| Nous
retrouvons en 1950, une première
communication du Docteur DICKSON
intitulée : « L'
utilisation de l'indice cardiaque
du Ruffier dans le contrôle
médico-sportif ».
Le Docteur Ruffier quant à
lui a réalisé «
un indice de résistance
du coeur à l' effort ».
Dès cette époque,
nous découvrons les balbutiements
de la médecine du sport,
avec la mise en place d' un suivi
médico-sportif scientifique.
Le
test de Ruffier-Dickson est
:
- simple
- réalisable dès
l'âge de 10/12 ans
- sans risque cardiaque majeur
- nécessitant de la part
du médecin peu d'équipement
- facilement reproductible
Le
principe
Il s' agit de mesurer la fréquence
cardiaque à trois moments
importants de l' adaptation
du coeur :
· au repos,
c' est à dire lorsque
le sportif entre dans le cabinet
ou dans la salle technique de
réalisation (vestiaire,
salle d'effort.. ). On prend
la précaution de maintenir
au moins quelques minutes de
relaxation et de détente
pour retrouver une fréquence
cardiaque véritablement
de repos différente de
celle le repos au matin au lever
· immédiatement
après l' exercice
dit de Ruffier-Dickson : on
relève la fréquence
cardiaque d' effort avant le
frein vagal
· puis enfin,
on calcule de nouveau la fréquence
cardiaque après une minute
de repos.
Ces trois fréquences
cardiaques sont importantes
pour le calcul de l' indice
de Ruffier ou l' indice de Ruffier
Dickson, et évaluer une
aptitude globale.
Il est important de prendre
les précautions d' usage
pour le recueil des fréquences.
La meilleure méthodologie
actuelle consiste à mettre
en place un cardio-fréquence-mètre,
ce qui évitera l' erreur
de la prise manuelle ou mieux,
si cela est possible, de prendre
la fréquence cardiaque
avec la mise en place d' un
électrocardiogramme.
Ce test doit être réalisé
par le même opérateur,
dans les mêmes conditions
et avec une méthodologie
rigoureuse.
Méthodologie du test
a) détermination
de la fréquence cardiaque
de repos « Fc0
»
Le sujet est au repos, allongé.
On en profite pour mesurer la
pression artérielle aux
deux bras.
On met en place soit un cardio-fréquence-mètre,
soit un ECG pour valider la
fréquence cardiaque.
On prend sa fréquence
cardiaque selon ses habitudes
manuelles (pouls radial, pouls
carotidien).
On note à ce moment là
la fréquence cardiaque
de repos (Fc0).
b) détermination
de la fréquence cardiaque
à l' effort «
Fc1 »
Le sujet doit effectuer 30 flexions
des jambes en 45 secondes. Pour
tenir un rythme régulier,
l' idéal est d' aligner
les flexions sur les battements
d' un métronome réglé
à 30 battements / 45
secondes, ou alors on dispose
d' un chronomètre bien
lisible gradué en secondes.
A défaut, et avec l'
habitude, on peut rythmer soi-même
la fréquence de flexion
que le sportif devra suivre.
Attention : une fréquence
trop rapide ou trop lente modifiera
la valeur du test.
Par ailleurs, le sportif doit
être en tenue qui permettra
de réaliser ses flexions
de façon correcte. Les
pieds doivent être écartés
l' un de l' autre d' environ
20 centimètres, les fesses
doivent en fin de flexion toucher
les talons. Il s' agit donc
de flexions talon/fesse. Le
buste doit rester droit et à
la remontée, doit finir
les jambes tendues.
La position des bras est indifférente.
Ils peuvent maintenir l' équilibre
chez un enfant, les bras en
avant, les coudes légèrement
fléchis donnent un bon
équilibre.
Après la série
des 30 flexions, on mesure immédiatement
la fréquence cardiaque
Fc1, selon la technique choisie,
et on mesure également
la pression artérielle.
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