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Les antécédents
familiaux ont de l’importance.
Il est capital de faire préciser
la taille des parents, qui conditionnera
généralement la taille
des enfants.
La maturation osseuse s’apprécie
par un bilan radiologique permettant
de déterminer ce que l’on
appelle l’âge osseux.
Il existe chez l’enfant une
pathologie chronique liée aux
microtraumatismes répétés,
qui entraîne des apophysites
ou ostéochondrites de croissance
ou maladies de croissance.
Les articulations
L’enfant possède une
hyperélasticité articulaire,
surtout plus marquée chez la
fille. Cela explique la survenue fréquente
d’entorses bénignes.
Les muscles
Dès l’âge de 6
ans, la répartition des fibres
musculaires chez l’enfant est
de type adulte sédentaire.
Le rôle de l’entraînement
est encore incertain dans la modification
de structure de ces fibres.
L’enfant souffre toutefois très
rarement de lésions musculaires.
A la puberté, l’entraînement
musculaire doit se faire par augmentation
du nombre des exercices et non pas
par accroissement des charges.
L’adaptation
à l’effort
L’adaptation pulmonaire à
l’exercice n’est jamais
un facteur limitant chez l’enfant
en bonne santé. Toutefois,
l’asthme induit par l’exercice
est plus fréquent chez l’enfant
que chez l’adulte. Il est toutefois
paradoxal de constater que ce même
exercice poursuivi dans de bonnes
conditions guérira l’enfant.
L’état d’équilibre
cardiaque chez un enfant est atteint
au bout de deux minutes environ, soit
beaucoup plus vite que chez un adulte.
A l’arrêt de l’effort,
la récupération est
plus rapide.
Le rythme cardiaque chez l’enfant
est très influencé par
des facteurs internes, tels que le
stress, l’émotion ou
la peur et la fatigue.
Les métabolismes
Avant la puberté, il n’y
a pas de différences d’adaptation
entre garçons et filles. Après
la puberté, l’écart
se creuse : les garçons sont
souvent plus « endurants ».
La Thermo-régulation
Le rapport surface cutanée
sur poids corporel de l’enfant
est plus élevé que chez
l’adulte. L’enfant est
donc plus sensible lors de la pratique
du sport en ambiance chaude. Risques
de déshydratation, d’insolation,
de coups de chaleur. Un séjour
en altitude chez un enfant de 6 à
8 ans peut entraîner un danger
venant de la température extérieure
et de ses variations. Attention au
rôle du vent lors de la pratique
sportive.
Le développement
psycho-moteur
Le terme de développement psycho-moteur
recouvre en réalité
l’ensemble de la maturation
non somatique.
Avant 8 ans, l’enfant
se caractérise par une instabilité
d’humeur, une impulsivité,
un manque de contrôle émotionnel
et moteur. L’influence de l’environnement
familial est prédominante et
primordiale. L’enfant joue comme
il veut ; il commence toutefois à
pouvoir s’intégrer dans
un groupe et comprendre la notion
défaite où tout le monde
gagne.
Avant l’âge de
11 ans, les capacités
d’apprentissage deviennent optimales.
Le raisonnement logique se développe,
la latéralisation est généralement
acquise. L’enfant s’ouvre
de plus en plus au monde extérieur,
l’enfant ressent alors mal l’échec
et ne comprend pas toujours la règle
du jeu imposée par les adultes.
C’est l’âge ou
l’enfant est infatigable. Il
force rarement et s’arrête
souvent lorsqu’il est fatigué.
Après 11 ans,
les automatismes deviennent plus durs
à acquérir mais stratégie,
sens du jeu, concentration et motivation
liés à la force musculaire
sont bien meilleurs que pendant la
période précédente.
La prévention
est le rôle du médecin
L’enfant doit bénéficier
de toutes les techniques modernes
d’examens médicaux complémentaires,
telles qu’on les utiliserait
chez l’adulte, mais adaptées
à leur morphologie.
Par ailleurs, il faut tout mettre
en œuvre pour préserver
l’intérêt de l’enfant
et favoriser son épanouissement,
en lui permettant de persévérer
dans le sport qu’il a choisi
et de faire de la compétition
s’il le désire.
L’enfant peut également
bénéficier du sport
en temps que vertu thérapeutique.
Cela concerne en pratique et en théorie
toutes les pathologies et tous les
handicaps. Dans ce cas, il faut se
poser la seule question : l’enfant
malade a-t-il droit au sport ? ».
Cela découle sur deux autres
questions :
• l’activité sportive
met-elle sa vie en danger
• cette activité sportive
ne risque-t-elle pas d’aggraver
sa maladie
Cela débouche
sur la question qu’on peut se
poser : quel sport pour l’enfant
?
Un médecin qui préconise
une activité physique doit
être au courant des méthodes
et des principes spécifiques
au sport pratiqué, qui prendra
en compte l’endurance en général,
l’endurance musculaire locale,
la force musculaire, la vitesse, l’agilité,
la souplesse et le rôle du poids
corporel dans la pratique de cette
activité sportive.
Par ailleurs, le dosage de l’entraînement
aura de l’importance en prenant
en compte l’intensité,
la fréquence, la durée
des séances d’entraînement.
Ce qui fait que finalement, la pratique
des activités physiques et
sportives chez l’enfant quelque
soit l’âge n’a que
des vertus positives, lorsque celle-ci
est contrôlée par des
adultes compétents, raisonnables
et responsables.
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