• L’AMA
impose une méthode dont
On ne connaît pas les modalités
d'application,
On ne connaît pas le coût,
On ne connaît pas la population
cible,
on ne connaît pas si cela est
vraiment de l'antidopage, donc répression
des sanctions, ou si cela est du médical
c'est à dire contre-indication
médicale et « no start
».
Concernant cette méthode nous
avons tout entendu pendant deux jours
: passeport sanguin, passeport biologique,
suivi biologique, suivi longitudinal,
médecine du travail, paramètres
supplémentaires au suivi actuel,
commission médicale décisionnaire…
Comment les acteurs et le public vont-ils
se retrouver dans l'application de
cette méthode, que vont-ils
comprendre, comment vont-ils interpréter
les résultats ?
Une avancée
importante mais une « expérimentation
» prématurée
Cette réunion avait l'ambition
de réunir toutes les instances
concernées : les élus
de la nation, les élus du sport,
les instances de la lutte contre le
dopage international et national,
les acteurs du sport cycliste professionnel.
Réunir des personnes en grande
difficulté relationnelle a
été une réussite,
cela était nécessaire
mais je crains que cela soit insuffisant.
Dans la lutte contre le dopage répression
et détection s'impose. Mais
les outils de détection doit
être fiables est indiscutables.
• La répression est
déclenchée quand il
y a une preuve directe d'usage de
produits interdits ce qui déclenche
automatiquement des procédures
disciplinaires voire judiciaires.
L'introduction de la validité
de preuve indirecte est une avancée
très importante.
• La protection c'est, entre
autre, le suivi médical et
les procédures médicales
dans un cadre sanitaire en fonction
des anomalies retrouvées. Ne
pas oublier que le dopage n'est pas
le seul risque pouvant être
source d'anomalies biologiques et
de problèmes de santé
chez le sportif de haut niveau.
L’AMA a réussi à
faire adopter sa méthode que
je crains vouée à l'échec
pour deux raisons :
1. Si comme le voudrait
Madame la Ministre, la positivité
de le méthode déclenche
un non départ, cela reviendrait
à mettre en place ce qui était
déjà réalisé
en France depuis 2002 (bien avant
la loi « Lamour » de 2006)
: contre-indication médicale
avec décisions administratives
de suspension de licence. Si nous
restons dans le « no start »
c'est à dire contre-indication
médicale alors pourquoi ne
pas étendre ce modèle
médical français, qui
a fait ses preuves, aux autres pays
?
2. La méthode
de l’AMA est validé et
publié dans des revues scientifiques,
soit ; Mais un tribunal, saisi par
un coureur, désignera de nouveaux
experts qui contesteront, les juristes
qui trouveront des vices de forme
… comme d'habitude.
D'autres actions ont été
proposées lors de cette réunion
des 22 et 23 octobre, tant par les
managers que par les médecins
d'équipes, elles ont été
étouffées car elles
ne correspondaient pas au thème
du jour.
Cette réunion, au principe
excellent à l'origine, a été
menée à contresens :
le dernier groupe représentant
les décideurs responsables
aurait dû constituer la première
table ronde, lancer de véritables
groupes de travail et revenir pour
une synthèse.
Le «
vélo » donne le bâton
pour se faire battre.
Je crains que le cyclisme s'appuie
sur cette « grand-messe politico
médiatico économique
» et qu’il pense que ses
problèmes sont résolus
avec cette méthode alors que
tout le monde ne semble pas l’avoir
entendu de la même oreille.
Mettre en place des mesures coercitives
aboutissant à des décisions
disciplinaires voire judiciaires est
bien, mais il faut aussi que le cyclisme
ait le courage et la volonté
de s’autocritiquer mais aussi
de se valoriser.
Les moins du cyclisme :
La lutte contre le dopage
dans le cyclisme ne passe pas que
par la répression. Tant que
l'analyse des causes des dérives
rencontrées dans le cyclisme
n'aura pas été finement
effectuée, aucune décision
efficace ne pourra être prise,
et cela n'a malheureusement jamais
été réalisé.
Une étude vient d'être
lancée par l’UCI, je
souhaite sincèrement qu’elle
nous éclaire.
Les outils pour éviter les
affaires Landis et Rasmussen existaient.
Nous avions des éléments
médicaux pour que Landis ne
prenne pas le départ du tour
2006, et Rasmussen ne remplissaient
pas les conditions réglementaires
pour courir le tour de 1007. Ce n'est
pas la méthode de l’AMA
qui réglera ce type de problème.
Pourquoi ne pas avoir agi ?
Les plus du cyclisme :
Des actions ont été
mises en place dans le cyclisme pour
lutter contre le dopage et organiser
une véritable protection sanitaire,
elles ont porté leurs fruits.
Il n'y a pas un sport qui fasse autant
que le cyclisme dans le répressif
et dans le préventif, même
s'il peut mieux faire. Je suis bouleversé
quand je vois que des coureurs sont
prêts-à-porter un GPS
pour prouver leur bonne foi, leur
honnêteté.
Le cyclisme se doit de valoriser les
bienfaits de ce sport à l'échelle
humaine qui n'est pas un sport de
voyous (il n’y en a pas plus
qu'ailleurs, il n’y a pas de
bagarre dans le peloton ni sur la
route ni au bord de la route, il n'y
a pas d'hooliganisme, il n'y a pas
de sportif de haut niveau aussi abordable,
tous les coureurs sont applaudis par
tous les fan-clubs, il y a certainement
moins de corruption que dans d'autres
sports professionnels…)
Le monde du vélo doit bouger,
ne pas se laisser déborder
par les instances qui ont une vision
déformée de notre sport
et ces instances sont obligées
d'engager des actions qui, paradoxalement,
sont nuisibles ou cyclisme.
Au fait, où est le CIO ?
Conclusions
Le passeport de l’AMA a eu son
visa !
Maintenant « Vélo »,
débrouille-toi avec cette méthode
!
Vive le rugby qui depuis 10 ans un
passeport biologique comme l'a dit
le pseudo-professeur dans la salle
!
Demandons comment « il »
s'y prend car manifestement ce sport
n'a aucun problème de dopage.
Cela nous fera gagner du temps, mais
certainement pas de l'argent, car
la méthode de l’AMA va
avoir un coût exorbitant pour
un résultat que je crains nul.
À
qui profite le leurre et l'argent
du leurre ? Certainement pas au cyclisme
L’AMA n'a pas apporté
« la » solution, le cyclisme
trouvera vraiment son salut en son
sein par une volonté de rompre
avec son passé, tant qu'il
n'aura pas fait cette démarche,
qui n'aura pas résolu lui-même
ses problèmes, il sera un jouet
médiatique et un fonds de commerce
au discours politiquement correct.
Il faut que le pouvoir sportif du
cyclisme reprenne les rênes
de son sport, pour que revive de la
petite Reine.
Dans l'attente de vos réactions,
croyez, chers collègues et
amis, en l’expression de mes
sentiments les meilleurs.
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