| Les lombalgies
sont des maux extrêmement fréquents
puisque l’on estime à
environ 60% de la population souffre
ou souffrira de douleurs lombaires.
La pratique d’un sport ne vient
pas, en théorie, augmenter
cette fréquence. Toutefois,
un sport mal pratiqué avec
un matériel mal adapté
peut provoquer des lombalgies aiguës
qui finiront par se traduire par des
lésions définitives
qui conduiront à des douleurs
de type chronique conduisant à
s’interroger sur le bien fondé
de la pratique du sport.
Poursuivre raisonnablement des activités
sportives est souvent d’une
bonne indication lorsqu’on a
mal au dos. En revanche, il est quelquefois
nécessaire de modifier son
geste sportif, voire son équipement
ou les caractéristiques de
son entraînement afin d’éviter
la survenue de lombalgies chroniques.
Il est vrai que certains sports
sont plus nocifs que d’autres,
en entraînant des mouvements
forcés en rotation, mal contrôlés,
pouvant conduire à des véritables
claquages du dos. D’autres,
au contraire, sont plus ou moins violents,
pouvant entraîner des lésions
irréversibles des disques inter-vertébraux.
Quel sport
pour quel dos ?
Le
Cyclisme - La
Natation - L'Equitation
-
Le Tennis - La
Course à Pied - Le
Golf.
Conduites
à tenir lors de l’apparition
d’une douleur de dos ?
Les lombalgies aiguës ou lumbagos
sont fréquents lors de la pratique
d’une activité physique.
La récidive d’une lombalgie
chronique ou l’apparition d’une
sciatique peut apparaître lors
de la pratique d’une activité.
Continuer ou ne pas continuer son
activité physique dépendra
de l’intensité de la
douleur initiale.
Il faut en tout cas ne jamais forcer.
L’idéal est d’arrêter
immédiatement sinon la douleur
risque de s’aggraver après
l’arrêt, puisque quand
le muscle se refroidira, une contracture
fort douloureuse pourra s’installer.
Dans l’attente d’une
consultation médicale,
il ne faut rien faire qui puisse nuire
à une bonne prise en charge.
En rentrant chez soi, il faut se placer
en position antalgique, c’est
à dire se mettre dans la position
qui occasionne le moins de douleur.
Surtout, ne soyez pas tenté
par des manipulations intempestives
sans bilan médical préalable.
Si la douleur n’est pas trop
forte, on peut se lever en essayant
de verrouiller sa colonne vertébrale
en basculant le bassin légèrement
vers l’avant et en contractant
ses muscles abdominaux.
Évitez en tout état
de cause la position assise ou allongée
à plat ventre prolongée.
Que faire
en attendant la consultation médicale
?
- prendre un antalgique de niveau
1 habituel type aspirine ou paracétamol
en respectant les posologies en fonction
du poids et de l’âge
- faire un traitement par la chaleur
qui soulagera très efficacement
: il s’agit d’une longue
douche chaude (à 39°).
Attention de ne pas se brûler.
L’utilisation d’une bouillotte
peut être conseillée
- se faire masser
sous une source de chaleur type séchoir
à cheveux ou lampe à
infra-rouge peut être utile
pour décontracter les muscles
douloureux
- on peut mettre immédiatement
si l’on en possède une,
une ceinture lombaire pour protéger
son dos
- éviter de long trajets en
voiture. S’abstenir de porter
des charges lourdes ou d’effectuer
des mouvements de rotation ou de torsion.
Consulter son médecin pour
établir un diagnostic précis.
La reprise du sport ne sera autorisée
qu’après cessation de
la douleur, établissement d’un
diagnostic précis, et sera
progressive et adaptée.
Le renforcement
de la musculature du ventre et du
dos
Une gymnastique d'entretien
régulière doit idéalement
être réalisée
tous les jours à la même
heure afin de s'inscrire dans un emploi
du temps bien réglé.
La tenue doit être légère
dans une pièce aérée
et pas trop chauffée. Nous
conseillons l'utilisation d'un sol
de contact doux (tapis, moquette ou
mieux : matelas de gymnastique).
Toutes les séances doivent
commencer par quelques exercices de
décontraction et de respiration
(on inspire en gonflant le ventre
et on souffle en le rentrant), et
peuvent se terminer par une douche
ou un bain bien chaud de relaxation.
La séance n'excède pas
habituellement dix à quinze
minutes.
Nous vous conseillons de vous réhydrater
avec de l'eau après la séance.
Chaque mouvement doit être effectué
au moins cinq fois, mais attention
: si un exercice déclenche
une douleur, il doit être immédiatement
abandonné, repris ultérieurement,
et en cas de persistance de la douleur,
vous devez consulter votre médecin.
Aucun exercice ne doit être
responsable d'une augmentation de
la douleur.
CONCLUSION
La prévention du mal
de dos passe par la pratique d’un
sport adapté à
sa morphologie avec la réalisation
d’un geste sportif précis
bien réalisé et un équipement
adapté.
Un travail d’étirements
musculaires et de la sangle abdomino-pelvienne
est indispensable, (voir notre brochure
Etirements
du sportif) quel que soit le sport
pratiqué, pour limiter les
contraintes de la pratique sportive,
et vous permettre de prolonger celle-ci
le plus longtemps possible.
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