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Les
Palmes du Dopage
aux Jeux Olympiques |
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Palme d’Or
Pouvons-nous donner la Palme d’Or
du 1er cas de dopage à
l’américain
Thomas Hicks, marathonien
qui en 1904 aux
Jeux Olympiques de Saint-Louis
(USA), prêt de l’agonie
et de l’abandon tant la
chaleur diminuait ses forces,
se fit injecter du sulfate de
strychnine par son entraîneur
et but une bonne rasade de cognac,
accompagnée d’un
œuf cru.
Le résultat fut
immédiat : Hicks
reprit ses forces et son parcours
et termina le marathon sans qu’aucun
organisateur ne puisse penser
une seconde à le disqualifier.
Bien au contraire, cet épisode
pu faire le tour du monde. Cela
a permis de démontrer de
façon médicale que
l’administration de drogues
permet de secourir un sportif
défaillant !
•
Palme d’Or (bis)
La 2ème Palme du Dopage
peut éventuellement être
accordée avec une mention
spéciale du Jury à
Ben Johnson.
En effet, sans lui, le dopage
n’aurait pas été
médiatisé à
ce point. Tout le monde se souvient
de ce sprinter canadien
qui écrasa son grand rival
Karl Lewis aux
100 mètres en battant un
nouveau record du monde de 9,79
secondes, en levant le bras en
l’air pour montrer toute
sa suprématie sur cette
distance.
Malheureusement pour lui, le Prince
de Mérode, Président
de la Commission Médicale
du C.I.O., surveillait attentivement
la problématique du dopage.
C’est ainsi que cette
super-star dût
très vite descendre de
son piédestal car il venait
d’être démontré
qu’il s’était
dopé avec un stéroïde
anabolisant : le stanozolol.
Il fut alors déchu de son
record du monde et bien entendu
de son titre olympique. On lui
a infligé la suspension
maximum prévue alors dans
le cadre de la charte olympique
de 2 ans. Il essaya de revenir
à la compétition,
sans jamais y parvenir et bien
au contraire, il fut de nouveau
contrôlé positif
et radié à vie en
1993.
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Palme d’Or spéciale
Une palme spéciale dopage particulière
peut être décernée
à Madame Erika Schinegger,
autrichienne. La France est heureuse
d’accueillir à Grenoble
en 1968 les Jeux Olympiques d’hiver.
Ces jeux, on s’en souvient, furent
ouverts par le Général
de Gaulle. C’est ainsi que la
Préfecture de l’Isère
mit en place pour la première
fois un véritable plan de contrôle
anti-dopage aux Jeux Olympiques d’hiver.
C’est la première
fois aussi qu’un Champion Olympique
subira un contrôle anti-dopage.
Il s’agissait en fait de l’italien
Franco Nones qui a
remporté l’épreuve
de fonds des 30 kilomètres. A
noter pour l’anecdote que beaucoup
de coureurs de fonds sportifs se présentant
aux Jeux Olympiques d’hiver présentent
des asthmes
traités totalement légalement
avec des autorisations
à usage thérapeutique
(A.U.T.).
L’ensemble des contrôles
réalisés au nombre de
86 était exemplaire dans le cadre
des Jeux Olympiques. Heureusement pour
la France et pour les Jeux Olympiques
d’hiver, aucun cas ne fut positif.
Nous revenons sur Erika Schinneger,
qui remporta la descente féminine
des Championnats du Monde à Portillo
(Chili) en 1966, devant nos
grandes championnes qui furent Marianne
Goitschel et Annie Famose.
Au grand dam des françaises,
elle était donc devenue la grande
favorite de descente féminine
pour les Jeux Olympiques de Grenoble.
Toutefois, la France et ses
Jeux de 1968 furent un véritable
tournant dans l’histoire de la
détection des fraudeurs.
Non seulement il a été
institué des contrôles
antidopage systématiques mais
il a été défini
que pour éviter toute tricherie,
il était demandé une vérification
et une instauration des premiers contrôles
de sexe.
C’est ainsi que Erika
Schinegger s’apercevait qu’elle
s’était trompée
de sexe, même s’il
faut reconnaître que quelques
sportives, par le fait du développement
de leur entraînement et de leur
musculation, peuvent avoir une musculature
type masculine.
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LES
J.O. DE SEOUL, 1988,
ET LES CONTROLES...
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Il faut noter qu’aux Jeux
Olympiques de Séoul, il
fut réalisé 1.598
contrôles, et qu’une
dizaine d’athlètes
furent déclarés
positifs.
Le Docteur Albert
Dirix, qui organisait
sous la direction du Prince
de Mérode la réglementation
anti-dopage, profitera de cet
événement pour définir
une nouvelle classe des produits
dopants et des méthodes
interdites. Y figuraient alors
déjà le dopage
sanguin et les manipulations
pharmacologiques chimiques
et physiques.
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Toujours est-il
que pour sauver l’apparence, notre
autrichienne a déclaré
forfait sur blessure. Depuis, le contrôle
du sexe s’est perfectionné
et n’est pas que visuel mais également
génétique.
Pour l’anecdote, un membre
de la famille royale anglaise,
devant participer aux Jeux Olympiques
d’été, fut sauvé
de ce contrôle par « non-qualifié
pour blessure » au dernier moment
et pu l’éviter afin de
prouver qu’elle était une
femme (dans le cas présent, il
n’y avait bien entendu aucun doute
sur la qualification du sexe).
Il faut remarquer que la 1ère
femme disqualifiée pour avoir
échoué au test de sexe
fut Ewa Klobukowska lors des Jeux Olympiques
de Tokio en 1964. Ce fut très
difficile et il fallut de nombreuses
expertises et contre-expertises pour
comprendre si cette femme en était
vraiment une !
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