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Cette proportion de surpoids parmi
les élèves scolarisés
peut être soutenu par une hygiène
de vie défectueuse, en rapport
avec des habitudes alimentaires inadaptées,
une méconnaissance des règles
diététiques, un manque
de sensibilisation aux problèmes
de santé.
L’hydratation est souvent inappropriée.
Les élèves n’ont
pas conscience de l’existence
de sucre dans les boissons qu’ils
consomment couramment, ce qui conduit
à une banalisation de certaines
pratiques comme l’attrait des
sodas et boissons d’effort.
Les sodas sont présents dans
20% des cas au petit déjeuner,
mais aussi dans 42% des goûters,
et 60% des grignotages.
Dans cette population sportive, l’hydratation
à l’entraînement
est souvent trop tardive et n’est
pas modifiée dans un contexte
de compétition, ce qui expose
au risque de blessure.
Parmi les principales erreurs alimentaires,
on peut également citer la
présence de 63% de biscuits
secs au goûter, 55% de barres
chocolatées en grignotage.
Tous ces aliments constituent un apport
sucré et lipidique conséquent,
dont n’ont pas conscience les
consommateurs.
Parallèlement à ces
mauvaises habitudes, le niveau de
connaissance des élèves
en matière d’hygiène
alimentaire est particulièrement
décevant. La simple identification
des trois classes d’aliments
(glucides, protéines, lipides)
est impossible chez la presque totalité
d’entre eux.
D’autres habitudes de consommation
apparaissent particulièrement
délétères : 86%
des élèves ne répondent
pas aux apports nutritionnels conseillés
en Fruits, 1 élève sur
2 déclare ne jamais manger
de crudités. La consommation
des poissons est trop souvent occasionnelle.
Ces données épidémiologiques
ne peuvent qu’encourager la
poursuite des actions de prévention
en milieu scolaire dirigées
par l’irbms, pour éduquer
les jeunes populations à comprendre
l’impact de la nutrition sur
leur santé, à apprendre
les bases simples de l’équilibre
alimentaire, et les aider à
construire une hygiène de vie
correcte. Ces actions viennent compléter
les programmes scolaires qui ne permettent
pas une sensibilisation suffisante
à la nutrition, en collaboration
étroite avec le monde enseignant.
Le suivi médical des classes
sportives se justifie d’autant
plus. Ces élèves constituent
un groupe à risque, en raison
de la pratique sportive conséquente,
une fragilité constitutionnelle
due à la période de
croissance, et une difficulté
d’adaptation du mode de vie.
L’industrie agro-alimentaire
doit également participer à
ces objectifs de santé publique
en veillant à diminuer quantitativement
les sucres ajoutés, et améliorer
l’étiquetage des produits
finis.
Des mesures restent à prendre
pour limiter l’impact publicitaire
de certains produits dont la consommation
doit être limitée. L’interdiction
des distributeurs automatiques dans
les établissements scolaires
constitue un premier pas décisif.
Pour toute demande d’action
de prévention en milieu scolaire
et club, écrivez-nous.
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