|
|
|
|
| |
| |
EVALUATION
: La VO2MAX,
calculez vos performances |
|
| |
Votre
entraînement est-il efficace
?
Comment connaître son
niveau de performance ?
C’est le but des tests
d’évaluation médico-sportifs.
Ceux-ci présentent de
nombreuses applications qui
dépassent le simple fait
de connaître son niveau
de performance. Ils apparaissent
complémentaires aux tests
de terrain, et vont vous permettre
d’améliorer la
qualité de son entraînement.
Comment choisir ces tests ?
Que peut-on en attendre ?
Quelques éléments
de réponse à travers
l’exemple d’un test
vélo chez un triathlète. |
| |
QUEL
PLATEAU TECHNIQUE CHOISIR ?
Si les épreuves d’évaluation
de type VO2max sont très
utiles chez le sportif, on peut
malheureusement regretter le
manque de disponibilité
des plateaux techniques.
Certains sportifs peuvent être
tentés par la solution
de facilité, en se tournant
vers les services de
cardiologie, qui proposent,
eux aussi des tests d’effort.
Solution de facilité
pour deux raisons, d’une
part la disponibilité
de ces services est parfois
meilleure, d’autre part
ces tests cardiologiques donnent
lieu à un remboursement
en tant que frais de santé,
contrairement aux évaluations
de médecine sportive
considérées comme
de la médecine préventive.
Mais un test cardiologique
n’est pas une épreuve
d’évaluation de
médecine sportive !
Les tests « cardiologiques
» sont avant tout orientés
vers l’adaptation cardiovasculaire
à l’effort, et
le dépistage des facteurs
de risque coronariens. Ils ne
prennent pas en compte la composante
respiratoire, à savoir
la VO2.
Même si ces paramètres
ventilatoires sont parfois mesurés,
le matériel et
les protocoles diffèrent
et ne permettent aucune application
à l’entraînement,
ce qui est le principal enseignement
d’un test.
A titre d’exemple, un
tapis « cardiologique
» augmente son inclinaison
à chaque palier (il s'agit
du protocole dit de "Bruce"),
le but étant d’augmenter
rapidement la fatigabilité
du sujet pour atteindre rapidement
la fréquence cardiaque
maximale. Les protocoles médico-sportifs
sont beaucoup plus progressifs,
pour analyser l’adaptation
cardio-vasculaire, mais aussi
respiratoire, lors des efforts
intermédiaires. Les applications
à l’entraînement
peuvent alors être établies.
L’une des raisons qui
explique le manque de
disponibilité
des plateaux techniques reste
le temps nécessaire pour
ce type de bilan. Il
faut en effet 1 heure par athlète,
le temps de la préparation
(15 min), la durée du
test (30 min pour un test sur
vélo, 15 à 20
min sur tapis), et un bon ¼
d’heure pour l’interprétation.
L’un des principaux obstacles
réside dans le coût
de ces tests d’évaluation
qui reste onéreux, environ
150 €.
Mais le bénéfice
de ces explorations est important
et va guider l’entraînement
des mois suivants dans un objectif
qualitatif. Bien se
connaître, c'est lutter
contre les blessures et les
phénomènes de
surentraînement.
DEROULEMENT
D’UN TEST D’EVALUATION
La première obligation
est de toujours respecter la
spécificité de
l’effort, ce qui offre
au triathlète la possibilité
de réaliser un
test sur tapis ou sur
bicyclette.
Le choix se fera en fonction
des souhaits et objectifs du
sportif. Il sera préférable
de privilégier la discipline
qui fait défaut, dans
laquelle le triathlète
est le moins fort pour justement
équilibrer le niveau
par un entraînement adapté.
Pour les novices, il est préférable
de réaliser le premier
test sur bicyclette. Le test
sur tapis est en effet beaucoup
moins « agréable
», car contrairement aux
idées reçues,
courir sur un tapis
est loin d’être
évident.
Le test sur vélo est
un effort beaucoup plus progressif,
ce qui réconfortera l’athlète,
et offre beaucoup plus de stabilité
dans les paramètres cardio-respiratoires.
Il faudra privilégier
les tests sur vélo
réalisés sur home-trainer
plutôt que sur vélo
de laboratoire. Ces tests présentent
l’avantage de permettre
d’évaluer les performances
en tenant compte des réglages
spécifiques à
chaque sportif, que ce soit
les réglages des braquets
et plateaux qui conditionnent
le rendement mécanique,
comme du respect de
la position et technique de
pédalage sur
le vélo. Les applications
à l’entraînement
n’en seront que plus fidèles.
