L’adaptation à
l’effort :
Pour un niveau de d’intensité
donné, on observe une augmentation
de la consommation d’oxygène,
de la fréquence cardiaque et
donc de la dépense d’énergie
lors des activités physiques
chez la femme enceinte. Cette différence
s’efface lors des activités
« portées » telles
que la natation ou le vélo.
Cela revient à dire que la
femme sportive qui a l’habitude
de courir, verra ses fréquences
cardiaques augmentées lors
d’une grossesse, alors qu’en
bicyclette, l’adaptation à
l’effort restera sensiblement
la même.
Ceci est à relativiser, en
fonction de l’état d’avancement
de la grossesse, la présence
ou non de facteur de risque, d’une
pathologie…
D’autres modifications cardiovasculaires
exercent une action facilitatrice,
tels que l’hyper volémie
(augmentation du volume sanguin de
10 à 20%), l’hypotension
artérielle relative, la baisse
des résistances périphériques.
La statique :
Les modifications de la silhouette
peuvent occasionner des difficultés
à tolérer l’effort
sportif habituel. L’hyper lordose
peut ainsi être à l’origine
de lombalgie. La prise de poids, l’hyper
laxité ligamentaire interviennent
également.
Quelles activités
conseiller :
Pour les raisons évoquées
ci-dessus, il sera préférable
de pratiquer chez la femme enceinte
une activité d’endurance
légère à modérée,
sur une activité portée.
La natation reste à juste
titre la discipline de prédilection.
Le cyclisme peut également
être conseillé, bien
qu’il présente un risque
de chute.
Les 7 règles
des bonnes pratiques d’activité
physique chez la femme enceinte :
1. Avant toute pratique d’activité
physique, demander l’avis de
votre médecin, et respecter
la surveillance médicale de
la grossesse.
2. Plus la grossesse avance et plus
il faudra modérer les efforts
et se ménager.
3. La grossesse doit se dérouler
sans complication. Toute grossesse
pathologique ou la présence
d’un facteur de risque, justifie
un avis médical et une surveillance
rapprochée.
4. Pratiquer une activité d’endurance
d’intensité et de durée
légère à modérée.
5. Ne pas participer à des
compétitions, se limiter à
une activité physique de loisir.
6. Ne pas s’entraîner
en climat chaud.
7. Respecter les règles hygiéno-diététique
de la pratique physique.
Contre indications
à la pratique des activités
physiques lors de la grossesse :
Antécédents de fausse
couche spontanée
Béance isthmique prouvée
Métrorragies
Manifestations douloureuses abdominales
Décollement placentaire à
l’échographie
Grossesse multiple (CI relative)
Suspicion de GEU
Syndrome infectieux, fièvre
Apparition d’une incontinence
urinaire
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