• du Ministère
de la Jeunesse, des Sports et de la
Vie Associative : www.jeunesse-sports.gouv.fr
• du Conseil de Prévention
et de Lutte contre le Dopage : www.cpld.fr
Vous devez savoir qu’il existe,
dorénavant, quatre sections
définissant les substances.
• Dans le cadre d’un contrôle
pendant l’entraînement,
ne sont recherchées que les
familles suivantes : agents anabolisants,
hormones peptidiques, bêta-2
agonistes, agents avec activité
anti-œstrogène et produits
masquants.
• Pendant la période
de compétition, pour un contrôle
inopiné ou non, s’ajoutent
à ces familles : stimulants,
narcotiques, cannabis et glucocorticoïdes.
ATTENTION,
vous devez faire preuve d’une
double vigilance :
• vous renseigner, en fonction
de votre calendrier de compétitions,
du moment où vous pourriez
avoir un contrôle dans le cadre
de ces compétitions. (Exemple
: Les athlètes participant
aux jeux olympiques d’Athènes
sont en compétition dès
le 31 juillet 2004 alors que la cérémonie
d’ouverture est prévue
le 13 août 2004).
• Vous informer de la durée
d’élimination de ces
substances dans votre organisme si
vous avez été amené
à les utiliser dans une période
sans compétition.
• Certaines substances concernent
seulement quelques disciplines. Vous
devez vous enquérir de leur
identité en fonction du sport
que vous pratiquez.
• D’autres dites “spécifiques”
car fréquentes dans de nombreux
médicaments, comme l’éphédrine,
ou peu susceptibles d’améliorer
les performances, pourront entraîner
une sanction réduite. Vous
devez en connaître la liste
qui peut être ponctuellement
modifiée.
CE QUE VOUS
DEVEZ SAVOIR
I – AU SUJET DES AUTORISATIONS
D’USAGE A DES FINS THERAPEUTIQUES
(AUT)
Vous pouvez, comme chacun, souffrir
de maladie ou être dans un état
de santé nécessitant
la prise de médicaments interdits.
En demandant une AUT, vous pouvez
être autorisé à
prendre le médicament dont
vous avez besoin si aucune alternative
n’existe.
Suivant votre niveau de compétition,
une commission de médecins
experts sera habilitée pour
accepter ou non votre demande d’AUT.
En cas d’accord, vous devrez
en permanence être possesseur
d’un formulaire que vous présenterez
au médecin chargé du
contrôle de dopage au moment
du contrôle.
II – AU SUJET DES CORTICOIDES
Il existe deux procédures
de mise en œuvre des AUT.
• Une procédure standard
pour les corticoïdes par voie
orale (comprimé, gouttes) par
voie rectale (suppositoires) ou en
injections (intraveineuse, intramusculaire).
Si un médecin estime qu’il
faut traiter avec des corticoïdes
par voie systémique, il peut
demander une AUT en remplissant un
formulaire qu’il devra faire
valider avant d’agir (21 jours
avant la compétition). En cas
de pathologie aigue ou d’urgence
médicale, il est prévu
un traitement ultrarapide du dossier
avec une réponse positive exceptionnelle.
• Une procédure allégée
pour les corticoïdes utilisés
par toute autre voie d’administration.
Une autorisation d’usage à
des fins thérapeutiques peut
être donnée a priori
et à réception de la
notification comprenant le diagnostic
établi, les examens pratiqués
ainsi que le nom du médicament,
la posologie, la voie d’administration
et la durée du traitement.
Le médecin prescripteur devra
être bien identifié et
la décision pourra être
révisée à tout
moment par le comité national
ou international, suivant le niveau
de l’athlète, habilité
pour délivrer l’autorisation
de la pratique sportive. (CAUT)
ATTENTION :
La mésothérapie avec
des corticoïdes n’est pas
un traitement reconnu par le bon usage
médical et ne doit donc pas
être utilisée.
III – AU SUJET DES BRONCHODILATATEURS
Les deux même procédures
que pour les glucocorticoïdes
sont prévues :
Les bêta-2agonistes sont interdits.
Cependant, les sportifs souffrant
d’asthme ou d’asthme d’effort
peuvent se soigner à la condition
expresse qu’une hyper réactivité
bronchique soit prouvée et
qu’une autorisation médicale
suivant la procédure standard
pour les formes galéniques
autres que sous forme de spray inhalé,
soit donnée.
Les quatre produits suivants, sous
forme de spray (ou de gélules)
inhalés peuvent bénéficier
de la procédure allégée
telle qu’évoquée
pour les glucocorticoïdes :
- Salbutamol (comme la ventoline)
- Salmétérol (comme
le Serevent)
- Terbutaline (comme le Bricanyl)
- Formotérol (comme le Foradil)
Même si une AUT est accordée,
une concentration de salbutamol supérieure
à 1000 ng/ml est considérée
comme anormale jusqu’à
ce que le sportif prouve que ce résultat
anormal est consécutif à
l’usage thérapeutique
de salbutamol par voie inhalée.
