| • consommez
au moins 5
fruits et légumes par jour
• limitez les graisses, surtout
d’origine animale
• supprimez ou limitez la consommation
de tabac
• boire des eaux
variées avant d’avoir
soif
• respectez les apports équilibrés
en Omega 3 et Omega 6
• favorisez une alimentation
variée et équilibrée,
répartie sur la journée,
sans oublier le petit-déjeuner
Cancer et
pratique d’une activité
physique
L’essentiel, c’est de
bouger :
• prendre les escaliers le plus
souvent possible
• descendre du bus ou du métro
une station plus tôt
• garer sa voiture à
dix minutes à pied de son activité
• passer du temps à bricoler
ou jardiner
• découvrir la nature
à pied ou en vélo avec
ses enfants ou petits-enfants
• faire ses courses ou promener
le chien
• marcher 5.000 pas par jour
ou au moins quinze minutes par jour
Les femmes pratiquent aussi d’autres
activités en dehors de leur
travail. Elles vaquent plus facilement
que les hommes à la cuisine,
au ménage, à faire leurs
courses.
S’il était admis que
la pratique d’une activité
physique et sportive réduit
sensiblement l’apparition du
risque de cancer, aucune étude
à ce jour pertinente ne permettait
d’y apporter une preuve réelle.
Les seules études existantes
montraient que l’activité
physique lutte contre l’apparition
de maladies dégénératives,
en augmentation les moyennes d’espérance
de vie de 6 ans, mais ne pouvaient
définir qu’il s’agit
d’un effet direct de la pratique
d’une activité physique
ou sportive ou un effet indirect par
la modification de l’hygiène
de vie.
Etude du
sport contre le cancer du sein
Un article paru dans le journal Cancer
Epidemiology, Biomarkers and Prevention
de janvier 2006 révèle
une étude réalisée
sur plus de 100.000 femmes françaises,
nées entre 1925 et 1950, à
la demande de la MGEN, par une équipe
de chercheurs de l’INSERM.
Cette étude confirme qu’il
existe un lien entre activité
physique et risque de cancer du sein,
même chez les femmes présentant
des facteurs de risque important,
représentés par des
antécédents familiaux
ou possédant d’autres
facteurs de risque d’apparition
de cancer du sein.
Une femme qui déclare 5 heures
ou plus d’activité physique
et sportive voit son risque d’apparition
de cancer du sein diminuer de 38%
par rapport aux femmes sans activité
physique et sportive.
L’étude a été
réalisée chez toutes
les femmes qui étaient ou non
en traitement hormonal substitutif.
Toutefois, il faut remarquer qu’une
activité soutenue doit être
pratiquée pour rentrer dans
cette probabilité d’amélioration
de l’apparition de cancer du
sein.
Qu’est-ce
qu’une activité soutenue
?
Faire du ménage, faire ses
courses, cuisiner, marcher lentement,
ou faire une gymnastique douce ou
du yoga, rentrent dans le cadre des
activités légères
et non soutenues.
Les activités soutenues
sont :
• aquagym
• natation
• danse
• jogging
• tennis
• vélo
• pratique sportive intensive
ou compétitive
• etc…
Il s’agit donc de constater
que si, bouger est bon pour la santé,
réduisant les risques de cancer
de façon indirecte par l’amélioration
de la condition physique et l’amélioration
de l’hygiène.
Bouger de façon plus soutenue
conditionne beaucoup plus directement
le bénéfice de la lutte
contre l’apparition du cancer
du sein, quels que soient les facteurs
de risque préexistants.
Différences
régionales de mortalité
Les taux les plus élevés
de décès par cancer
à tous les âges sont
retrouvés dans 3 régions
: le Nord/Pas-de-Calais,
la Haute-Normandie et la Picardie.
Quatre régions représentent
une surmortalité par cancer
du sein : le Nord/Pas-de-Calais,
la Picardie, la Haute Normandie et
l’Ile de France (source InVs).
Conclusion
Cette étude des bienfaits de
l’activité physique contre
le cancer du sein confirme ce qui
avait toujours été dit
: le sport ou l’activité
physique sont bons pour la santé.
Toutefois, il s’agit d’une
première confirmant qu’il
existe une véritable prescription
de l’intensité de la
pratique sportive contre l’apparition
des cancers du sein.
Il n’a pas été
déterminé si ces sportives
protégeant leurs seins lors
de la pratique sportive n’avaient
pas finalement une meilleure conception
de la prévention et du dépistage.
Par ailleurs, il semble que si l’on
est certain que le sport permet de
stimuler les défenses immunitaires
de l’organisme, il ne peut s’agir
que d’un constat, même
s’il ne faut pas oublier qu’il
ne s’agit que d’une diminution
du risque, et que malheureusement
de nombreuses sportives peuvent déclencher
un cancer du sein. Seul le
dépistage précoce reste
une valeur sure.
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