•
examen clinique général
Il est fondamental avec une
prise en compte toute particulière
des antécédents et des
facteurs asoociés. On recherche
des troubles neurologiques, d’autres
anomalies viscérales cutanées,
les troubles de la croissance autres
sont à intégrer dans
l’examen, ou les antécédents
type Osgood, Sever, etc…
•
bilan radiologique
Ce bilan de démarrage
peut nous suffire en demandant un
rachis total de face et de profil,
debout pieds nus pour examen de la
statique. On en profitera pour demander
un test de Risser.
En fonction de ce bilan, on pourra
s’aider de radiographies segmentaires
complémentaires, d’un
scanner ou d’un IRM.
En cas de visualisation d’une
tuméfaction anormale, une échographie
sera réalisée.
La scintigraphie osseuse peut être
utile et fait preuve d’un grand
intérêt chez l’enfant
sportif pour le dépistage de
lyse unilatérale récente.
Le diagnostic
des rachialgies de l’enfant
Chez l’enfant sportif, on retiendra
essentiellement dans un premier temps
toutes les pathologies liées
au surentraînement.
•
les maladies de croissance
Il s’agit essentiellement
de la Maladie de Sheuerman, touchant
l’axe rachidien dans son ensemble,
mais souvent localisé au niveau
du rachis dorsal avec une hypercyphose,
et un niveau du rachis lombaire avec
une hyperlordose.
•
les scolioses et déformations
de l’axe rachidien
Ces scolioses ou cyphoses idiopathiques
ou non sont à évaluer.
Elles peuvent provoquer des douleurs,
mais sont souvent asymptomatiques.
•
les tumeurs
Ne jamais oublier qu’un enfant
sportif est également avant
tout un enfant. Les tumeurs malignes
ou bénignes peuvent être
présentes et occasionner une
plainte douloureuse.
Ne pas oublier que chez l’enfant,
le sarcome d’Ewing n’est
confirmé que par l’histologie.
Il existe par ailleurs un certain
nombre d’autres possibilités
tumorales qui peuvent être aussi
variées que les kystes, les
angiomes, etc…
•
les anomalies de charnière
Chez l’enfant sportif, ce sont
les plus fréquemment retenues.
Le diagnostic est essentiellement
radiologique réalisé
sur des clichés de débrouillage,
mais également sur des clichés
segmentaires. Il s’agit des
spondilolyses avec spondilolysthésis
dont le diagnostic est facile, le
grade conditionne également
le traitement.
Les lyses isthmiques
bilatérales sont faciles à
diagnostiquer, les lyses isthmiques
unilatérales sont plus isolées
et difficiles. On s’aidera de
l’IRM et de la scintigraphie
osseuse.
Le traitement variera en fonction
de la gravité du glissement,
de la répercussion fonctionnelle
et de l’intensité sportive,
ainsi que du stade de maturation osseuse.
•
les causes non vertébrales
On recherchera des déficits
musculaires, des asymétries
musculaires, des contractures ou des
déchirures musculaires, liées
aux gestes sportifs.
Les autres origines sont rares et
d’exploration complexe.
•
les causes nerveuses
Les tumeurs bénignes du système
nerveux peuvent provoquer des lombalgies
sans irradiation particulière.
Les différents diagnostics
seront évoqués par le
scanner ou l’IRM.
•
diagnostic différentiel
Ne pas oublier qu’un enfant
sportif peut également présenter
des indices et des signes de surentraînement
psychologique, qui conduisent à
des douleurs fonctionnelles dont l’axe
rachidien sera prioritairement exprimé.
Un soutien psychologique dans ce cas
sera indispensable.
Les traitements
préconisés
Ils dépendent bien évidemment
des étiologies. La plupart
du temps, le sport sera adapté
en terme de pratique ou en terme de
technique.
Le volume horaire
sera également adapté
dans sa durée, en fonction
des pathologies retrouvées.
Une kinésithérapie est
souvent conseillée. La pratique
complémentaire de la natation
nage sur le dos reste une
très bonne indication.
Le prise en charge médicamenteuse
est rare et souvent déconseillée.
Masquer une douleur peut entraîner
une aggravation de la symptomatologie
mécanique.
Le corset peut être
proposé en plus d’une
pratique sportive adaptée.
Conclusion
Dans la majorité des cas, l’enfant
sportif qui présente
une rachialgie nécessite une
prise en charge médicale adaptée
et bénigne. Les véritables
enjeux sont soit une contre-indication
à la pratique sportive
chez les enfants non motivés
ou à l’inverse une réduction
des pratiques chez un enfant trop
motivé.
Les parents ou l’entourage jouent
un grand rôle dans ce type de
demande. En tout état de cause,
on ne peut pas se permettre de se
priver d’un bilan radiologique
initial afin d’évoquer
un diagnostic précis. Une surveillance
attentive est nécessaire. Une
liaison avec l’entraîneur
ou le professeur d’Education
Physique et Sportive est souhaitable
voire indispensable.
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