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Le certificat médical de
non contre-indication à
la pratique sportive chez l'enfant |
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La
loi Lamour de Avril 2006 a relevé
le degré
de sécurité médicale
dans la pratique sportive
en renforçant la lutte
contre le dopage et la surveillance
médicale des sportifs.
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Préambule
Rédiger un certificat médical
de non contre-indication à
la pratique sportive, c'est prendre
en compte non seulement les âges
de pratique, le sexe de l'enfant,
mais également considérer
qu'une pratique est différente
selon les disciplines choisies
et surtout le niveau de compétition
espéré.
Le médecin veillera tout
particulièrement à
établir un certificat de
non contre-indication où
les restrictions de pratique seront
exprimées très précisément
en écriture lisible.
Les particularités
propres
à l'enfant et à
l'adolescent
Les véritables contre-indications
absolues sont suffisamment rares
pour qu'elles soient établies
très tôt dans le
cadre d'un suivi pluridisciplinaire
en coordination avec le pédiatre
de l'enfant.
Les contre-indications relatives
sont du domaine du médecin
traitant, qui devra non
seulement en établir la
liste, mais également la
durée.
Les problèmes
liés à la croissance
Le début de pratique sportive,
de plus en plus tôt, demandé
par certaines fédérations
dès l’âge de
cinq ans, conduit bien entendu
le médecin à retrouver
au décours de ses consultations
un certain nombre de problèmes
liés directement à
la croissance pouvant
contre-indiquer partiellement
ou totalement et pour une durée
plus ou moins définie la
pratique sportive, avec ou sans
compétition.
Nous pouvons aborder celles qui
sont plus connues type Sever,
Osgood (Diaporama
: images de la maladie d’Osgood)
ou Scheuerman mais le véritable
problème est celui de la
répercussion d'un volume
de pratique déraisonnable
sur la courbe de croissance. Il
est indispensable d’établir
une véritable courbe de
croissance taille/poids.
A
quel âge peut-on débuter
une pratique sportive ?
Les « babys-sports »
ou autres sports avec appellation
spécifique de l'enfant
servent plus pour l’éveil
des activités qu'à
un véritable choix de pratique.
En effet, il n'a pas été
démontré que les
mini-tennis, baby-basket, ou autre
pratique permettent de reproduire
les gestes sportifs adaptés
au futur sport adulte.
Plutôt que la pratique d'un
sport mini, il serait bon d'adapter
les pratiques à l'enfant.
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Modifié
le : |
01.02.08 |
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Publié
le : |
30.04.07 |
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• Médecine
du sport chez
l’enfant,
Bar-o-Bar, Ed.
Masson.
• L’Adolescent
et le Sport,
Christian Benezis,
Ed. Masson.
•
Quel sport pour
quel enfant,
Docteur Michel
Binder,
Ed. Calmann-Levy.
• Rythme
de la vie de
l’enfant
et le sport
à l’école,
Symposium International
CNOSF.
• Dictionnaire
encyclopédique
de pédiatrie
en médecine
du sport,
Paul Pilardeau,
Sport Méd. |
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Les contres-indications rachidiennes |
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Les troubles
de la statique sont fréquemment
rencontrées chez l’enfant.
Une prise en charge médicale
et kinésithérapeute n’est
pas incompatible avec la pratique sportive.
Il reste à définir le
type, le niveau et le volume de pratique.
Attention toutefois à l’évolution
de ces troubles qui seront évalués
en fonction du degré de maturité
(Test de Risser).
Les anomalies de charnière rentrent
dans le cadre délicat de «
l’examen » sportif de l’enfant.
Un dépistage précoce permet
une adaptation et une indication adaptée
dans la pratique d’un sport.
(cf.
rubrique Diaporamas : les conférences
du Professeur Herbaux).
Troubles
du poids
Obésité
ou maigreur posent des problèmes
plus psychologiques que réellement
sportifs. Oui, l’enfant obèse
doit bouger, mais la compétition
doit rester adaptée à
ce véritable handicap. Les
contres-indications à la pratique
sportive
Que ce soit chez l'enfant ou l'adulte,
il existe des contre-indications définitives
ou temporaires à la pratique
sportive en fonction des pathologies
rencontrées ou des sports pratiqués.
Par ailleurs, le choix d'un sport peut
se faire selon l'environnement social
du jeune sportif : sports d'équipes
(football, basket-ball, handball, rugby,
hockey sur gazon, etc), sports individuels
(tennis,
badminton, escrime, etc), sports d'endurance
ou de résistance (athlétisme,
natation, etc), sports de combat (judo,
taekwondo, karaté, etc).
Le médecin devra avec
toute son attention veiller à
ce que les parents ne rentrent pas dans
une politique de « championnite
».
Les autres indications adaptées,
plus traditionnelles, comme l'asthme,
seront abordés dans le cas plus
général de la bonne pratique
sportive. Enfin, chez l’enfant,
se posera tout particulièrement
le problème de l'obésité.
Le certificat
de complaisance
Attention, la rédaction d’un
certificat de non contre-indication
à la pratique du sport doit répondre
aux exigences du code de déontologie
(article 28), et ne procurer au médecin
aucun avantage matériel illicite
(article 24).
Vous devez refuser de signer des certificats
à la demande des parents sans
recevoir les enfants, comme vous devez
également refuser d’établir
des certificats dans un club sportif
contre avantage en nature, comme une
inscription gratuite, etc ..
L’Ordre
des Médecins peut vous sanctionner,
du simple avertissement jusqu’à
la radiation définitive du tableau.
Si la rédaction du certificat
de complaisance peut engager votre responsabilité
lors d’un accident, votre responsabilité
civile sera engagée.
Prudence est donc le maître-mot.
La législation
dopage
L’enfant, dès qu’il
est licencié, doit répondre
aux exigences de la Loi. Etablir un
A.U.T.
est donc obligatoire.
Conclusion
Aborder le sport chez l'enfant, c’est
renforcer le rôle du médecin
traitant dans les orientations de pratiques,
et les indications d'une pratique sportive
dans un but de santé. Le site
www.medecinedusport.fr
aborde dans son
dossier d'octobre 2006 cet important
problème de la pratique sportive
chez l'enfant.
Retenons de façon générale
qu’en dehors de quelques rares
cas, la non contre-indication est
du ressort du médecin traitant,
le médecin du sport
n'intervenant que pour des problèmes
beaucoup plus spécifiques comme
sur le classement ou le dopage.
Dans tous les cas, il faut encadrer
l’entraînement intensif
spécialisé précoce,
source de tous les ennuis.
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