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| Séjour
en altitude et dopage |
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Dans
le cadre d’un séjour
en altitude, il est en fait abordé
le problème des modifications
sanguines induites par des conséquences
d’un séjour ou
d’un entraînement
en altitude. |
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Préambule
Les modifications de la concentration
en hémoglobine ont été
étudiées par de
nombreux chercheurs dès
les années 1960. Cela a
conduit à favoriser les
stages en altitude et ceci bien
avant les jeux de Mexico qui se
sont déroulés en
1968 à une altitude d’environ
2 000 mètres.
Toutefois, actuellement trop d’athlètes
prennent l’alibi d’un
séjour en altitude pour
justifier des anomalies sanguines
qui sont en réalité
plus artificielles que naturelles.
Par ailleurs, reste posé
le problème des séjours
en caisson qui reproduisent de
façon non naturelle les
conditions de l’altitude.
Cet article permet donc de montrer
qu’à partir d’un
phénomène naturel,
le sportif peut détourner
les effets au seul profit de la
performance.
L’érythropoïétine
(E.P.O)
Les effets recherchés
par un stage en altitude restent
dans le même domaine que
l’effet recherché
par l’administration d’E.P.O.
Il a donc été très
facile pour les sportifs de trouver
une manière artificielle
d’augmenter leur puissance
aérobie en utilisant soit
de l’E.P.O, soit des transfusions
sanguines sous toutes leurs formes.
Il s’agit d’une méthode
totalement interdite qui est par
ailleurs hautement dangereuse
pour la santé. |
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Les
spécialités concernées
On peut naturellement s’interroger
sur l’ensemble des pratiques sportives
et se dire qu’un sport de précision
de courte durée ne semble pas
concerné par ce type de dopage.
Toutefois, en valorisant les conditions
d’entraînement, on peut
extrapoler les bienfaits de l’augmentation
du volume des lignées sanguines
pour l’ensemble des sports.
Cela dit, les sports d’endurance
sont les plus concernés. Il s’agit
donc en athlétisme courses de
fond, le cyclisme
sur route, le ski de fond et tout
autre sport nécessitant des durées
d’effort relativement longues
ou des sports se pratiquant en montagne
comme l’alpinisme, le ski de fond,
et pourquoi pas le ski alpin. Le
prix des victoires
Un stage en altitude permet une réaction
naturelle de l’organisme qui n’est
donc pas considéré comme
du dopage.
L’effet produit est donc une augmentation
du nombre de globules rouges et en particulier
permettre au sportif de disposer d’un
stock de carburant plus important sous
forme d’un stockage d’oxygène,
avec une fabrication accrue de l’érythropoïétine.
Ceci nécessite la mise en place
de stages en altitude
dont les effets au niveau de la mer
restent à prouver et dont la
durée de l’effet reste
également à prouver.
Le prix à payer reste celui de
l’organisation du transport et
de l’hébergement en altitude,
en se procurant sur place des terrains
d’entraînement.
L’E.P.O., altitude artificielle,
véritable dopage, peut se procurer
au marché noir et réalise
des conditions physiologiques du stage
en altitude, tout en restant tranquillement
au niveau de la mer. Il suffit donc
de se payer ce luxe sans se faire prendre
et en s’aidant de façon
indispensable du contrôle de l’érythropoïétine
pour ne pas risquer la mort.
Ce dopage a un coût pour
la santé, un coût financier
et un coût pénal.
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RAPPEL
PHYSIOLOGIQUE...
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Les effets d’un séjour
en altitude montrent une teneur
accrue en oxygène du sang
artériel, avec une augmentation
de la concentration en hémoglobine.
Il s’agit d’un véritable
dopage sanguin naturel.
Cet effet a conséquence
d’améliorer la puissance
maximale aérobie et donc
de permettre une amélioration
certaine et significative des
résultats pour l’ensemble
des sports d’endurance.
Toutefois, il faut se méfier
des effets secondaires
rencontrés dans le cadre
à la fois du mal des montagnes
(céphalées, excitation,
perte du sommeil) et également
des effets physiologiques pour
des altitudes élevées
au-delà de
3 500 à 4 000 mètres,
qui peuvent provoquer des accidents
gravissimes avec œdème
pulmonaire.
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Inhalation
d’oxygène
L’inhalation d’oxygène
au cours de la pratique d’un
sport ou en période de repos
et de récupération n’apporte
pas de résultats significatifs.
Certes, on peut penser que la puissance
maximale aérobie sera augmentée
mais il y a surtout un effet «
psychologique ».
Les caissons
d’entraînement en altitude
Le problème éthique reste
posé. Le coût est celui
de la mise en place d’une telle
structure et de son utilisation. Les
conséquences sont les mêmes
que pour un stage en altitude, avec
les effets attendus pour un sportif
dans le cadre de l’amélioration
de la performance.
Est-il de façon éthique
raisonnable de proposer ce type d’entraînement
aux sportifs ?
Ceux qui ne peuvent se payer ou utiliser
l’altitude vont simplement rétorquer
qu’il s’agit d’un
moyen naturel mis à disposition
des sportifs par des chercheurs. Les
autres pourront toujours dire que l’accès
étant confidentiel ou réservé
à une élite, il s’agit
donc d’une méthode artificielle
qui rentre dans la parfaite définition
du dopage.
Conclusion
Chaque citoyen, chaque sportif a donc
le droit d’aller quelques jours
par an se détendre à la
montagne ou pratiquer des stages d’oxygénation
dans un but de d’amélioration
de la condition physique. Rechercher
de façon artificielle les résultats
physiologiques naturels provoqués
par un séjour en altitude rentre
dans le cadre du dopage puisqu’il
s’agit d’utiliser un procédé
ou une substance ou une technique améliorant
artificiellement les performances.
Bon séjour en altitude.
Ne comptez pas trop sur celui-ci pour
battre des records.
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