| Les effets d’un
séjour en altitude montrent une
teneur accrue en oxygène du sang
artériel, avec une augmentation
de la concentration en hémoglobine.
Il s’agit d’un véritable
dopage sanguin naturel. Cet effet a
conséquence d’améliorer
la puissance maximale aérobie
et donc de permettre une amélioration
certaine et significative des résultats
pour l’ensemble des sports d’endurance.
Toutefois, il faut se méfier
des effets secondaires rencontrés
dans le cadre à la fois du mal
des montagnes (céphalées,
excitation, perte du sommeil) et également
des effets physiologiques pour des altitudes
élevées au-delà
de 3.500 à 4.000 mètres,
qui peuvent provoquer des accidents
gravissimes avec œdème pulmonaire.
L’érythropoïétine
(E.P.O)
Les effets recherchés par un
stage en altitude restent dans le
même domaine que l’effet
recherché par l’administration
d’E.P.O.
Il a donc été très
facile pour les sportifs de trouver
une manière artificielle d’augmenter
leur puissance aérobie en utilisant
soit de l’E.P.O, soit des transfusions
sanguines sous toutes leurs formes.
Il s’agit d’une méthode
totalement interdite qui est par ailleurs
hautement dangereuse pour la santé.
Les spécialités
concernées
On peut naturellement s’interroger
sur l’ensemble des pratiques
sportives et se dire qu’un sport
de précision de courte durée
ne semble pas concerné par
ce type de dopage. Toutefois, en valorisant
les conditions d’entraînement,
on peut extrapoler les bienfaits de
l’augmentation du volume des
lignées sanguines pour l’ensemble
des sports. Cela dit, les sports d’endurance
sont les plus concernés. Il
s’agit donc en athlétisme
courses de fond, le cyclisme sur route,
le ski de fond et tout autre sport
nécessitant des durées
d’effort relativement longues
ou des sports se pratiquant en montagne
comme l’alpinisme, le ski de
fond, et pourquoi pas le ski alpin.
Le prix des
victoires
Un stage en altitude permet une réaction
naturelle de l’organisme qui
n’est donc pas considéré
comme du dopage.
L’effet produit est donc une
augmentation du nombre de globules
rouges et en particulier permettre
au sportif de disposer d’un
stock de carburant plus important
sous forme d’un stockage d’oxygène,
avec une fabrication accrue de l’érythropoïétine.
Ceci nécessite la mise en
place de stages en altitude dont les
effets au niveau de la mer restent
à prouver et dont la durée
de l’effet reste également
à prouver.
Le prix à payer reste celui
de l’organisation du transport
et de l’hébergement en
altitude, en se procurant sur place
des terrains d’entraînement.
L’E.P.O., altitude artificielle,
véritable dopage, peut se procurer
au marché noir et réalise
des conditions physiologiques du stage
en altitude, tout en restant tranquillement
au niveau de la mer. Il suffit donc
de se payer ce luxe sans se faire
prendre et en s’aidant de façon
indispensable du contrôle de
l’érythropoïétine
pour ne pas risquer la mort.
Ce dopage a un coût pour la
santé, un coût financier
et un coût pénal.
Inhalation
d’oxygène
L’inhalation d’oxygène
au cours de la pratique d’un
sport ou en période de repos
et de récupération n’apporte
pas de résultats significatifs.
Certes, on peut penser que la puissance
maximale aérobie sera augmentée
mais il y a surtout un effet «
psychologique»
Les caissons
d’entraînement en altitude
Le problème éthique
reste posé. Le coût est
celui de la mise en place d’une
telle structure et de son utilisation.
Les conséquences sont les mêmes
que pour un stage en altitude, avec
les effets attendus pour un sportif
dans le cadre de l’amélioration
de la performance.
Est-il de façon éthique
raisonnable de proposer ce type d’entraînement
aux sportifs ?
Ceux qui ne peuvent se payer ou utiliser
l’altitude vont simplement rétorquer
qu’il s’agit d’un
moyen naturel mis à disposition
des sportifs par des chercheurs. Les
autres pourront toujours dire que
l’accès étant
confidentiel ou réservé
à une élite, il s’agit
donc d’une méthode artificielle
qui rentre dans la parfaite définition
du dopage.
Conclusion
Chaque citoyen, chaque sportif a donc
le droit d’aller quelques jours
par an se détendre à
la montagne ou pratiquer des stages
d’oxygénation dans un
but de d’amélioration
de la condition physique. Rechercher
de façon artificielle les résultats
physiologiques naturels provoqués
par un séjour en altitude rentre
dans le cadre du dopage puisqu’il
s’agit d’utiliser un procédé
ou une substance ou une technique
améliorant artificiellement
les performances.
Bon séjour en altitude. Ne
comptez pas trop sur celui-ci pour
battre des records.
|