| |
| Ephédrine,
pseudo éphédrine
et dopage sportif |
|
| |
| |
Qu’est-ce
que l’éphédrine
?
L’éphédrine
est une substance interdite,
inscrite dans la catégorie
des "stimulants".
Elle fait partie des nouvelles substances spécifiées dans la liste 2011 des produits interdits en compétition. L’éphédrine reste par contre autorisée à l’entraînement.
L’éphédrine est présente dans de nombreux médicaments, en particulier à visée ORL, utilisés dans le traitement de pathologies communes (angine, rhinopharyngite…) sous forme de spray collutoire, pastilles à sucer, sirop anti-tussif…
La consommation d’éphédrine se traduit par une élimination urinaire, dont le dosage est un reflet de la dose ingérée. On définit ainsi sur le plan international, un seuil de positivité pour une concentration urinaire de 150µg/ml.
Il est rare, mais possible, que les doses habituellement prescrites dans les traitements ORL puissent atteindre ce seuil de positivité lors d’un contrôle anti-dopage. La prudence reste de rigueur, car ce seuil peut toutefois être atteint chez certaines personnes dans le 6 à 20 heures après la prise. Ce seuil est généralement atteint pour des doses absorbées de 240µg.
Médicaments
contenant de l’Ephédrine
De nombreux médicaments contiennent de l’éphédrine. Ces médicaments sont souvent en vente libre, sans ordonnance, ce qui expose d’autant plus au risque de positiver un contrôle en cas d’automédication.
Rappelons que la délivrance sans ordonnance d’un médicament n’implique pas qu’il soit exclu de produit dopant, ni même d’effet secondaire. Chaque sportif doit donc être vigilent, et se rapprocher d’un avis médical devant tout traitement.
| |
| LE
SAVIEZ-VOUS ? |
Les principaux médicaments courants contenant de l’éphédrine appartiennent à la classe des décongestionnants, utilisés lors des rhino-pharyngites, rhume, angine, grippe…
Exemple : Actifed®, Sudafed®, Rhinadvil®, Rhinoreflex®, Anadvil®, Sulfuryl®, Humex®, Dolirhum®… |
|
| |
Quelles
précautions prendre ?
Il est toujours préjudiciable de positiver un contrôle anti-dopage à l’éphédrine, à cause d’un traitement pris pour une réelle pathologie ORL. Ceci d’autant plus que ces pathologies ORL communes sont particulièrement fréquentes, et l’automédication trop souvent banalisée.
On
peut proposer
les recommandations suivantes
:
> Evitez l’automédication, même pour des médicaments qui paraissent anodins, en vente sans ordonnance. Restez méfiants face aux conseils des pharmaciens qui ne sont pas toujours formés sur la liste des médicaments interdits aux sportifs, ni sur la législation anti-dopage.
> Privilégiez
les médicaments alternatifs, qui présentent des effets similaires, mais ne contenant pas d’éphédrine.
> En absence
de traitement alternatif, l’utilisation d’un médicament contenant de l’éphédrine est autorisée à l’entraînement. Respectez les doses prescrites par votre médecin, et arrêtez votre traitement 24H avant la compétition.
> En cas de
contrôle anti-dopage, déclarez votre traitement au préleveur lors de la rédaction du procès verbal, en le justifiant par l’ordonnance de prescription.
> Consultez
un médecin du sport pour
tout problème
de santé, même mineur.
Un médecin
du sport
est plus compétent pour
identifier les médicaments
interdits chez le sportif.
> Vérifiez
l’absence de produit interdit en utilisant le site du Ministère : www.santesport.gouv.fr
Vous pouvez aussi consulter des
fiches sur d’autres produits
interdits dont salbutamol
et la Charte
Ethique et Prévention Dopage |
| |
|
|
|
|
|
|
| |
| |
| |
| |
Avertissement concernant
l’éphédrine
: |
En janvier 2002, les
autorités de la
santé au Canada
ont décidé
d’interdire certaines
préparations à
usage oral à base
d’éphédrine.
Il s’agissait notamment
de préparations
contenant aussi de la
caféine, de préparations
dont la dose unitaire
(par ex. par comprimé)
est supérieure
à 8 mg d’éphédrine,
et de préparations
dont la dose recommandée
est supérieure
à 8 mg d’éphédrine
par prise ou à
32 mg d’éphédrine
par jour.
Cette décision
était basée
sur plusieurs rapports
d’effets indésirables
graves, tels accidents
vasculaires cérébraux,
arythmies, infarctus du
myocarde et convulsions.
Par ailleurs, les résultats
publiés récemment
d’une étude
randomisée contrôlée
par placebo en "cross-over",
effectuée chez
15 volontaires sains,
montrent un risque accru
d’allongement de
l’intervalle QT
et d’augmentation
de la pression artérielle
après la prise
d’une seule dose
d’un supplément
alimentaire contenant
entre autres de l’éphédrine
(12 mg par dose unitaire)
et de la caféine
(40 mg par dose unitaire)
[JAMA
291 : 216-221 (2004 )].
Source : Communiqué
par le Centre de Pharmacovigilance,
Avril 2004.
A noter l’éphédrine
est interdite pour des
seuils urinaires dépassant
10µg/ml
|
| |
| |
|
|
|
| |
|
|