| Le dopage sanguin
est défini comme étant
l’utilisation de produits sanguins
autologues, homologues, hétérologues
ou de globules rouges de toute origine,
dans un autre but que de traiter un
problème médical avéré.
La transfusion sanguine est interdite
pendant et en dehors des compétitions.
Elle figure dans la liste publiée
par l’Agence Mondiale Anti-Dopage
dans les méthodes interdites,
et plus particulièrement à
la section M1- Amélioration
du transfert d’oxygène.
Qu’est-ce
que le dopage sanguin ?
Le dopage sanguin est une méthode
mise au point au début des
années 70 pour apporter au
sportif plus de globules rouges en
augmentant donc indirectement ses
capacités de transfert d’oxygène.
On améliore donc de façon
artificielle son niveau de performances,
en particulier dans les disciplines
d’endurance.
Cela reviendrait à augmenter
de façon non naturelle la VO2Max
du sportif. Il existe plusieurs méthodes
:
• transfusion autologue
Il s’agit de se faire
réinjecter son propre sang.
Le sportif fait l’objet d’un
premier prélèvement
quelques semaines ou moins avant la
compétition. Le sang est alors
gardé au frais, pendant que
le sportif reconstitue peu à
peu ses réserves en globules
rouges. Quelques jours avant la compétition,
les globules rouges sont prélevées
du sang mis en réserve et on
réinjecte sous forme de purée
globulaire le sang concentré
à l’athlète. Cette
technique augmente donc instantanément
le nombre de globules rouges, transporteurs
de l’oxygène vers les
muscles
• technique homologue
Il s’agit toujours
d’un transfusion de globules
rouges, mais cette fois ci le sang
ne provient pas de l’athlète
mais d’un donneur ayant les
mêmes caractéristiques
de groupe que le sportif.
Risques du
dosage sanguin
Ils sont nombreux, légérement
différents, selon les deux
techniques, autologue et homologue.
Dans les deux cas, les conditions
de conservation sont liées
aux accidents. La chaîne du
froid ne doit pas être rompue,
le sang doit être prélevé
en milieu stérile, conservé
à +/- 4 degrés. Les
concentrés congelés
nécessitent une technique de
traitement très particulière
et une conservation à très
basse température. La moindre
rupture de la chaine du froid aura
des conséquences dramatiques
sur la santé du sportif. Dans
la technique homologue, une incompatibilité
entre receveur et donneur peut apporter
des accidents gravissimes.
Toutes ces techniques exigent la
participation de médecins,
biologistes, laborantins spécifiquement
préparés puisqu’il
faut prélever, stocker, conserver,
centrifuger, séparer, congeler,
retravailler, réintroduire
le sang et le reperfuser.
Enfin, dans les techniques homologues,
le sang doit être analysé,
vérifié ; le risque
est important dans la transmission
de maladies virales, infectieuses,
comme les hépatites et le sida.
Les complications
médicales
• syndrome pseudo-grippal avec
frissons hyperthermiques
• insuffisance circulatoire
avec œdème aigu du poumon,
coma, voire décès
• hypocalcémie grave
pouvant provoquer des crises de tétanisation
• accident de compatibilité
avec malaise cardiaque et choc
• choc infectieux passant par
des fièvres importantes pouvant
conduire au collapsus cardio-vasculaire
• complications au long cours
: hépatite virale, sida, …
• hémochromatose pouvant
conduire jusque l’insuffisance
et la défaillance cardiaque
Le dépistage
Le dépistage est indirect lorsque
un sportif présente des signes
évidents de maladies pouvant
être en relation avec des techniques
artificielles de transfusion sanguine.
Les transfusions autologues restent
difficiles à mettre en évidence
par mesure indirecte du taux de globules
rouges dans le sang. Comme l’E.P.O.
dans le cadre du suivi longitudinal,
un taux anormalement haut d’hématocrite
aura pour conséquence d’interdire
le sportif aux compétitions
pendant un temps déterminé.
Les chiffres sont suspects pour les
hommes au dessus de 47% et pour les
femmes au dessus de 44%.
Plusieurs paramètres sanguins
font partie également de l’analyse
indirecte.
Pour les transfusions homologues,
il serait intéressant d’émettre
la possibilité de l’identification
de l’A.D.N. Toutefois, si cela
est difficile, il est aujourd’hui
possible d’obtenir les moyens
de mettre en évidence la réalité
d’un dopage sanguin par transfusion
homologue.
S’agit-il
d’un dopage magique ?
Oui, si l’on considère
le simple effet qui booste l’organisme
avec une amélioration du taux
de transfert en oxygène. Ce
coup de baguette magique transformant
un âne en cheval de course n’est
toutefois pas suffisant pour transformer
un sportif amateur en bête de
course professionnelle. Il est donc
déconseillé de jouer
les apprentis sorciers, car seul un
entraînement bien conduit associé
à une bonne hygiène
de vie, à une diététique
sportive adaptée, à
une prise en charge psychologique,
à une amélioration des
techniques et du matériel peut
améliorer la performance sportive
en permettant à un très
bon coureur de trouver un coup de
pouce naturel à sa performance.
Législation
Le dopage sanguin, par la transfusion
sanguine ou toute autre méthode
dangereuse pour la santé, est
interdit par toutes les règlementations
internationales, pendant et en dehors
des compétitions.
Chapitre Méthode Interdites
:
M1 : amélioration du transfert
en oxygène
a) le dopage sanguin
b) l’usage de produits qui améliorent
le transfert de l’oxygène
M2 : manipulation pharmacologique,
chimique et physique
M3 : dopage génétique
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