’utilisation de gluco-corticoïdes
(cortisone).
Historique
de l’utilisation
de la cortisone en médecine
Si l'université de Harvard
est plus célèbre
dans le monde de la finance, c'est
néanmoins un chimiste américain,
Monsieur Robert Woodward,
qui fut le premier à synthétiser
la cortisone dans cette université
en 1951.
La cortisone et ses dérivés
naturels furent très vite
synthétisés et prirent
une place importante dans l'arsenal
thérapeutique médical.
Il est difficile de connaître
quel est le premier cas de dopage
avec l'utilisation de cortisone
en milieu sportif, car le
dépistage de celle-ci dans
les contrôles remonte réellement
aux années 2000.
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Cette faille ou cette carence a donc
permis l'utilisation de la cortisone
avec un milieu particulièrement
friand qui était le cyclisme.
Indications
médicales de la corticothérapie
Cette drogue pluridisciplinaire
a de nombreuses indications. Il s’agit
:
- état inflammatoire aigu
- maladies allergiques
- maladies rhumatismales
- asthme
- leucémie
- traitement cutané de l’eczéma,
psoriasis etc…
- traitements loco-régionaux
: infiltrations, etc
Les résultats de l'efficacité
de la cortisone sont au centre de beaucoup
de programmes de recherche, afin de
développer des médicaments
dont les noms les plus connus sont :
Célesténe, Cortancyl,
Solupred, Kenacort, Diprostene, Altim,
etc… Effets
secondaires de l'utilisation
de cortisone
Si les médecins connaissent tous
l’intérêt de la corticothérapie
dans l'arsenal thérapeutique,
tout le monde est d'accord pour mettre
en garde contre leurs effets secondaires,
qui sont :
- ulcère gastro-duodénal
- infections
- prise de poids
- diabète
- rétention d’eau et de
sodium, risque d’oedème
- décalcification osseuse et
ostéoporose
- troubles neuropsychiques
- accidents tendino-musculaires
- hypertension artérielle
- insuffisance rénale aiguë
et mortelle
- excitation, insomnie
- sevrage aux corticoïdes
- insuffisance et épuisement
des cortico-surrénales (anorexie,
asthénie, dépression,
amaigrissement)
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LEGISLATION ACTUELLE
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L’utilisation des glucocorticoïdes,
classe « S9 »,
représente des substances
interdites en compétition.
Toutefois, seule l’administration
par voie orale, rectale, intraveineuse
ou intramusculaire est interdite.
L’utilisation de préparation
cutanée reste autorisée.
Par ailleurs, il faut signaler
une évolution possible
de la législation qui prendra
en compte l’utilisation
fréquente chez le sportif
de gestes infiltratifs. Il est
probable que cette technique sera
autorisée, avec justification
adaptée.
Voir www.afld.fr
et www.afssaps.sante.fr
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L'utilisation
de la corticothérapie peut donc
provoquer des maladies irréversibles
avec une utilisation au long cours mal
contrôlée. Par ailleurs,
paradoxalement, si la corticothérapie
reste indiquée pour le traitement
de certaines maladies, son abus peut
au contraire aggraver ces mêmes
maladies.
Les principaux risques
- risque d’insuffisance surrénalienne
pouvant
même survenir lors de traitements
courts
- effets indésirables locorégionaux
avec
arthropathie inflammatoire, rétraction
cutanée,
tâches irréversibles (surtout
lors de l’utilisation d’infiltration)
- dépendance et sevrage
Utilisation
de la cortisone chez le sportif
La cortisone est utilisée essentiellement
pour augmenter artificiellement
les performances en retardant l'apparition
de fatigue et en améliorant
l'état physique ou psychique
du sportif.
Par ailleurs, la cortisone peut être
utilisée pour augmenter la volonté
de gagner et retarder l’apparition
du stress. Le sportif
n’est en aucun cas à l’abri
des effets secondaires de l’utilisation
de la cortisone et risque l’ensemble
des effets secondaires. De
plus, les effets de la cortisone sur
les vaisseaux peuvent induire chez le
sportif un risque d’embolie et
de mort
subite.
Les sportifs utilisant la cortisone
sont très souvent victimes de
tendinites et d’accidents musculaires.
Attention
: très peu d’études
ont prouvé l’effet de la
prise de corticoïdes sur la performance.
Le dopage
à la cortisone
La plupart des affaires de dopage à
la cortisone se retrouvent dans les
milieux cyclistes. En effet, ceux-ci
veulent trouver un produit pour retarder
l’impression de fatigue, se sentir
plus fort, en tirant le plus gros braquet
possible.
L’un des premiers médecins
du Tour de France, le Docteur
Lucien Maigre, révèle
déjà en 1969
que de nombreux coureurs utilisent dans
le cadre de leur préparation
les corticoïdes.
Le cycliste Bernard Thevenet,
Consultant du Tour de France, affirme
avoir utilisé la cortisone pour
conduire sa carrière et gagner
en grand champion deux fois le Tour
de France.
Les champions aussi prestigieux que
Jacques Anquetil, Luis Ocaña,
Freddy Maertens ont avoué
avoir utilisé les corticoïdes
dans leur préparation.
Par ailleurs, en 1999, Lance
Armstrong, est contrôlé
positif aux corticoïdes de synthèse,
mais un médecin de l’US
Postal lui a réalisé une
justification thérapeutique (actuellement
A.U.T.),
permettant ainsi aux coureurs d’utiliser
ce produit.
Nous signalerons également dans
le cadre du peloton de véritables
épidémies de tendinites
qui ont pesé lourd dans la carrière
de certains sportifs, sans qu’on
puisse toutefois affirmer aujourd’hui
que cela était dû à
la prise de corticoïdes.
Conclusion
L’utilisation des corticoïdes
sous toutes ses formes reste dangereuse
pour la santé, même
si elle est quelquefois nécessaire
pour raisons médicales. Dans
ce cas, la plus faible dose pour la
plus courte période doit être
choisie.
En dehors des conséquences immédiates
pouvant provoquer des lésions
tendino-musculaires, les véritables
enjeux sont beaucoup plus lointains,
avec un épuisement des corticosurrénales
et l’apparition d’une ostéoporose
sévère.
Leur utilisation est interdite en compétition.
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