Les volumes d’O2 et de
CO2, inspirés et expirés,
sont recueillis à l’aide
d’un masque, et vont permettre
d’analyser l’adaptation
respiratoire du sportif par
rapport à l’intensité
de l’effort demandé.
L’arrêt du test
est souvent obtenu à
la demande du sportif, devant
l’apparition d’une
sensation d’épuisement.
Le plateau de VO2 et la FC maximale
peuvent également être
des critères d’arrêt.
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
Modifié
le : |
25.08.09 |
| |
Lecture
: |
Tout
Public |
|
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
| |
| |
Calcul
VO2Max
pour les Nuls |
3,5 x vitesse (km/h) + 3,5
= VO2Max
Autres
calculs :
- Temps
sur Marathon
- Test
Cooper
- VMA
|
| |
|
|
|
|
|
| |
| |
| |
|
|
|
|
|
| |
Un test sur
vélo de laboratoire reste toujours
une bonne méthode pour réaliser
le calcul de la VO2Max, même
chez un marathonien. La spécificité
du choix de l'ergomètre doit
se faire si le plateau le propose
(tapis, vélo, home trainer,
ergo aviron ou canoé kayak).
VOS RESULTATS
?
Deux types de résultats peuvent
dériver de ces tests : les
paramètres de l’effort
maximal et les paramètres intermédiaires.
a) Paramètres
de l'effort maximal :
- Ventilation maximale et VO2max :
Il n’est pas rare d’observer
des valeurs très élevées
de volume expiré maximal, de
l’ordre de 200litres/minute,
ce qui n’est pas préjudiciable.
La valeur de ce débit n’est
pas un facteur de performance.
Plus intéressant est l’évolution
de la consommation d’oxygène
qui augmente avec l’intensité
de l’effort, pour finir par
se stabiliser « en plateau »
à partir d’une certaine
intensité. Ce plateau témoigne
du plafonnement des possibilités
d’adaptation du sportif à
l’effort demandé. La
VO2max est alors atteinte. |
|
| |
 |
|
| |
La consommation
maximale d’oxygène et la
fréquence cardiaque évoluent
linéairement avec l’augmentation
de la charge de travail. Ceci est un
facteur de bonne adaptation physiologique
à l’exercice.
- La fréquence cardiaque
maximale : La FC max obtenue
lors d’un test est en général
supérieure à la valeur
théorique de (220 – âge).
N’oublions pas que c’est
une condition pour atteindre la VO2max,
à savoir que le test doit être
maximal jusqu’à l’épuisement.
La FC max mesurée est parfois
inférieure à celle observée
en compétition, car d’autres
facteurs viennent la surestimer (sprint
final, stress de la compétition…).
Cette valeur de FC max servira de référence
pour établir secondairement les
applications à l’entraînement.
- La Puissance maximale
aérobie (PMA) : La PMA
se définit comme étant
la puissance maximale développée,
correspondant à la consommation
maximale d’oxygène. La
PMA n’est donc pas forcément
(même rarement) la puissance maximale
atteinte. La confusion entre puissance
maximale atteinte et PMA est fréquente.
Ces deux paramètres de puissances
seront interprétés conjointement
pour établir les puissances de
travail à l’entraînement.
- La Vitesse maximale aérobie
(VMA) : Utilisée pour
les tests sur tapis, la VMA correspond
à la vitesse développée
lorsque VO2max est atteinte. Cette VMA
n’exclut pas la possibilité
pour le sportif de courir plus vite,
en général de 1 à
2km/h. b)
Paramètres intermédiaires
:
- Tension artérielle et fréquences
cardiaques : L’évolution
de ces paramètres cardio-vasculaires
n’a que peu d’application
pour le sportif, raison pour laquelle
il s’en désintéresse.
La tension artérielle et la courbe
des fréquences cardiaques ont
essentiellement un intérêt
purement médical. La cinétique
de ces paramètres reflète
l’aptitude cardio-vasculaire à
l’effort, et fait éventuellement
le diagnostic de certaines anomalies
comme les hypertensions artérielles
d’éffort. -
Paramètres respiratoires : les
Seuils Ventilatoires
Deux paramètres se révèlent
d’une importance particulière
: - QR : Le Quotient
Respiratoire : correspond au rapport
Volume de CO2 expiré / Volume
d’O2 consommé (VCO2/VO2).
