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| Créatine,
mythe sans mystère, juste
dangereuse... |
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La
supplémentation de créatine
refait surface,
alors que l’ensemble des
travaux de recherche récents
ne lui attribue aucun intérêt,
tout
en confirmant sa dangerosité.
Une mise au point s’impose
à l’écart
de préoccupations commerciales
! |
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Cycle
de la créatine
Il existe deux sources de créatine
: la créatine est tout
d’abord présente
naturellement dans l’alimentation
protéinée (viandes,
certains poissons).
D’autre part, même
en absence de consommation, ou
quand celle-ci est insuffisante,
le foie fabrique de la créatine
à partir d’acides
aminés. Cette synthèse
« endogène »
de créatine est en équilibre
avec l’apport alimentaire,
réalisant un système
de « vase communiquant »
pour assurer un taux sanguin toujours
équilibré et adapté
aux besoins. Ce qui contraint
le foie à stopper sa fabrication
de créatine quand l’apport
alimentaire est important, dans
le cas d’une supplémentation
par exemple.
La créatine circule dans
le sang, et pénètre
dans les muscles grâce à
un récepteur. Une fois
dans le muscle, elle n’est
pas pour autant active. Il lui
faut se phosphoryler pour l’être.
Rien ne sert d’avoir des
stocks de créatine (inactive),
puisque c’est la phospho-créatine
qui est efficace. Encore faut
il que le muscle soit capable
de la phosphoryler.
Rôle
de la créatine
La créatine est une association
de 3 acides aminés. Une
fois phosphorylée, elle
constitue une source énergétique
musculaire pour répondre
aux efforts intenses et brefs.
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Effets ergogéniques
de la créatine.
AX Bigard,
Sciences et
Sports 1998
;13 :211-20.
Créatine
et exercice
de longue durée.
R. Yquel,
Sport Med 2003
;156. Dictionnaire
du dopage.
J.-P. De
Mondenard,
Masson 2004.
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Effets d’une
supplémentation en créatine |
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Une supplémentation
en pratique correspond à
20 à 30g de créatine/
jour pendant 1 à plusieurs semaines,
soit 10 fois le taux de renouvellement
naturel, soit l’équivalent
d’une consommation de 4 Kg de
viande/jour !
Votre organisme est il fait
pour assimiler 4 kg de viande chaque
jour ?
L’essentiel de la charge en créatine
consommée est éliminée
directement dans les selles, en raison
de la capacité d’absorption
limitée de l’intestin,
ne dépassant par 1g/jour.
Toute augmentation de la consommation
de créatine entraîne d’une
part un ralentissement ou un arrêt
de sa fabrication naturelle par le foie,
et d’autre part, une augmentation
de son élimination urinaire.
Le travail de filtration et d’épuration
des reins est donc accentué,
ce qui conduit aux complications rénales.
Les effets musculaires sont limités
par le nombre de récepteurs présents
à sa surface, par la capacité
du muscle à fixer la créatine,
et par sa capacité à la
phosphoryler.
Toxicité
de la créatine
La toxicité de la créatine
est essentiellement rénale :
néphropathies, insuffisance
rénale…
On observe également des troubles
du
métabolisme du calcium, des
pathologies
cardiovasculaires.
Il existe également une toxicité
associée, par la contamination
possible par des produits dopants, en
rapport avec la fabrication illicite
pas toujours « propre »dans
certains pays.
La contamination peut également
être d’une autre nature
en fonction du mode d’extraction
de la créatine. L’éventualité
d’une origine animale
de certains produits laisse suspecter
une contamination possible par des maladies
animales, dont le prion de l’ESB
(encéphalopathie spongiforme
bovine, maladie de Kreutsfeld Jacobs).
Cette alerte sanitaire avait d’ailleurs
été prononcée par
le Ministère dès 1998.
Avis
scientifiques objectifs
De nombreuses études ont montré
l’inefficacité d’une
supplémentation en créatine
tant sur la puissance maximale développée,
que sur les sensations de fatigue
musculaire ou la récupération.
Cette inefficacité a notamment
été retrouvée dans
plusieurs disciplines, la course à
pied (Javierre et all 97), la natation
(Mujika et all 96), le cyclisme (Odland
et all 97) ou l’aviron (Rossiter
et all 96).
Il semble qu’après 1 semaine
de supplémentation, la presque
totalité d’une dose journalière
soit retrouvée dans les urines
(Marganaris et all 98)
Les recherches sur des efforts de longue
durée n’ont pas mis en
évidence un gain de performance,
et évoquent même une baisse
du niveau de performance en rapport
avec la prise de poids. Conclusion
L’inefficacité
de la créatine sur les performances
est évidente.
Seuls ceux qui la commercialisent vous
diront le contraire !
Sa dangerosité
a également été
clairement établie, en rapport
avec ses effets délétères
graves sur la santé.
La créatine n’est donc
pas un produit dopant, car elle est
sans effet sur les performances,
mais reste interdite à la vente
en France car dangereuse. La législation
actuelle ne laisse aucun doute.
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