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Aperçu d'un contrôle antidopage

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Créatine, mythe sans mystère, juste dangereuse...
 
La supplémentation de créatine refait surface,
alors que l’ensemble des travaux de recherche récents ne lui attribue aucun intérêt, tout
en confirmant sa dangerosité.
Une mise au point s’impose à l’écart
de préoccupations commerciales !
 
Cycle de la créatine
Il existe deux sources de créatine : la créatine est tout d’abord présente naturellement dans l’alimentation protéinée (viandes, certains poissons).

D’autre part, même en absence de consommation, ou quand celle-ci est insuffisante, le foie fabrique de la créatine à partir d’acides aminés. Cette synthèse « endogène » de créatine est en équilibre avec l’apport alimentaire, réalisant un système de « vase communiquant » pour assurer un taux sanguin toujours équilibré et adapté aux besoins. Ce qui contraint le foie à stopper sa fabrication de créatine quand l’apport alimentaire est important, dans le cas d’une supplémentation par exemple.

La créatine circule dans le sang, et pénètre dans les muscles grâce à un récepteur. Une fois dans le muscle, elle n’est pas pour autant active. Il lui faut se phosphoryler pour l’être. Rien ne sert d’avoir des stocks de créatine (inactive), puisque c’est la phospho-créatine qui est efficace. Encore faut il que le muscle soit capable de la phosphoryler.

Rôle de la créatine
La créatine est une association de 3 acides aminés. Une fois phosphorylée, elle constitue une source énergétique musculaire pour répondre aux efforts intenses et brefs.
 
La créatine est dangereuse pour la santé du sportif
 
  Références de l'article
  Auteur(s) :

Dr F. Maton

  Publié le : 30.08.07
  Lecture : Tout Public
  Document(s) associé(s)
  Cycle de la Créatine
  Bibliographie
  Effets ergogéniques
de la créatine.
AX Bigard, Sciences et Sports 1998 ;13 :211-20.
Créatine et exercice
de longue durée.
R. Yquel, Sport Med 2003 ;156.
Dictionnaire du dopage.
J.-P. De Mondenard,
Masson 2004.
  Lire aussi
  - Liste des produits
et substances interdits.
 
 
 
 
         
  Effets d’une supplémentation en créatine  
  Une supplémentation en pratique correspond à 20 à 30g de créatine/ jour pendant 1 à plusieurs semaines, soit 10 fois le taux de renouvellement naturel, soit l’équivalent d’une consommation de 4 Kg de viande/jour !
Votre organisme est il fait pour assimiler 4 kg de viande chaque jour ?

L’essentiel de la charge en créatine consommée est éliminée directement dans les selles, en raison de la capacité d’absorption limitée de l’intestin, ne dépassant par 1g/jour.

Toute augmentation de la consommation de créatine entraîne d’une part un ralentissement ou un arrêt de sa fabrication naturelle par le foie, et d’autre part, une augmentation de son élimination urinaire. Le travail de filtration et d’épuration des reins est donc accentué, ce qui conduit aux complications rénales.

Les effets musculaires sont limités par le nombre de récepteurs présents à sa surface, par la capacité du muscle à fixer la créatine, et par sa capacité à la phosphoryler.

Toxicité de la créatine
La toxicité de la créatine est essentiellement rénale : néphropathies, insuffisance rénale
On observe également des troubles du métabolisme du calcium, des pathologies cardiovasculaires.

Il existe également une toxicité associée, par la contamination possible par des produits dopants, en rapport avec la fabrication illicite pas toujours « propre »dans certains pays.

La contamination peut également être d’une autre nature en fonction du mode d’extraction de la créatine. L’éventualité d’une origine animale de certains produits laisse suspecter une contamination possible par des maladies animales, dont le prion de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine, maladie de Kreutsfeld Jacobs). Cette alerte sanitaire avait d’ailleurs été prononcée par le Ministère dès 1998.

Avis scientifiques objectifs
De nombreuses études ont montré l’inefficacité d’une supplémentation en créatine tant sur la puissance maximale développée, que sur les sensations de fatigue musculaire ou la récupération. Cette inefficacité a notamment été retrouvée dans plusieurs disciplines, la course à pied (Javierre et all 97), la natation (Mujika et all 96), le cyclisme (Odland et all 97) ou l’aviron (Rossiter et all 96).
Il semble qu’après 1 semaine de supplémentation, la presque totalité d’une dose journalière soit retrouvée dans les urines (Marganaris et all 98)
Les recherches sur des efforts de longue durée n’ont pas mis en évidence un gain de performance, et évoquent même une baisse du niveau de performance en rapport avec la prise de poids.

Conclusion
L’inefficacité de la créatine sur les performances est évidente.
Seuls ceux qui la commercialisent vous diront le contraire !

Sa dangerosité a également été clairement établie, en rapport avec ses effets délétères graves sur la santé.

La créatine n’est donc pas un produit dopant, car elle est sans effet sur les performances, mais reste interdite à la vente en France car dangereuse. La législation actuelle ne laisse aucun doute.

 
     
 
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