Plus l’effort augmente en intensité,
plus ces deux volumes augmentent également.
Ceci jusqu’à une certaine
puissance d’exercice, à
partir de laquelle le rejet de CO2 s’élève
plus fortement que la consommation d’O2
(modification des capacités aérobies
du sportif). Le rapport va donc augmenter,
ce qui se traduit par une cassure de
courbe. Cette cassure correspond au
2ém seuil ventilatoire SV2 (également
appelé seuil d’inadaptation
ventilatoire). |
|
| |
 |
|
| |
-
VE/VO2 : Le rapport de la
Ventilation / Volume d’O2 apporte
la même interprétation
: pour une puissance donnée,
la consommation d’O2 va commencer
à se limiter, à s’infléchir,
alors que le sportif continuera de
s’essouffler de plus en plus,
d’où un rapport qui augmente.
De la même manière, la
mise en jeu de la glycolyse aérobie
à partir d’une puissance
donnée va identifier le 1er
seuil SV1, à partir duquel,
on peut considérer que le sportif
commence à travailler son endurance.
La zone de puissance située
entre ces deux seuils, correspond
à une zone de stabilité
en ce qui concerne l’adaptation
à l’effort, que ce soit
l’adaptation cardiorespiratoire
ou énergétique. C’est
ce que l’on peut appeler le
plateau d’endurance.
MODALITES
PRATIQUES
Quel que soit le type d'effort à
réaliser sont prélablement
donnés et signifiés
au sportif les risques encourus lors
de la réalisation d'un test
d'effort. Ce consentement doit être
signé par le sportif, qui a
pris bonne note de l'ensemble des
risques, et doit poser préalablement
toutes les questions pouvant lever
les points d'ombre.
Il est rappelé que les risques
principaux sont représentés
par les blessures pouvant provenir
lors du maniement de l'ergomètre
ou des chutes lors d'une course sur
tapis. Toutefois, réaliser
une épreuve d'effort à
visée sportive représente
les mêmes risques que celle
réalisée pour une épreuve
d'effort cardiologique. Les accidents
cardiaques, même s'ils sont
rarissimes, peuvent survenir avec
comme conséquence majeure,
la mort par désadaptation cardio-respiratoire.
C'est pour limiter la survenue de
ce risque majeur que les équipes
médicales doivent être
performantes, formées et habituées
à la réalisation de
tel test. Elles doivent par ailleurs
posséder du matériel
de réanimation et pouvoir orienter
le sportif vers un centre de réanimation
proche.
Le déroulement du test pourra
se faire après avoir levé
toutes les contre-indications préalables
à la pratique d'un tel effort.
Le patient sera équipé
d'électrodes permettant d'enregistrer
un électro-cardiogramme de
repos, puis obtenir pendant tout l'effort
et en récupération une
trace électrique de l'activité
du coeur et de sa fréquence
cardiaque. Lorsqu'il s'agit de réaliser
en complément une VO2Max par
méthode directe, le sportif
sera équipé d'un masque
étanche, relié à
un analyseur d'air, permettant l'enregistrement
en continu des différents paramètres
ventilatoires.
Le principe de l'épreuve d'effort
sportive est d'augmenter très
progressivement l'intensité
de l'effort par paliers successifs.
Parallèlement, sont enregistrées
les données cardio-ventilatoires.
L'objectif est d'obtenir un effort
maximum, permettant de chiffrer les
paramètres cardio-ventilatoires
pendant la dernière minute
de cet effort. Pour ce faire, il faut
que le sportif puisse être en
fréquence cardiaque maximale,
et arrive pratiquement à épuisement.
A tout moment, l'opérateur,
assisté de son aide (souvent
une infirmière), ou le sportif,
pourront mettre fin à l'épreuve
d'effort suite à la survenue
d'un incident technique ou l'apparition
d'une anomalie sur les paramètres
enregistrés. Le sportif pourra
lui-même mettre fin à
l'épreuve d'effort s'il ressent
ou perçoit un signe anormal.
Pour réaliser une épreuve
d'effort sportive, il faut être
en bonne forme physique, ne pas être
souffrant, ne pas avoir eu de syndrôme
infectieux ou viral dans les 15 jours
qui précèdent, et le
sportif doit signaler tous les médicaments
qu'il est susceptible de prendre ou
avoir pris. Le sportif doit être
équipé d'une tenue adaptée
au type d'effort réalisé,
ne pas être à jeun, et
doit pouvoir se réhydrater
et prendre une douche après
l'effort.
