"Les conduites dopantes sont très répandues, même dans le milieu
du travail. Pour les athlètes et les pratiquants sportifs, le dopage
représente une rupture du contrat qui les lie aux institutions.
C'est une atteinte à l'éthique sportive."
Infiltration articulaire
et dopage sportif...
conduite à tenir
Qu’elles précautions sont nécessaires ?
Certaines blessures chez le sportif nécessitent une infiltration articulaire ou péri articulaire d’un corticoïde. L’administration de ce corticoïde doit être en adéquation avec la législation anti-dopage :
L’infiltration articulaire n’est jamais destinée à une pathologie bénigne. Elle est indiquée face à une blessure sportive sévère, qui de ce fait, justifie toujours une mise au repos de l’articulation concernée. L’arrêt sportif est donc dans tous les cas médicalement justifié, avant de l’être d’un point de vue prévention dopage.
En cas de contrôle anti-dopage, le sportif devra justifier à posteriori du contrôle, la nécessité de l’infiltration utilisant un corticoïde. Cette justification devra préciser :
> Le diagnostic précis et documenté de la pathologie,
rédigé par le médecin prescripteur.
>
L’absence d’alternative thérapeutique.
>
L’ordonnance de prescription (ou copie).
> La durée de l’arrêt sportif ou de l’arrêt de travail
pour les sportifs professionnels.
Que penser des concentrés plaquettaires ?
En ce qui concerne l’infiltration tissulaire de concentrés plaquettaires, ceux-ci ne sont pas interdits par la réglementation anti-dopage, puisque aucune amélioration des performances n’est actuellement reconnue à cette méthode. Aucune démarche administrative n’est donc nécessaire.
L’utilisation de ce geste thérapeutique doit toutefois être en conformité avec la législation des produits sanguins.