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| L'Anorexie |
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L’anorexie
représente un trouble du
comportement alimentaire particulièrement
présent dans le milieu
sportif, de façon plus
prononcée dans les disciplines
à catégories de
poids.
La symptomatologie clinique est
bien décrite, mais les
signes annonciateurs sont souvent
négligés, le diagnostic
tardif et la prise en charge incomplète.
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Contexte
de survenue
Certains facteurs de prédisposition
constituent un terrain favorisant
l’apparition d’une
anorexie :
- Le contexte familial, avec des
antécédents de régime
hypocalorique, d’attrait
excessif vis-à-vis du poids
ou de l’image corporelle,
une corpulence maigre ou obèse
chez les parents.
- La période de la puberté
représente un contexte
de fragilité de l’adolescent.
- Les frustrations alimentaires,
régimes
plus ou moins sévères,
mais souvent mal supportés.
- La pratique d’un sport
esthétique ou artistique.
- La médiatisation d’athlètes
ou de personnalités perçues
comme des modèles auxquels
il faut ressembler.
- Les traumatismes et les abus
physiques ou sexuels durant
l’enfance.
Les Facteurs déclenchants
de la maladie :
- Toute idée de séparation,
que ce soit avec la famille, la
fratrie, une intégration
en internat ou centre de haut
niveau, un stage d’entraînement,
un déménagement,
mais aussi la disparition d’un
proche, un deuil.
- La naissance ou l’arrêt
d’une relation sentimentale
- Le sentiment d’échec,
à un examen ou une compétition.
L’incidence de l’anorexie
mentale est bien plus élevée
chez les femmes que chez les hommes.
Une exception toutefois pour les
hommes qui ont une sœur jumelle
et qui possède un risque
d’anorexie équivalent
à celui des femmes.
Les chercheurs pensent qu’il
s’agit d’une exposition
du fœtus homme aux hormones
produites par le fœtus femme.
(source Arch.gen – psychiatry
– 12/07).
Triade
clinique classique :
Anorexie
– Aménorrhée
– Amaigrissement
Anorexie : Le
comportement anorexique commence
par une diminution ou une perte
de la sensation de faim, évoluant
secondairement vers un refus volontaire
de s’alimenter. Cette perte
de sensation de faim peut être
déniée par la patiente,
ou reconnue.
Aménorrhées
: L’aménorrhée
se définit comme une absence
d’au moins 3 cycles sexuels.
Elle est consécutive à
la restriction alimentaire, aussi
bien quantitative que qualitative.
Amaigrissement :
La perte pondérale est
secondaire à la restriction
des apports caloriques. Cet amaigrissement
est souvent important et impressionnant,
pouvant atteindre 50% du poids
corporel pour l’âge.
Il est souvent banalisé
par la patiente, et parfois dissimulé.
Le regard des autres et l’attention
de l’entourage entretiennent
la perte de poids.
Le recours aux laxatifs ou diurétiques
est fréquent et ne fait
que l’aggraver.
Signes
psychologiques :
On observe une attitude incohérente
vis-à-vis de la nourriture,
caractérisée par
une restriction alimentaire sévère
associée à des attitudes
actives de désordre alimentaire
:
Ces attitudes actives de désordre
alimentaire se manifestent par
une restriction exagérée
et volontaire des repas,
une sélection des aliments,
le recours aux vomissements ou
prises de laxatifs…
Le trouble de l’image corporelle
s’exprime par une préoccupation
excessive vis-à-vis du
poids et de la nourriture.
Dysmorphophobie :
La dysmorphophobie témoigne
d’une
altération de la perception
de l’image corporelle.
La peur permanente de grossir,
même si l’apparence
est déjà très
maigre, est à l’origine
de régimes hypocaloriques
sévères, répondant
à un idéal de minceur.
L’anorexique reste toujours
insatisfaite de son image corporelle,
se trouve toujours trop grosse.
Ce comportement se manifeste par
des contrôles biométriques
fréquents, des pesées
successives notamment post prandiales,
ou chaque prise alimentaire.
Anosognosie
:
L’anorexique nie les faits,
et se complait dans sa maigreur,
s’en réjouit, donnant
à son entourage l’impression
d’une certaine assurance
et maîtrise de soi, associée
à une indifférence
vis-à-vis de sa santé.
Hyperactivité
:
L’anorexique est plutôt
hyperactive, avec participation
à des activités
physiques, ce qui contraste avec
son état de maigreur extrême.
La fatigue est généralement
déniée.
Affectivité
bloquée :
La vie sexuelle est souvent inexistante,
les contacts sociaux pauvres,
avec une faible extériorisation
en société.
Le comportement de l’anorexique
s’inscrit dans une routine,
évitant tout facteur de
stress, tout conflit, fuyant les
problèmes.
Surinvestissement
intellectuel :
Le surinvestissement intellectuel
rejoint l’hyperactivité.
Il se manifeste par un engouement
dans les tâches scolaires
ou universitaires, mais la créativité
reste bloquée.
Complications
:
Cardiovasculaires
:
Hypotension artérielle
– Bradycardie – Tachycardie
– Acrocyanose – Adaptation
à l’effort altérée.
ECG : Micro voltage de l’onde
P - Axe dévié vers
la droite - Onde T aplatie ou
inversée - PR allongé
ou raccourci - Hémi bloc
droit – ESV - Pause sinusale
- Flutter auriculaire.