QUE POUVEZ
VOUS EN ATTENDRE ?
- Que penser de votre VO2max
?
Les triathlètes, comme tous
les sportifs d’endurance, ont
tendance à donner trop d’importance
à la valeur de leur consommation
maximale d’oxygène. Comme
s’ils en attendaient un témoin
fidèle, une amélioration
significative, pour les rassurer dans
leur programmation d’entraînement.
Certes, VO2max reflète les
possibilités optimales des
performances aérobies. Mais
il faut relativiser la valeur de VO2max.
Même s’il existe une grande
variabilité inter individuelle,
en général, ce paramètre
évolue peu au cours de la saison,
contrairement aux autres facteurs
associés tels que la PMA, la
VMA, mais surtout la capacité
aérobie.
PMA et VMA pourront ainsi être
réévaluées par
des tests de terrain au cours de la
saison sportive.
- Applications à l’entraînement
:
L’ensemble des applications
à l’entraînement
va résulter de l’identification
des deux seuils précédemment
cités (SV1 et SV2).
L’évolution des paramètres
respiratoires (QR), corrélée
avec les courbes des fréquences
cardiaques et de la VO2, va permettre
de caractériser les deux seuils,
en terme de puissance, de fréquence
cardiaque, et de consommation d’O2.
Dans le cadre de notre exemple
:
|
|
| |
 |
|
| |
On peut ainsi
établir des plages d’entraînement
en puissance pour les séances
de home traîner, et des zones
de FC pour les sorties vélo.
Dans le cas présent, les sorties
longues d’endurance foncière
à 70% de VO2max devront s’effectuer
entre 160/165 de FC (80% de FC max)
pour être efficaces, soit 225W. |
|
| |
 |
|
| |
D’autres
protocoles sous forme de séries
d’accélérations
8 à 10 x 6min au 2ém
seuil (r’2), soit à 275W
et 170/175 de FC permettront de travailler
spécifiquement ce 2ém
seuil, pour un travail orienté
vers la puissance aérobie.
La connaissance précise de
la PMA, et de la fréquence
cardiaque qui s’y rapporte sera
de la même façon très
utilisée pour d’autres
séances spécifiques
par travail fractionné.
Le travail devient ainsi particulièrement
précis et orienté vers
le développement d’une
aptitude physique recherchée.
- Votre capacité aérobie
: La capacité aérobie
peut se définir comme étant
votre capacité à utiliser
votre potentiel aérobie. Car
il ne suffit pas d’avoir une
excellente VO2max pour avoir un haut
niveau de performances aérobies
! Encore faut il savoir l’utiliser
!
L’entraînement devra comporter
des séances orientées
vers le développement de cette
aptitude, par un travail en aérobie
couplé à certains exercices
de puissance, notamment en fractionné.
Même si la VO2max reste peu
ou pas modifiée au cours de
la saison, son niveau d’utilisation
sera amélioré, témoignant
d’une « économie
» de l’organisme tout
en produisant un travail identique.
L’entraînement cherchera
à décaler le plateau
d’endurance précédemment
décrit (donc le SV2) vers la
droite, c'est-à-dire vers des
puissances supérieures. Pour
la même adaptation énergétique,
l’effort produit sera alors
supérieur. D’autres indicateurs
pourront également témoigner
d’une amélioration, telle
que des FC inférieures pour
un niveau de puissance identique.
La fraction d’utilisation de
l’O2 pourra également
être modifiée.
La répétition
de ces tests au cours d’une
saison sportive montre en général
ce type de progression. Il
ne faut donc pas s’arrêter
devant une VO2max identique, qui n’exclut
pas une amélioration du niveau
de performance.
L’amélioration qualitative
de l’entraînement (devenu
alors plus spécifique et adapté)
se manifeste en général
par une diminution du volume d’entraînement.
La récupération n’en
sera que meilleure, ce qui contribue
à échapper au surentraînement.
POUR LE TEST
SUR TAPIS
Les résultats similaires
peuvent être établis
avec les tests sur tapis et leurs
applications en course à pied.
Les protocoles des séances
de développement de l’aérobie
ou de la VMA relèvent dune
grande précision, et deviennent
particulièrement efficaces.
ET LES LACTATES
DANS TOUT CA ?
