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c) Etirements
analytiques en chaîne ?
Les étirements analytiques
sont de moins en moins pratiqués,
tout au moins en pratique sportive.
Forcé de constater qu’il
est exceptionnel qu’un geste sportif
ne fasse appel qu’à un
muscle isolé. De plus, la répétition
des postures de chaque muscle étiré
isolément rend la séance
trop longue et fastidieuse.
Il faut en préférer à
juste titre les étirements
en chaîne musculaire globale,
particulièrement indiqués
dans les sports complets, le triathlon
par excellence. Ils respectent un certain
équilibre et une synergie d’action
des muscles les uns par rapport aux
autres.
A titre d’exemple, votre entraînement
de cyclisme ne fait pas travailler
que vos jambes et votre bassin. D’autres
contraintes mécaniques apparaissent
principalement au niveau du rachis,
lombaire mais aussi cervical (d’autant
plus que vous utilisez un prolongateur).
La séance d’étirements
ne doit pas se limiter aux membres inférieurs,
mais doit s’étendre sur
toute la chaîne postérieure
jusqu’au cou, selon des exercices
spécifiques.
Pour illustrer un autre exemple d’étirement
global en chaîne, la posture photographiée
ci-dessous est particulièrement
indiquée en cyclisme,
car elle permet un étirement
des quadriceps, associés aux
muscles latéro-thoraciques, aux
épaules, et aux membres supérieurs.
On peut facilement concevoir d’accorder
une priorité relative au quadriceps
à l’issue d’un entraînement
vélo, vu le rôle moteur
essentiel qu’il représente.
Mais il faut aussi garder à l’esprit
que les épaules et les membres
supérieurs, par leur point d’appui
sur le guidon, participent à
l’équilibre du vélo
et à la transmission des forces.
A l’inverse des autres (et nombreuses)
postures d’étirement du
quadriceps rencontrées dans certains
guides, celle-ci permet d’intégrer
une ouverture du thorax, de la ceinture
scapulaire et des membres supérieurs,
libérant ainsi les raideurs consécutives
à cet effort, dans le respect
de la spécificité de la
discipline.
Cet exercice sera bien sûr associé
à d’autres postures de
la chaîne postérieure des
membres inférieurs.
d) Préservez votre dos !
L’une des priorités reste
l’attention particulière
qui doit être portée
sur la bonne position du rachis. Le
risque traumatique est bien réel.
Votre dos a déjà subi
d’énormes contraintes
lors de votre entraînement,
ne lui en rajoutez pas une dose supplémentaire
en vous étirant !
Le principe est simple : pour
chaque position, demandez vous dans
quelle position est votre dos ?
Il doit toujours rester bien droit,
éviter les cassures, les cambrures,
les inclinaisons latérales
mal contrôlées. Les rotations
axiales sont autorisées, si
elles s’accompagnent d’un
allongement simultané de l’axe
rachidien, avec un placement rigoureux
du dos par rapport aux membres inférieurs.
Ces rotations répondent à
l’orientation diagonale ou spiralée
de certaines fibres musculaires.
MODALITES
DE REALISATION
Les conditions de réalisation
des étirements sont essentielles
à respecter. Non seulement,
parce qu’elles conditionnent
l’efficacité de la posture,
mais également parce qu’elles
peuvent devenir nocives si elles sont
incorrectes.
Nous n’allons pas passer en
revue les différentes postures
à maintenir, ni les étirements
spécifiques au triathlon. Ces
données sont reprises par de
nombreux manuels.
EFFICACITE
PHYSIQUE DES ETIREMENTS
Les effets musculaires sont bien connus.
L’allongement et la
mobilisation des fibres, le développement
des sarcomères (effet
contesté), vont contribuer
à développer la souplesse
et l’amplitude du geste.
Au niveau des membranes tissulaires,
les plans de glissements tissulaires
seront plus fluides.
Les articulations sont également
concernées avec une
libération des tensions accumulées
lors de l’effort, une restitution
de la souplesse des membranes articulaires.
L’amélioration du drainage
vasculaire facilite l’épuration
des déchets musculaires, et
augmente la pré charge cardiaque
(retour sanguin) par le rythme respiratoire
associé.
L’impact hormonal
est directement palpable avec une
sensation de bien être, favorisée
par la libération des endorphines
naturelles
La relaxation n’est pas seulement
physique, mais aussi et avant tout
psychologique.
PREPARATION
PRE COMPETITIVE
L’augmentation de chaleur interne
et l’activation des organes
neuromusculaires sont des facteurs
de préparation à l’effort.
Mais rien ne remplace un échauffement
bien conduit.
ETIREMENTS
ET POSTURE
Les étirements modifient le
tonus musculaire, c'est-à-dire
les forces de traction qui déterminent
votre posture et la position de votre
squelette. Ils libèrent ainsi
les contractures, corrigent les attitudes
vicieuses, et rétablissent
votre squelette dans une position
correcte non traumatique.