Echographie : Prolapsus valvulaire
- Epanchement péricardique
- Prolapsus tricuspide - Diminution
de la masse ventriculaire.
Osseuses et dentaires :
Déminéralisation
osseuse – Fracture - Déminéralisation
de l’émail dentaire
- Hypertrophie parotidienne.
Digestives :
Oesophagite – Achalasie
- Dilatation de l’estomac
– Médiastinite -
Diarrhées aigues - Syndrome
de l’artère mésentérique
supérieure - Mélanose
colique - Constipation sévère
- Elévation des transaminases
- Insuffisance hépatocellulaire
- Pancréatite
Pulmonaires :
Pleurésie - Pneumo médiastin
Rénales :
Insuffisance rénale fonctionnelle
– Néphrolytiase -
Néphropathie tubulo-interstitielle
avec acidose tubulaire - Diabète
insipide
Urologiques :
Pollakiurie - Incontinence urinaire
- Infections urinaires
Hématologiques :
Leucopénie – Thrombopénie
- Anémie normocytaire -
Pancytopénie avec hypoplasie
médullaire - Hyperagrégabilité
plaquettaire - Schizocytose des
globules rouges
Hydro électrolytiques :
Hypokaliémie – Hyponatrémie
– Hypoglycémie –
Hypophosphorémie - Alcalose
hypochlorémique.
Evolution
:
L’anorexie reste
une maladie mortelle avec 8% de
décès, survenant
par complications métaboliques,
trouble du rythme ou arrêt
cardiovasculaire.
La guérison de la triade
clinique s’observe dans
la majorité des cas (60%),
mais la guérison des troubles
psychologiques est moins constante
(30% des cas). Les rechutes restent
fréquentes (50%).
Le pronostic clinique et évolutif
dépend de la rapidité
du diagnostic et de la prise en
charge. |
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Signes
somatiques
de carence
- Signes cutanés
et phanères: blancheur
de la peau, perte
de cheveux, ongles cassants,
hypertrichose et lunago
(duvet cutané).
- Déminéralisation
osseuse exposant au risque
de fracture.
- Troubles de dentition,
déminéralisation,
dents déchaussées
et chute de dents.
- Troubles cardiovasculaires
: Bradycardie, hypotension,
hypo volémie, peau
violacée, moite,
oedème de carence
autour
des articulations (chevilles).
- Yeux enfoncés dans
les orbites.
- Fonte musculaire.
- Hypothermie.
Signes
de gravité :
- Forme masculine est plus
rare mais plus grave.
- Existence d’épisodes
associés
de boulimie.
- Forme pré pubertaire
expose à
un retard de croissance
important
et souvent irréversible.
- Forme de l’adulte
présente un risque
d’évolution
vers la chronicité.
- Dénie du trouble
est un facteur
aggravant. Signes
de gravité imposant
l’hospitalisation
:
- IMC
< 14
- Amaigrissement rapide
et important.
- Epuisement physique
de la patiente.
- Trouble de la conscience
et de la vigilance.
- Pression artérielle
:
PAS<80mmHg, PAD<50mmHg.
- Bradycardie <50Btt/min.
- Température corporelle
<35.5°
- Biologie sanguine :
Leucocytes <1500/mm3,
Neutrophiles < 1000/mm3,
Plaquettes < 50 000/mm3
Hypokaliémie <
3mmol/l (malgré apport
per os de K+),
Natrémie < 125mmol/l
ou >150mmol/l, Hypophosphorémie,
Créatinémie
>100µmol/l,
Urée >15mmol/l
; Taux de Prothrombine
<50% ;
Elévation
des Transaminases.
- ECG
: anomalies électrocardiographiques.
- Effort physique intense.
- Diarrhée.
- Maladie infectieuse, péricardite…
- Prise de psychotrope
(Steinhausen 1997, Apa
2000). |
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Tests
cliniques : |
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Le test EAT40
(ou sa version simplifiée) est
validé pour dépister les
troubles du comportement anorexique.
Traitement :
La prise en charge doit être pluridisciplinaire,
psychologique ou psychiatrique, diététique,
et médicale.
L’instauration du traitement débute
souvent par une hospitalisation pour
instaurer un isolement. Cet éloignement
agit comme une « cassure »,
et va permettre d’éliminer
le cercle vicieux et les facteurs de
survenue d’ordre familial.
La réalimentation sera progressive,
en accord avec la patiente.
La correction des désordres métaboliques
justifiera un traitement médical,
pouvant parfois tenir de la réanimation
selon l’état de santé
de la patiente.
Une thérapie familiale peut ensuite
s’envisager pour établir
la base de nouveaux rapports.
Rôle d’une
activité physique dans la prise
en charge :
La restructuration du corps passe par
une prise de conscience de l’utilité
de « réutiliser »
son corps.
La socialisation que représente
la pratique d’une activité
physique en groupe est bénéfique.
Le réflexe alimentaire que cela
doit représenter va dans le sens
de la thérapie enfin la tonification
des muscles agonistes et antagonistes
renforce la fonctionnalité et
permet une remise en route des régulateurs
du métabolisme.
Il faut également signaler que
l’activité physique renforcera
la fixation
du calcium afin de lutter contre
l’ostéopénie
induite par la longue période
d’anorexie.
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| + Diététique et Nutrition |
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| + Réglez vos commandes en ligne |
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