Les lactates sont encore parfois
dosés lors des tests
en laboratoire, mais également
lors des tests de terrain.
Ils présentent l’avantage
de la simplicité d’utilisation.
Un prélèvement d’une
goutte de sang capillaire à
la pulpe du doigt ou au lobe de l’oreille
suffit. Les résultats
sont obtenus en moins de 3
minutes avec les analyseurs
actuels.
L’intérêt et les
limites du dosage des lactates ont
déjà été
très largement documentés.
Une confusion est souvent faite chez
les sportifs sur l’origine des
lactates, attribuant ceux-ci aux efforts
de puissance, de vitesse, d’anaérobie.
Il faut savoir qu’il y a aussi
une production d’acide lactique
avant même d’atteindre
le seuil « d’anaérobie
», alors que le sportif est
toujours dans son plateau d’endurance.
Cette production reste stable, ne
dépassant pas classiquement
4mmol/l (limite arbitraire). Le muscle
est alors capable de réorienter
l’acide lactique produit vers
le cycle de Krebs, pour produire de
l’énergie, évitant
ainsi son accumulation. Tout se passe
comme si l’acide lactique produit
était un déchet recyclable
!
A partir d’un certain seuil
de production, donc à partir
d’une certaine intensité
d’effort, il y aura accumulation
de ces lactates, car les capacités
de « recyclage »
seront alors dépassées,
aboutissant à élévation
des dosages sanguins.
Parmi les limites de cette technique
d’évaluation, il faut
rappeler que le dosage de la lactatémie
est très « opérateur
dépendant ». Pour permettre
une analyse comparative, d’un
test à un autre, il est indispensable
que ce soit le même opérateur,
utilisant le même matériel,
sur un site de prélèvement
identique.
La principale limite de cette technique
réside dans le temps de diffusion
de l’acide lactique qui n’est
parfois pas suffisamment pris en considération.
En effet, lors d’un effort maximal,
la lactatémie maximale apparaîtra
quelques minutes (2 à 5 minutes)
après l’arrêt de
l’effort. Le dosage effectué
dès l’arrêt du
test ne sert donc à rien, car
il ne reflète en aucun cas
la lactatémie maximale.
Lors des tests sous maximaux,
notamment ceux utilisés lors
de tests de terrain, ou à l’entraînement,
l’adaptation physiologique de
l’organisme étant plus
stable, les variations de taux sanguin
sont elles aussi plus stables donc
les dosages plus fiables. Toutefois,
il reste conseillé de confirmer
la lactatémie par des prélèvements
successifs.
Car c’est de toute façon
la cinétique de la
lactatémie qui est
intéressante, beaucoup plus
qu’un dosage instantané.
L’évolution de la lactatémie
permet en effet d’apprécier
la tolérance physiologique
à l’effort, par rapport
aux seuils métaboliques. Les
dosages à l’entraînement
permettent de confirmer les résultats
des tests de laboratoire.
Lors de ces tests de laboratoire,
les dosages de lactatémie ne
présentent qu’un intérêt
minime, tout au moins en ce qui concerne
les tests sur vélo ou tapis,
car l’analyse des paramètres
ventilatoires est beaucoup plus fiable
pour refléter l’adaptation
du sportif à l’effort
et déterminer les seuils.
APPLICATIONS
PRATIQUES
L'épreuve d'effort à
visée sportive :
- permet de connaître votre
profil physiologique et votre fréquence
cardiaque maximale
- permet d'évaluer votre consommation
maximale d'oxygène
- détermine votre VMA (Vitesse
Maximale Aérobie) ou PMA (Puissance
Maximale Aérobie)
- permet de construire un plan d'entraînement
sur mesure
- permet de prédire globalement
une performance
CONCLUSION
Ce type d’exploration par
test VO2max est particulièrement
intéressant, pour d’une
part connaître et objectiver
son niveau de performance, d’autre
part optimiser l’entraînement.
Ces tests apportent une amélioration
qualitative de l’entraînement.
Celui-ci devient personnalisé
à sa propre adaptation énergétique
et cardiorespiratoire. Ils permettent
de construire des séances spécifiquement
orientées vers le développement
d’une aptitude physique souhaitée.
Attention : il faut toujours
associer entraînement avec adaptation
de son hygiène de vie, connaissance
d'une bonne alimentation et pratique
de séances d'étirements
et récupération.
Consultez
la liste des CMS et plateaux techniques
du Nord/Pas-de-Calais
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
|
|