C’est par exemple le cas très
fréquent des bascules
antérieures du bassin en rapport
notamment avec une raideur du quadriceps
et du psoas, qui tirent le
bassin vers le bas sous l’effet
de leur tonus. Des étirements
adaptés centrés sur
l’appareil extenseur associés
à un renforcement musculaire
de gainage abdominal vont rétablir
le bassin dans une position plus adaptée,
évitant ainsi des répercutions
rachidiennes mal tolérées
(cambrure lombaire).
UNE DIMENSION
PSYCHOLOGIQUE QUI FAIT LA DIFFERENCE
Voila qui est moins évident
à admettre, et nécessite
une certaine ouverture d’esprit
!
C’est dans ce domaine que les
étirements actifs prennent
toute leur importance.
Les contractions des muscles agonistes
et antagonistes associées aux
étirements doivent vous imposer
une certaine concentration sur votre
posture, et vous amener quelques questions
: Quel niveau de contraction dois
je imposer pour maintenir ma position
?
Dans quelle position, quelle orientation
se trouve mes segments de membres
? Quels muscles me maintiennent en
équilibre ? Pour une posture
donnée, vous imposez à
votre appareil locomoteur différentes
forces (contractions relâchement).
Essayez donc à saisir
ce que votre corps vous renvoie comme
information ?
Cette compréhension des postures,
cette perception du degré d'allongement
et de contraction (agoniste/antagonistes),
ainsi que la prise de conscience de
chaque muscle sollicité, vont
vous permettre d’intégrer
votre schéma corporel. Le principal
bénéfice que vous allez
en tirer, sera une meilleure coordination
motrice, c'est-à-dire une meilleure
coordination et répartition
des charges entre les différents
groupes musculaire, un geste
sportif plus efficace, plus puissant,
plus rapide, ou plus précis.
Le principal obstacle de cette technique,
repose sur l’effort
de concentration qui est
loin d’être négligeable.
Ces étirements ne peuvent s’effectuer
« à la légère
» et nécessitent de s’isoler
dans une ambiance calme, pas toujours
facile à obtenir aux entraînements.
Cette concentration devient positive
en favorisant à la préparation
mentale précompétitive.
UN ELEMENT
DE PERFORMANCE – EXEMPLE
Rappelons avant tout que les
étirements passifs réalisés
avant l’effort diminuent le
niveau de performance. Voila
une notion qui n’est pas nouvelle,
mais de nombreux triathlètes
les pratiquent toujours, croyant bien
faire. Seuls les actifs ou activo-passifs
sont alors indiqués.
Coordination, amplitude, et posture,
sont les principaux bénéfices
des étirements qui agissent
sur la performance.
Nous ne reviendrons pas sur la coordination,
déjà décrite
plus haut, et qui constitue un facteur
essentiel de contrôle moteur.
L’effet sur l’amplitude
du geste sportif est bien sûr
un facteur de performance. Chercher
loin devant la phase d’appui
en crawl augmente l’amplitude
de trajet moteur des bras et la force
de propulsion. Allonger votre
foulée aura incontestablement
un effet positif sur votre vitesse…
En ce qui concerne la posture, je
vous invite à regarder courir
vos camarades, et en particulier à
observer la position du bassin lors
de la course. Certains courent le
bassin figé, d’autres
mobile.
Voila une notion déjà
évoquée dans un article
précédent sur le SGA.
Tout part de la constatation que pour
augmenter la foulée, il faut
propulser le bassin vers l’avant
en accompagnant le pas antérieur.
Cette participation du bassin dans
le pas de course, impose des compensations
rachidiennes (tendance à la
cambrure, rotation), qui diffusent
vers le haut du corps jusqu’aux
épaules, dont le mouvement
de ballant participe également
à la foulée, et à
la stabilité du corps.
Assouplir vos muscles pelvi-trochantériens
par des étirements actifs,
va vous permettre de « mobiliser
» votre bassin, et de l’intégrer
dans votre foulée. Libérez
vos pelvi-trochantériens pour
courir plus vite !
Plusieurs positions permettent de
libérer les tensions des pelvi
trochantériens. Nous n’en
décrirons qu’un exemple,
qui présente l’avantage
d’agir non seulement sur les
muscles du bassin, mais également
sur toute la chaîne musculaire
postérieure, des mollets jusqu’aux
dorsaux.
Position initiale : jambes légèrement
écartées (80cm), les
pieds regardant vers l’avant.
Basculez les pieds, le droit de 90°,
le gauche de 45°, ceci sans bouger
votre bassin. Vous serez tenté
de basculer votre bassin du coté
de la jambe antérieure (pieds
à 90°), mouvement attestant
déjà d’une raideur
des muscles pelvi-trochantériens,
et contre lequel il faudra résister.
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