Quel
est le point fort de l’équipe
Quick Step ?
« L’équipe peut
briller sur plusieurs types d’étape,
que ce soit pour le maillot vert,
une échappée en plaine,
ou une victoire d’étape.
L’objectif de l’équipe
est de soutenir notre leader Boonen
pour qu’il arrive avec le maillot
vert sur les Champs-élysées.
»
Tes objectifs personnels
?
« C’est bien sur une victoire
d’étape. »
L’ASSIETTE
DU TOUR
Répondre à quelles
exigences alimentaires ?
La difficulté d’adapter
l’alimentation d’un cycliste
au Tour de France repose sur l’existence
d’une dépense énergétique
énorme (5000 à 7000
Kcal/jour), des pertes hydriques importantes,
tout en n’ayant que deux repas
quotidiens, étant donné
la longueur et les horaires des étapes
qui implique de « sauter »
le déjeuner.
Satisfaire la lourde dépense
énergétique implique
d’une part un apport en sucres
lents conséquent, qu’il
faudra diversifier, et d’autre
part le recours à des boissons
d’effort.
Mais l’assiette du cycliste
ne se limite pas à une ration
de pâtes. Les légumes
ne doivent pas être oubliés
pour autant, pour l’apport en
fibres et oligo-éléments.
En effet, l’apport en minéraux,
vitamines et antioxydants doit compenser
les pertes (sudorales et métaboliques),
et combattre le stress oxydatif important
lors d’un effort long et intense.
L’apport protéiné
répond à la nécessité
de régénérer
les fibres musculaires lésées.
L’hydratation est un réel
enjeu, car une déshydratation,
aussi minime qu’elle soit, entraîne
une altération des performances.
Ceci d’autant plus que les étapes
sont longues, sous un climat chaud.
Les étapes de montagne sont
particulièrement éprouvantes,
avec des conditions climatiques accentuées
(air chaud et sec), une dépense
énergétique plus intense,
et des conditions d’alimentation
et de digestibilité altérées
par l’hyperventilation et l’intensité
de l’effort.
Plusieurs types de repas sont possibles
en fonction des habitudes de chacun,
et de la disponibilité et modes
de cuisson des aliments dans les hôtels.
Les petits déjeuners
et dîners décrits par
Cédric répondent à
ces critères :
Petit déjeuner :
Jus d’orange pour commencer,
de l’eau, un café ou
thé.
Puis omelette riz, suivis éventuellement
de pain beurre confiture selon la
faim, avant de terminer par un yaourt.
Puis de l’eau pure jusqu’au
départ de course, sans aucune
boisson d’attente.
Notre avis : Cédric préfère
le riz à d’autres féculents,
d’abord parce que les pâtes
sont servies le soir, et aussi par
goût personnel (meilleure digestion).
Un tel petit déjeuner pris
3 heures avant la course ne pose aucun
problème de digestibilité,
tout en apportant une valeur énergétique
conséquente.
Dîner vers 20h30:
Des crudités systématiquement
en hors d’œuvre, suivies
de pâtes (une grosse assiette),
viande et légumes. Yaourts
et fruits (ou compote) en dessert.
Notre avis : un repas énergétiquement
riche tout en gardant un équilibre
nutritionnel et un apport satisfaisant
en vitamines minéraux et antioxydants
(crudités, fruits, légumes,
laitage…).
L’ALIMENTATION
PENDANT LA COURSE
L‘alimentation et les boissons
d’effort tiennent une importance
capitale, en conditionnant directement
les performances et le bon déroulement
de la course. Les ravitaillements
sont assurés par les voitures
d’équipe, par la distribution
des bidons et des « musettes
». Mais que contiennent elles
?
Le « bidon de l’effort
» :
Sa composition dépend du climat
et du profil de course.
Pour une étape de montagne
surtout s’il fait chaud : alternance
entre un bidon d’eau pure, et
un bidon de Malto Dextrines.
Dans les autres cas, la boisson se
compose d’eau avec de la grenadine
(3 càs). L’utilisation
des boissons énergétiques
commercialisées est exceptionnelle
Notre avis : A juste
raison, Cédric préfère
composer lui-même ses boissons
d’effort, plutôt que d’utiliser
des boissons énergétiques
commercialisées, qu’il
trouve plus difficiles à digérer,
et parfois susceptibles de donner
une sensation de soif, vu leur concentration
excessive. Les sirops de fruits contiennent
généralement du sirop
de glucose ou un mélange glucose
fructose, dont l’assimilation
est adaptée aux efforts pour
satisfaire un apport énergétique
correct.
L’alternance d’eau pure,
de Malto Dextrines, et des sirops
de fruits, permet de varier les boissons
pendant 1 mois de courses quotidiennes.
La Musette :
Contient en général
: un bidon d’eau minéralisée
et un bidon de Malto Dextrines, un
coca, un tube de Gel, pâtes
de fruits, une pâtisserie (tarte
aux pommes, gâteau de semoule
ou gâteau de riz).
Notre avis : Comme le reconnaît
Cédric, la pâtisserie,
ne se justifie pas d’un point
de vue strictement diététique
pour la disponibilité énergétique.
C’est une fois de plus pour
varier l’alimentation de l’effort.
A boire des boissons sucrées
pendant plusieurs heures de course,
il est en effet très apprécié
de « se faire plaisir ».
Il en est de même pour le coca,
dont les propriétés
acides sont susceptibles de nuire
à l’effort, mais apporte
une nouvelle saveur dans une longue
journée d’effort. Les
autres produits sont riches en sucres
rapides (index glycémique élevé)
et d’une disponibilité
excellente à l’effort.
LA RECUPERATION
DE L’ETAPE
Immédiatement à l’arrivée
de l’étape, la boisson
de récupération est
une boisson glucosée à
digestion rapide, complétée
d’un apport protéinée
(acides aminés ramifiés).
Des sandwichs sont également
à la disposition des coureurs.
Dès l’arrivée
à l’hôtel, des
pommes de terre (cuites à l’eau)
sont proposées.
Notre avis : L’alimentation
sucrée à index glycémique
élevée permet d’initialiser
la recharge en glycogène précoce.
L’apport protéiné
complémentaire en récupération
est fortement discutable. Il semble
ici justifié, étant
donné l’intensité
et la durée de l’effort,
et l’apport protéiné
juste satisfaisant des deux repas
quotidiens. La présence d’acides
aminés souffrés contribue
à la défense antioxydante.
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