Cela veut dire que tout athlète
doit posséder en permanence
dans son sac de sport toute ordonnance
prescrite à son nom dans les
3 mois précédents ainsi
que, le cas échéant,
tout formulaire d’autorisation
d’usage thérapeutique
dûment validé.
IV – AU SUJET DU CANNABIS
Les cannabinoïdes sont interdits
à l’occasion des contrôles
en compétition. Cela n’est
pas nouveau en France, mais, à
présent, les athlètes
de toutes les fédérations
internationales ayant signé
le code mondial antidopage, sont concernés.
Les vertus dopantes du cannabis sont,
d’autre part, bien établies
à ce jour. Le grand danger
consiste en la période d’élimination
très longue du T.H.C. (plusieurs
semaines) dans l’organisme.
Cela veut dire que vous ne pouvez
vous permettre aucun écart
et que vous devez, en permanence,
tenir compte de cette interdiction.
Cependant, les cannabinoïdes
sont inclus à ce jour parmi
les substances dites “spécifiques”.
Si le sportif peut établir
qu’il n’a pas cherché
à améliorer sa performance
sportive, il pourra bénéficier
d’une sanction réduite.
V – AU SUJET DE LA CREATINE
La vente de créatine n’est
pas autorisée en France. Ce
produit n’est pas inscrit sur
la liste des interdictions 2004 du
standard international du code mondial
antidopage (Il a été
jugé qu’il ne répondait
pas à deux des trois critères
demandés pour faire partie
de la liste).
Si son effet “dopant”
est nul au niveau de la cellule musculaire
habituée à l’effort,
son effet “masquant” est
réel et pour cette raison,
la créatine pose problème.
De plus, l’origine “non
sécurisée” de
ce produit lui confère une
grande dangerosité puisque
bien souvent, la créatine est
frelatée (voir plus loin les
suppléments nutritionnels).
VI– AU SUJET DES VITAMINES
ET DES SUPPLEMENTS NUTRITIONNELS
Le sportif doit s’assurer que
tous médicaments, vitamines,
suppléments nutritionnels,
préparations diététiques
en vente libre ou toutes autres substances
qu’il utilise, ne contiennent
aucun produit dopant.
Il ne doit jamais commander de produits
par Internet ou par l’intermédiaire
d’un magazine. Ces produits
sont susceptibles d’être
contaminés notamment avec de
la Nandrolone ou contenir de fortes
concentrations d’éphédrine
par exemple. En sachant qu’une
nourriture équilibrée
limite fortement la nécessité
d’utiliser ce genre de substances,
il vous est conseillé une extrême
vigilance sur l’origine du produit
et une connaissance exacte sur les
conditions de sa fabrication. Dans
le cas contraire, vous devez absolument
vous abstenir.
CE QUE VOUS
DEVEZ FAIRE
• Vous n’acceptez jamais
un médicament proposé
par quelqu’un d’autre
qu’un médecin ou un pharmacien
ayant connaissance de la liste des
produits interdits et connaissant
votre situation d’athlète
de haut niveau.
• Vous vous assurez vous-même
de la composition du produit et de
son origine. Cela veut dire que vous
n’acceptez jamais un comprimé
ou une solution sans voir le conditionnement
du produit. Vous le sortez vous-même
de son emballage.
• Lorsque vous êtes amené
à prendre un médicament,
vous lisez attentivement la notice
incluse dans la boîte. Si elle
précise ¨l’attention
des sportifs sera attirée sur
le fait que cette spécialité
contient un principe actif pouvant
induire une réaction positive
des tests pratiqués lors des
contrôles “anti-dopages”.
Vous ne prenez pas ce médicament
même si vous avez une ordonnance
vous le prescrivant, sauf si un médecin
vous a interdit la compétition
ou qu’une procédure d’AUT
a été réalisée.
• Vous vous renseignez auprès
de votre médecin de l’effet
sur votre organisme du médicament
ou du supplément nutritionnel.
CE QUE VOUS
NE DEVEZ PAS OUBLIER
La loi affirme et vous rappelle votre
responsabilité pleine et entière.
Dans le cas d’un contrôle
positif entraînant un dopage
avéré, quelles que soient
les circonstances, au final, l’athlète
concerné est sujet à
sanction. C’est pourquoi vous
devez être le seul maître
de vos décisions.
Avant toute prescription, nous vous
rappelons qu’il vous est conseillé
d’évoquer tous ces problèmes
en présentant cette note d’information
à votre médecin. Il
saura vous prescrire le produit le
mieux adapté à votre
situation.
La production d’une ordonnance
ne signifie pas qu’elle vous
autorise à participer à
une compétition et qu’elle
vous absout en cas de contrôle
inopiné si on vous a prescrit
un produit interdit, en particulier
des corticoïdes par voie générale
qui sont strictement interdits.
Comment se le procurer :
Le protège-ordonnance est disponible
gratuitement sur simple demande à
IRBMS (coordonnées).
Joindre une enveloppe grand format
timbrée au tarif en vigueur
libellée à votre nom
et adresse.
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